SOMMAIRE

première partie : Présentation de la commune et état initial de l’environnement   3

1. Contexte géographique et administratif 4

1.1 Une commune du sud de l’agglomération parisienne. 4

1.2 Le contexte intercommunal : la Communauté de Communes de l’Arpajonnais. 4

1.3 Limites communales et continuités urbaines. 7

2. Les caractéristiques physiques. 8

2.1 La topographie. 8

2.2 La géologie. 8

2.3 La présence de l’eau. 9

2.4 Le climat 11

2.5 La qualité de l’air 11

3. Les déplacements et les transports. 13

3.1 Les infrastructures routières. 13

3.2 L’infrastructure ferroviaire. 16

3.3 Le réseau de transport en commun routier 17

3.4 Le réseau de circulations douces. 18

3.5 Usages des moyens de transport et mobilités. 19

4. La structure du territoire. 22

4.1 Bref rappel historique. 22

4.2 Organisation générale du territoire. 22

4.3 L’occupation actuelle du sol 23

5. Les espaces naturels. 27

5.1 Les entités naturelles. 27

5.2 Protections et risques liés aux espaces naturels. 28

6. Approche paysagère du territoire. 30

6.1 Les perceptions paysagères. 30

6.2 Les différentes formes urbaines. 30

6.3 Les entrées de ville. 33

deuxième partie : Population, logements, économie, équipements.. 36

1. La population. 37

1.1 Evolution de la population de  Saint Germain-Lès-Arpajon. 37

1.2 Structure de la population. 40

2. Les logements. 45

2.1 Le parc de logements de la commune. 45

2.2 Les caractéristiques des résidences principales de la commune. 48

3. Les besoins en logements d’ici 2023. 55

3.1 L’étude du mécanisme de consommation des logements dans la commune. 55

3.2 Le calcul des besoins en logements d’ici 15 ans (an 2023) 58

4. L’activité économique. 61

4.1 Les actifs. 61

4.2 Les emplois. 66

4.3 Les activités économiques. 68

5.Les équipements publics. 70

5.1 Les équipements facteurs de lien social 70

5.2 Les autres équipements. 72

troisième partie : Les dispositions à prendre en compte.. 76

1. Les lois nationales et les documents supra-communaux. 77

1.1 Les lois nationales qui s’imposent 77

1.2 Les documents supra communaux. 82

2. Les servitudes, les contraintes et les risques liés au territoire. 86

2.1 Les servitudes d’utilité publique. 86

2.2 Les contraintes environnementales. 86

2.3 Les contraintes urbaines. 88

LA SYNTHESE DU DIAGNOSTIC... 90

QUATRIEME PARTIE CHOIX ET JUSTIFICATIONS DU PROJET D’AMÉNAGEMENT.. 93

1. Les justifications du projet d’aménagement et de développement durable. 94

1.1  Rappel - les objectifs de la révision du PLU. 94

1.2  Les justifications du projet d’aménagement et de développement durable. 94

2. Les justifications des dispositions du P.L.U. : le zonage mis en place et la réglementation. 104

2.1 Évolution du zonage et du règlement 106

2.2 Tableau récapitulatif des surfaces des zones et des secteurs. 130

2.3 Dispositions complémentaires. 131

3. Incidences des orientations du plan sur l’environnement 135

3.1 Impacts et mesures de compensation sur le milieu physique (sol, eau et air) 137

3.2 Impacts et mesures de compensation sur le milieu humain. 140

3.3 Impacts et mesures de compensation sur l’habitat 141

3.4 Impacts et mesures de compensation sur l’espace agricole. 141

3.5 Impacts et mesures de compensation des accès et dessertes. 142

3.6 Impacts et mesures de compensation sur le paysage. 143

3.7 Impacts et mesures de compensation sur le stationnement 144

3.8 L’assainissement et les réseaux divers. 144

lexique.. 146

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

première partie :
Présentation de la commune et état initial de l’environnement


1. Contexte géographique et administratif

 

1.1 Une commune du sud de l’agglomération parisienne

 

Saint-Germain-lès-Arpajon est une commune située à une trentaine de kilomètres au sud de Paris, en bordure de la Vallée de l’Orge.

Situation de Saint-Germain-lès-Arpajon, à proximité de grandes infrastructures du sud de l’agglomération parisienne (Source : www.ville-Saint-Germain-les-arpajon.fr)

 

La commune s’inscrit dans un département de la deuxième couronne de l’agglomération parisienne, l'Essonne. Troisième département de la Région Ile de France en terme de superficie, l'Essonne compte un peu plus de 1 188 000 habitants (source INSEE, estimations au 1er janvier 2005) et se caractérise :

 

-       au nord, par une forte concentration urbaine, généralement pavillonnaire, où siègent des activités universitaires, scientifiques, économiques et de hautes technologies ; c’est dans ce tiers nord que  s’inscrit Saint-Germain-lès-Arpajon ;

-       dans les deux-tiers sud, par un large espace rural qui alterne les crêtes forestières et petites vallées aux claires rivières courant vers la Seine, avant de s'étaler largement en plateau, à son extrême sud-ouest, vers la fertile plaine de Beauce.

 

Le territoire communal est traversé à l’ouest par la RN 20, empruntant un axe historique majeur entre Paris et Orléans, et offre une liaison nord sud vers Paris. La commune est en effet bien reliée au cœur et au reste de l’agglomération parisienne grâce à la proximité d’autres grandes infrastructures de transports à vocation régionale voire nationale et internationale : autoroutes (Francilienne, A6, A10), réseau ferroviaire (lignes SNCF, gare TGV à Massy, RER C), aéroport international d’Orly.

 

Administrativement, Saint-Germain-lès-Arpajon est aussi rattachée à l’arrondissement de Palaiseau et fait partie du canton d’Arpajon.

 

Son appartenance à la région Ile de France lui vaut, en terme de planification, d’être soumise aux prescriptions du Schéma Directeur de la Région Ile de France.

 

1.2 Le contexte intercommunal : la Communauté de Communes de l’Arpajonnais

 

La commune de Saint-Germain-lès-Arpajon appartient à la Communauté de communes de l'Arpajonnais. Créée en décembre 2002, la Communauté de Communes s’est agrandie au cours des années pour couvrir, depuis le 1er janvier 2004, 14 communes sur une superficie de 94 km2 (soit 5,2% du département de l'Essonne) : Arpajon, Avrainville, Boissy-sous-Saint-Yon, Breuillet, Bruyères-le-Châtel, Cheptainville, Égly, Guibeville, La Norville, Lardy, Marolles en Hurepoix, Ollainville, Saint-Germain-lès-Arpajon, Saint-Yon.

 

Le périmètre de la Communauté de Communes de l’Arpajonnais (source : www.cc-arpajonnais.fr)

 

La Communauté de Communes a pour compétences :

-          le développement économique

-          l’aménagement de l'espace communautaire

-          la création, aménagement et entretien de la voirie d'intérêt communautaire.

-          la politique du logement social et actions, par des opérations d'intérêt communautaire, en faveur du logement des personnes défavorisées

-          le développement et aménagement sportif et culturel de l'espace communautaire

-          l’élimination et valorisation des déchets des ménages et déchets assimilés (collecte et traitement)

-          la prévention spécialisée

-          les aires d'accueil des gens du voyage

-          la petite enfance

1.3 Limites communales et continuités urbaines

 

La commune de Saint-Germain-lès-Arpajon représente une superficie de 631 ha. Elle est limitrophe de six communes avec qui elle entretient des continuités urbaines :

                        - au Nord :        - Linas

                                               - Leuville sur Orge

                        - à l’Est :          - Brétigny sur Orge

                        - au Sud :         - La Norville

                        - à l’Ouest :       - Arpajon

                                               - Ollainville

Trois de ces communes n’appartiennent pas à Communauté de communes de l’Arpajonnais.

 

Voir carte « Les limites communales »

 

Saint-Germain-lès-Arpajon est une commune située à une trentaine de kilomètres au sud de Paris, en bordure de la Vallée de l’Orge. A proximité de grands axes de communication irriguant l’agglomération parisienne, le territoire de Saint-Germain-lès-Arpajon est traversé par la RN 20.

 

La commune appartient à la Communauté de communes de l'Arpajonnais qui, créée en décembre 2002, réunit 14 communes. La commune entretient des continuités urbaines avec les communes qui lui sont limitrophes. Néanmoins, les communes des Linas, Leuville sur Orge et Brétigny sur Orge n’appartiennent pas à la Communauté de communes de l’Arpajonnais.

 

 

2. Les caractéristiques physiques

 

La commune de Saint-Germain-lès-Arpajon appartient à la région naturelle de l’Hurepoix, où alternent plateaux, buttes et vallées.

 

L’Hurepoix est délimité au nord par Paris, à l'ouest par la forêt de Rambouillet dans le Mantois, à l'est par la Seine, les forêts de Fontainebleau dans le Gâtinais et de Sénart dans la Brie, au sud par les plaines de la Beauce. Le Hurepoix fait partie des plaines tertiaires du Bassin parisien.

 

2.1 La topographie

 

Le territoire de Saint-Germain-lès-Arpajon est scindé en deux par la vallée de l’Orge, affluent de la Seine, qui s’écoule du sud vers le nord sur le territoire communal. La vallée est relativement ouverte puisque son lit majeur fait environ 500 m de large ; on y relève les points les plus bas du territoire communal, autour de 45 m NGF.

 

De part et d’autre, les deux versants de la vallée - orientés nord-est à sud-ouest - suivent son tracé et sont relativement affirmés. Leur déclivité est en partie symétrique :

-          à l’est, le versant, au profil convexe, supporte une déclivité de 35 m. Il ouvre vers un vaste plateau situé entre 70 et 85 m NGF, le plateau de Marolles-Bondoufle, délimité au nord par la vallée de l’Orge et au sud par la vallée de la Juine.

-          à l’ouest, le versant remonte d’abord avec une déclivité similaire à celle du versant est (de 45m à 80m NGF), puis en pente plus douce vers le nord, en direction de la butte de Couart (commune de Linas). Le point le plus haut du territoire communal y est relevé à 98m, en limite avec la commune voisine de Linas. Ce versant connaît donc une déclivité au total de 53 mètres sur seulement 1,5 km.

Voir carte « La topographie »

 

 

 

2.2 La géologie

 

2.2.1 A l’échelle du grand territoire

 

Le bassin de l'Orge appartient au domaine sédimentaire du bassin parisien. La présence de la mer puis des lagunes et enfin d’un lac à l'ère tertiaire, à l'Oligocène (-34 à -24 millions d'années) et plus exactement dans l’étage géologique appelé « Stampien » (-33,9 à -28,4 millions d'années) a permis le dépôt d’une importante épaisseur de sédiments. Ceux-ci sont particulièrement bien représentés en Essonne.

 

Sous les marnes vertes, une série calcaire composée du calcaire de Champigny et des calcaires de l'Eocène supérieur et moyen (dont le calcaire de Saint-Ouen) forme une seconde série aquifère qui repose à nouveau sur une couche imperméable marno-calcaire constituant une discontinuité qui sépare cette série de la série aquifère sous-jacente. Cette dernière est notamment constituée par les sables et marnes de l'Yprésien dont la formation locale dite "arkose de  Breuillet" constitue le corps. Elle repose sur une couche imperméable  formée par des argiles plastiques.

 

Voir carte « L’identité géologique du territoire »

 

Le sous-sol de la vallée et celui de la plaine jusqu'aux rives de l'Orge a donc été formé à l'ère tertiaire. Celui-ci se caractérise essentiellement par la présence de grès (époque glaciaire) et de sable dit de "Fontainebleau" recouvrant une couche de marne à "huîtres". Ces roches s'élèvent sur les pentes.

Puis le sol monte rapidement. On trouve alors le limon dit "des plateaux", constitué par des dépôts argilo-siliceux, fins et compacts, foncés à la surface, de couleur plus claire dans la partie profonde, et pouvant atteindre 5 ou 6 mètres d'épaisseur.

 

Cette formation géologique explique la présence de mares sur un sous-sol imperméable (Mesnil-Forget) et la difficulté d'écoulement des eaux pluviales pendant les saisons trop humides. Elle explique aussi les problèmes techniques difficiles posés pour réaliser des travaux d'assainissement.

Le fond de vallée est lui constitué d’alluvions modernes, naturellement charriés par la rivière et le vent.

 

2.2.2 A l’échelle de la commune

 

Le Nord-Ouest du territoire est couvert par du Calcaire de Brie et des Argiles à Meulière. Il s’agit de bancs de calcaire silicifiés, entrecoupés de lits marne-calcaires et reposant sur une assise de marnes blanchâtres. A son sommet, cet horizon est recouvert par une argile à meulière, d’extension variable. Le plateau, de part et d’autre de la RN20 est composé d’Argile verte de Romainville.

La vallée de l’Orge est composée de Marnes bleu et blanche avec du calcaire de Champigny. Le lit de l’Orge et de la Remarde est constitué de colluvions et d’éboulis de pente.

Le plateau Sud-Est du territoire est couvert par du calcaire de Champigny.

 

Voir carte « La Géologie »

 

2.3 La présence de l’eau

 

2.3.1 L’hydrographie

 

Les rivières de l'Essonne ont un gabarit modeste, elles traversent dans le nord du département des secteurs parfois fortement urbanisés ce qui entraîne encore aujourd'hui des pollutions de l'eau (Yvette, Bièvre, Yerres, Remarde, Orge aval). Les zones humides et les annexes des cours d'eau font l'objet d'un nombre croissant d'opérations d'aménagement : remise en eau des bras secondaires, restauration des zones permettant l'amélioration des conditions de vie des populations aquatiques, animales et végétales.

 

Le paysage du territoire de l’Arpajonnais est marqué par des cours d’eau dont les vallées constituent des milieux naturels riches. Le territoire communal est traversé par la Rémarde et l'Orge.

 

2.3.1.1  L’Orge

 

L’Orge, longue de 50,1 km, est un affluent de la rive gauche de la Seine, dont le cours traverse les départements des Yvelines et de l’Essonne sur 52 km : elle prend sa source à Saint-Martin-de-Bréthencourt dans les Yvelines, au sud du massif forestier de Rambouillet, avant d’entrer dans l’ Essonne. La superficie de son bassin versant est de 951,9 km².

 

L'Orge est une rivière beaucoup moins régulière que sa voisine l'Essonne. Son débit a été observé sur une période de 44 ans (1964-2007), à Morsang-sur-Orge, localité du département de l'Essonne située à peu de distance de son débouché dans la Seine.[].

 

Le débit moyen inter annuel ou module de la rivière à Morsang-sur-Orge est de 3,9 m³ par seconde. L'Orge présente des fluctuations saisonnières de débit, avec des hautes eaux d'hiver-printemps portant le débit mensuel moyen à un niveau de 4,45 à 6,02 m³ par seconde, de décembre à début mai inclus (avec un maximum en janvier-février), et des basses eaux d'été de juillet à septembre avec un minimum mensuel moyen de 2,21 en août.

 

Les crues sont assez importantes et créent des menaces pour certaines zones de son bassin. Ainsi le débit instantané maximal enregistré a été de 41,2 m³ par seconde le 1er mars 1978, tandis que la valeur journalière maximale était de 39,1 m³ par seconde le 22 mars de la même année.

 

L'Orge, alimentée par des précipitations modérées, n’est pas une rivière très abondante. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 133 millimètres annuellement, ce qui est très faible, et nettement inférieur tant à la moyenne de la totalité du bassin de la Seine (220 millimètres), qu'à la moyenne d'ensemble de la France.

 

2.3.1.2  La Grande Boële

 

La Boële est un affluent de la rive gauche de l'Orge, elle-même affluent de la Seine.

 

Voir carte « L’hydrographie »

 

Souvent canalisés, plusieurs rus d’orientation est-ouest traversent la commune et affluent vers l’Orge : le ru de la Boisselle, la Bretonnière… Ils structurent le territoire au même titre que l’Orge.

 

2.3.2 La gestion des eaux pluviales

 

Le territoire de Saint-Germain-lès-Arpajon comporte à l’Ouest des fossés et des drains. Ces fossés sont souvent en eau et constituent des prairies humides de part et d’autre.

 

Les caractéristiques de ces sous bassins versants influent directement sur le régime de ruissellement des eaux météoriques. Les sous bassins versants de Saint-Germain-lès-Arpajon ont une position aval qui leur donne une caractéristique critique supplémentaire car ils sont exutoires des sous bassins versants  (groupes 3, 4 et 5.) L'urbanisation intensive depuis 30 ans a entraîné une forte imperméabilisation des sols. Le Syndicat mixte de Vallée de l'Orge Aval qui regroupe 33 communes (dont Saint-Germain-lès-Arpajon) regroupe 13 bassins de rétention d’une capacité de stockage totale de 2 300 000 m³, afin de prévenir des inondations.

 

Le territoire de Saint-Germain-lès-Arpajon est couvert en majeure partie par un régime de ruissellement fortement favorisé par l'action conjuguée de l'urbanisation et de pentes marquées. Le plateau Sud-Est du territoire est couvert par un régime de ruissellement favorisé par l'imperméabilisation des surfaces liées à l'urbanisation dans une zone pourtant de faible pente.

 

Certains secteurs connaissent notamment des problèmes de gestion des eaux pluviales, comme le secteur des Grands Bois, de la rue Chaudet,…

2.3.4 Les documents en vigueur (SDAGE, SAGE et PERI)

 

Le SDAGE du bassin Seine-Normandie, approuvé le 20 septembre 1996, constitue le cadre de référence de la gestion de l'eau. Il définit les orientations d'une politique intégrée de l'eau qui repose sur : la gestion globale des vallées et des milieux aquatiques ; la gestion quantitative et qualitative de la ressource en eau ; la préservation des écosystèmes aquatiques, des sites et des zones humides.

 

Au niveau des sous-bassins hydrographiques, les SAGE (schémas d'aménagement et de gestion des eaux), élaborés en concertation avec l'ensemble des acteurs de l'eau, sont des déclinaisons locales du SDAGE. Le territoire de la commune est inclus dans le périmètre du SAGE Orge Yvette, approuvé le 9 juin 2006.

 

Enfin, un plan d’exposition aux risques d’inondation de la vallée de l’Orge inférieure (PERI) a été approuvé le 13 décembre 1993 et concerne la commune de Saint-Germain-lès-Arpajon.

 

Voir carte « Gestion du risque inondation »

 

2.3.5 Les sources de pollution des eaux

 

Le constat de l'extension de l'urbanisation depuis une vingtaine d'années montre que la pression urbaine, marquée par la dominance de l'habitat individuel, suit l'axe des vallées. Hormis les villes déjà très urbanisées situées à la confluence de l'Orge et de la Seine, c'est la partie aval de l'Orge, y compris la vallée de la Sallemouille, qui a subi la plus forte évolution de l'habitat individuel, suivie de la vallée de l'Yvette et dans une mesure non négligeable, la Vallée de l'Orge en amont d'Arpajon, la vallée de la Rémarde Aval et la vallée de la Prédecelle.

La commune de Saint-Germain-lès-Arpajon est située sur l’axe de pression de l’habitat individuel selon les dernières études de l’IAURIF. La croissance de l’habitat individuel a consommé entre 2.5 à 5 % de la superficie du territoire communal entre 1982 et 1999.

Voir carte « Les sources de pollution des eaux »

 

Au vu de la qualité des eaux des rivières, marquée par la présence des eaux usées, l'enjeu des acteurs de l'assainissement du territoire Orge-Yvette est de continuer à améliorer la collecte et le traitement des eaux usées domestiques et industrielles.

 

 

2.4 Le climat

 

Le climat de l'Essonne n'est pas catégoriquement océanique, mais il est loin d’être continental car les perturbations atlantiques y exercent aisément leur influence.

Les températures moyennes sont plutôt douces, allant de + 4°C en janvier à 19 °C en août.

L’ensoleillement est de 1700 heures par an.

Les précipitations sont assez uniformément réparties, entre 50 à 55 mm, en moyenne, chaque mois de l'année. La neige couvre le sol, en moyenne, 8 jours par an.

Les vents les plus fréquents et les plus forts soufflent du sud-ouest mais l'hiver la bise de nord-est n'est pas en reste.

 

 

2.5 La qualité de l’air

 

Dans le cadre de ses politiques de prévention des pollutions et de son Agenda 21, le Conseil général a souhaité approfondir sa connaissance de la qualité de l’air en Essonne. Une étude a été confiée à AIRPARIF afin de cartographier les niveaux de pollution au voisinage des grands axes routiers essonniens et d’estimer les risques de dépassement des objectifs de qualité. Les polluants étudiés sont le dioxyde d’azote (NO2), les particules (PM10), le benzène et le monoxyde de carbone (CO).

 

2.5.1 Les émissions de polluants dues au transport routier en Essonne

 

Les émissions de polluants atmosphériques de l’Essonne sont majoritairement issues du transport routier, en particulier pour les oxydes d’azotes et les particules. Ces émissions sont plus importantes en densité au Nord du département, secteur qui fait partie de l’agglomération parisienne. L’étude montre que les quatre principales voies de circulation routières (A6, A10, RN104, RN20) contribuent en 2005 à la moitié des émissions pour les particules et le dioxyde d’azote et au tiers des émissions pour le benzène et le monoxyde de carbone.

 

2.5.2 Deux types différents de polluants

 

Parmi les quatre polluants étudiés, l’étude montre clairement deux types de profils d’émissions différents :

 

-          pour les particules et les oxydes d’azote : les émissions sont favorisées par une vitesse élevée (au-delà de 70 km/h) et une forte densité de trafic. Ces polluants sont principalement émis par les autoroutes (A6-A10), par la Francilienne et, dans une moindre mesure, par la RN20.

 

-          pour le benzène et le monoxyde de carbone : les émissions sont favorisées par des situations de congestion et par une proportion élevée de véhicules dont les moteurs sont froids. Ces polluants sont principalement émis par la RN20 et, dans une moindre mesure, par les autoroutes et la francilienne.

 

2.5.3 La zone d’influence des infrastructures routières

 

L’étude réalisée par AIRPARIF est basée sur la complémentarité entre les mesures sur site et les calculs. Une campagne de mesures a été effectuée en décembre 2005 aux abords de la RN104 et de l’A10. Ces mesures indiquent notamment que la zone d’influence directe des axes considérés se situe entre 50 et 200m suivant le polluant considéré.

 La zone d’influence directe de l’axe correspond au secteur marqué par l’impact de la route. Au-delà de cette zone, le niveau de pollution rejoint le niveau de pollution de fond et les mesures ne mettent plus en évidence l’impact de la route.

 

2.5.4 Les niveaux de pollution en Essonne

 

Les cartes de pollution annuelle de l’Essonne montrent que les niveaux les plus élevés sont relevés de manière générale sur le nord du département, en particulier le long des grands axes routiers du département (A6-A10-RN104), et donc dans les zones où l’urbanisation et le trafic génèrent les densités d’émission les plus importantes. Dans le sud du département, l’influence de l’agglomération parisienne n’est en revanche plus perceptible et les grands axes routiers deviennent moins visibles.

 

 

 

La commune de Saint-Germain-lès-Arpajon est marquée par une topographie emblématique de l’Hurepoix : le plateau est scindé en deux par la vallée de l’Orge dont les deux coteaux sont relativement affirmés.

 

Le contexte géologique dans lequel s’inscrit Saint-Germain-lès-Arpajon est celui du Bassin parisien. Le plateau est en fait constitué de calcaires entrecoupés de lits marne-calcaires entaillés par l’Orge, dont la vallée est constituée de dépôts plus récents. La formation géologique sur le territoire communal est caractérisée par un sous-sol imperméable.

 

Le principal élément hydrographique présent sur la commune est l’Orge, affluent de la Seine, dont les crues sont assez importantes et créent des menaces pour certaines zones de son bassin. Les risques sont accrus à cause de la forte imperméabilisation des sols. Afin de mieux maîtriser et gérer la ressource en eau, la commune de Saint-Germain-lès-Arpajon doit se référer à différents documents : le SDAGE du Bassin Seine Normandie ; le SAGE Orge Yvette ; enfin, le plan d’exposition aux risques d’inondation de la vallée de l’Orge inférieure (PERI).

 

La qualité de l’air sur la commune est notamment influencée par la présence de la RN 20, reconnue comme l’une des sources majeures de pollution, sur une bande de 50 à 200 m autour de son axe.

 

 

3. Les déplacements et les transports

 

3.1 Les infrastructures routières

 

3.1.1 Inscription dans le réseau national et régional

 

La commune se situe à 27 kilomètres au sud de Paris, accessible par la RN20, et à 20 kilomètres au nord d'Étampes.

 

Le territoire est traversé principalement par une voie de transit nationale (RN20).

 

Le territoire de Saint-Germain-lès-Arpajon est situé à proximité des autoroutes A6 et A10, accessibles depuis Leuville-sur-Orge par la Francilienne (RN104), au Nord de la commune.

 

La commune s’inscrit donc dans le réseau des infrastructures régionales et nationales du Sud de l’Île-de-France.

3.1.2 La structure routière à l’échelle communale

 

Le réseau viaire organise et innerve l’ensemble du tissu urbain. L’extension de l’urbanisation s’est accompagnée d’une extension et d’une densification du réseau des voies, formant ainsi un maillage de plus en plus étendu.

 

Cette extension du maillage viaire ne s’est toutefois pas effectuée d’une façon uniforme. En effet, suivant les époques ou les types d’opération, les extensions du réseau viaire se sont plus ou moins bien intégrées à la structure d’ensemble.

 

Une organisation s’est peu à peu constituée, tant sur les bases du réseau le plus ancien (de chemins ruraux notamment) que par l’ajout de voies. Se dessine ainsi une organisation hiérarchisée du réseau, qui peut être définie suivant quatre niveaux :

 

-          les axes de liaisons régionales,

-          les voies de liaisons intercommunales,

-          les voies structurantes à l’échelle de la commune,

-          les voies de desserte dont les voies en impasse.

 

Le réseau viaire de Saint-Germain-les-Arpajon ne fonctionne pas indépendamment de celui de l’agglomération d’Arpajon.

En effet, les principales infrastructures routières de la commune (RD152, route d’Aulnay, route de Leuville) sont des voies de liaison entre Arpajon et les communes avoisinantes, qui traversent le territoire sans que n’apparaissent une organisation locale.

 

Par ailleurs, les relations entre les différents quartiers de la commune nécessitent parfois de sortir du territoire de Saint-Germain-lès-Arpajon. La  RN20, la vallée de l’Orge et la voie ferrée formant trois contraintes qui empêchent l’organisation d’une réseau viaire cohérent à l’échelle communale.

 

3.1.2.1  Les axes de liaisons régionales

 

A l’Ouest, la RN20 coupe le territoire selon un axe Nord-Sud. Cette infrastructure est constituée de deux fois deux voies de circulation avec un terre plein central. Elle représente une barrière physique importante scindant les activités humaines de part et d’autre de la voie. Un passage piéton souterrain offre une liaison entre les deux rives de la voie.

 

Le terre-plein central ne permet pas un franchissement de la voie, ce qui isole le quartier des « Folies ».

Plusieurs voies de desserte locale du quartier des « Folies » et de la « Grande Folie » donnent accès à la RN20, sans que ces accès soient réellement sécurisés au regard du trafic et des vitesses de circulation observées sur cet axe.

 

La RN20 ne participe donc pas au fonctionnement du réseau viaire local. Elle constitue au contraire une infrastructure qui désorganise ce réseau.

 

La RN20 est aujourd’hui gérée par le département. La voie supporte un trafic quotidien de 80 000 véhicules (chiffres du conseil Général – 2002).

 

 

3.1.2.2 Les voies de liaisons intercommunales

 

A l’Est, la RD152 traverse le territoire selon un axe Ouest-Est. Cette voie de transit longe la voie ferrée et permet de relier Arpajon à Brétigny-sur-Orge.

A hauteur d’Arpajon, la RD152 rejoint un réseau de voies de liaison intercommunale qui irriguent l’agglomération  (RD19, RD449, RD152).

 

La RD152 irrigue toute la partie Est de la commune. Elle offre une liaison de qualité entre le quartier Aragon/Mistral/Vallès et le centre ville.

 

D’après les chiffres du Conseil Général (2002) repris dans le Plan Local de Déplacement (Communauté de Communes de l’Arpajonnais), la voie supporte un trafic de 5 000 à 10 000 véhicules par jour.

 

3.1.2.3 Les voies structurantes à l’échelle de la commune

 

Malgré l’absence d’un fonctionnement autonome du réseau viaire, certaines voies se distinguent pour former une armature à l’échelle locale. Il s’agit principalement de :

-          la rue de Chanteloup, qui donne accès au centre ville depuis la RN20,

-          la rue Decle et la rue de la Gare, qui franchissent l’Orge depuis le centre ville et donnent ainsi accès à la partie Est de la commune (pôle d’équipement, gare).

-          la route de Leuville, qui organise l’urbanisation située sur le coteau Ouest. Elle offre une liaison de qualité entre le centre ville et les quartiers des « Grandes Folies » et du « domaine de Chanteloup ».

 

La rue du Docteur Louis Babin est une voie à sens unique qui offre un accès depuis Arpajon au centre ville de Saint-Germain-lès-Arpajon. Cette voie constitue l’armature initiale du réseau viaire de Saint Germain-lès-Arpajon. Elle supporte le tissu ancien de la commune.

 

3.1.2.4 Les voies de desserte dont les voies en impasse

 

Un certain nombre de voie de desserte irrigue plus profondément le tissu urbain de Saint-Germain-lès-Arpajon. Les principales voies de desserte sont d’ancien chemins ruraux autour desquels s’est organisée une urbanisation relativement diffuse (rue Fontaine, rue du Mesnil, chemin du Bois des Fosses…).

Ce réseau d’anciens chemins ruraux s’est renforcé par des voies qui desservent des opérations d’ensemble, sous forme de lotissement notamment. La plupart de ces voies sont en en impasse (rue de la Roseraie, rue de la Bretonnière, rue des Lilas, rue de l’Orge, rue Marie Curie…).

 

La multiplication des voies en impasse ne permet pas une organisation cohérente du réseau viaire. Par ailleurs, de nombreuses voies sont insuffisamment dimensionnées ou aménagées pour supporter le trafic routier (chemin du Fonceau sur le coteau Est, rue de Marcoussis ainsi que de nombreuses voies en impasse dans le quartier des Folies).

 

3.1.3 Les nuisances liées à la structure routière

 

Au vu de leur forte fréquentation, la RN20 et la RD152 ont été classées « voies bruyantes » par arrêté préfectoral du 28 février 2005 :

-          la RN20 est classée en catégorie 2, le secteur affecté par le bruit concerne 250m de part et d’autre de la voie

-          la RD152 est classée en catégorie 3 et 4 ; les secteurs affectés sont respectivement de 100 et 30m.

 

3.1.4 La protection de l’environnement liée aux voies classées

 

La RN20 et la RD152 sont classées « voies à grande circulation ». En application de la loi du 2 février 1995, relative au renforcement de la protection de l’environnement, des bandes de protection de 100 mètres de part et d’autre de l’emprise de la RN20 et 75 mètres de part et d’autre de la RD152, sont rendues inconstructibles, en dehors des espaces déjà urbanisés.

 

Cette inconstructibilité peut être levée sur la base d’une étude spécifique reportée dans le P.L.U. L’ouverture à l’urbanisation des espaces concernés par l’article L.111.1.4 du Code de l’Urbanisme, doit être particulièrement étudiée, justifiée et motivée au regard des nuisances, de la sécurité, de la qualité architecturale, ainsi que de la qualité de l’urbanisme et des paysages.

3.1.5 La sécurité

 

Entre le 1er janvier 2001 et le 30 décembre 2005, 43 accidents ont été recensés sur la commune : 1 tué, 6 blessés hospitalisés et 58 blessés non hospitalisés.

 

La localisation des zones urbaines par rapport aux équipements, aux commerces ou aux emplois peut fortement induire sur la réduction des déplacements et ainsi limiter le risque d’accident. Les modes de déplacements alternatifs à la voiture doivent être incités et aménagés en toute sécurité pour les usagers.

 

 

3.2 L’infrastructure ferroviaire

 

Le territoire de Saint Germain-lès-Arpajon est accessible via la ligne C du RER (gare de La Norville - Saint-Germain-lès-Arpajon). Cette voie ferrée traverse l’Est du territoire selon un axe Ouest-Est en limite du plateau. Elle constitue également une coupure physique importante sur le territoire. Par arrêté préfectoral du 20 mai 2003, la voie ferrée du RER C est classée en voie bruyante de catégorie 1 et 3. Des zones de bruits d’une largeur variant de 100 à 300 mètres sont applicables depuis l’axe de la voie.

 

La gare de La Norville - Saint-Germain-lès-Arpajon est située sur la commune de La Norville, dans le département de l'Essonne. La gare est aménagée par deux quais latéraux encadrant deux voies.

 

La gare de la Norville se positionne sur la ligne du RER C entre deux gares importantes pour la desserte du secteur, celles de Brétigny sur Orge et d’Arpajon. De nombreux habitants de l’Arpajonnais  fréquentent en effet la gare de Brétigny sur Orge dont l’offre vers paris est plus attractive : située avant  la fourche (vers Dourdan à l’ouest, vers Etampes à l’est), la gare de Brétigny compte deux fois plus de trains que dans les gares de l’Arpajonnais, dont des trains directs vers paris.

 

La fréquence des trains sur les gares de l’Arpajonnais est quant à elle dissymétrique, orientée vers Paris le matin et vers Arpajon le soir. En heure de pointe, on compte un train vers paris toutes les 15 minutes ; le reste de la journée, la fréquence est d’un train toutes les demi-heures.

 

On compte en 2004, 1000 voyageurs entrants par jour à al gare de La Norville. Ce chiffre est en diminution depuis 2007, comme dans la plupart des gares de l’Arpajonnais à l’exception de celles les plus éloignées de la zone agglomérée, vers le sud (Breuillet, Lardy). Le trafic enregistré à La Norville s’inscrit dans la moyenne du trafic enregistré dans l’Arpajonnais mais reste sans commune mesure avec les gares d’Arpajon voire de Brétigny (respectivement 2800 et 9 200 voyageurs entrants par jour en 2004). (source : PLD)

La gare de La Norville dispose d’un parking d’intérêt régional (PIR situé sur des terrains de Saint-Germain-lès-Arpajon. Il compte 220 places de stationnement gratuites. Cette offre reste proportionnellement satisfaisante si l’on compare le rapport voyageur entrants/nombre de places de stationnement des gares d’Arpajon ou de Brétigny. Toutefois, la demande en stationnement reste forte.

 

3.3 Le réseau de transport en commun routier

 

Le territoire de Saint Germain-lès-Arpajon est desservi par plusieurs lignes de bus :

 

-          DM19, qui passe par les villes de Leuville-sur-Orge, Saint Germain-lès-Arpajon et Brétigny-sur-Orge du lundi au vendredi,

-          DM151 et la DM153 relient Arpajon à la Porte d’Orléans (Paris ou à Massy, en passant par Saint-Germain où deux arrêts sont situés sur la RN20.

-          DM26 relie désormais le quartier des Folies (2 arrêts) au centre-ville d’Arpajon, sans passer par le cœur de Saint-Germain.

-          91.04 des transports Albatrans sur la ligne Arpajon / Evry. Cette ligne de bus appartient au réseau départemental. Elle participe au réseau de liaisons transversales pour contribuer à orienter l'aménagement de l'espace et éviter l'asphyxie de l'Essonne.

-          Deux autres lignes (20 et 21) exploitées par le CEAT relient Paris au sud de l’Essonne (Angerville et Méreville) en desservant Saint-Germain par deux arrêts là aussi situés sur la RN20.

 

La ligne 227-02 qui dessert la commune de Brétigny-sur-Orge et son centre-ville borde au nord de Saint-Germain-lès-Arpajon le quartier des Cendrennes.

 

Le département a mis en place un réseau de bus afin d’offrir une alternative à l'usage de la voiture individuelle en proposant des services de qualité, performants, attractifs et confortables. Le développement ou la densification des zones résidentielles devra se faire en cohérence avec cette démarche de transport collectif.

 

Un système de transports à la demande a été mis en place avec les artisans taxis locaux, sur la commune de Saint-Germain-lès-Arpajon. Ce système s’appuie sur l’existence de points d’arrêts déterminés desservis en fonction des demandes.

 

 

 

3.4 Le réseau de circulations douces

 

Les circulations fonctionnelles

 

Les aménagements spécifiques aux vélos sont en général peu nombreux sur le territoire de l’Arpajonnais. Quelques tronçons ont été aménagés le long des routes départementales : à Saint-Germain, la RD152 a été en partie aménagée avec une piste bidirectionnelle. Le reste du territoire n’est pas équipé de bandes cyclables en site propre ou partagé.

 

Les circulations douces de loisirs

Le territoire de Saint Germain-lès-Arpajon n’est parcouru par aucun sentier balisé comme un parcours de randonnée pédestre. Cependant, le Conseil Général de l’Essonne a inscrit un parcours de randonnée en cycle dans son programme touristique à la découverte des villes royales et des églises de l’Essonne.

 

Les différents parcs et massifs forestiers de la commune sont reliés par un parcours vert de randonnée équestre inscrit dans le plan départemental des itinéraires depuis 1995.

 

La promenade de l’Orge, aménagées par le SIVOA, s’étire d’Athis-Mons au sud de Saint-Germain. L’aménagement d’une continuité entre Arpajon et Saint-Germain est en projet.

 

3.5 Usages des moyens de transport et mobilités

3.5.1 Les déplacements domicile travail

 

D’après les données INSEE 99, et l’exploitation faite par l’IAURIF, 3744 actifs partent travailler à l’extérieur de Saint-Germain lès-Arpajon. Les communes les plus attractives en termes d’emploi pour les Germinois se situent dans l’environnement immédiat de Saint-Germain (Arpajon, Brétigny) ou encore Paris, et le sud de l’agglomération parisienne plus généralement.

 

Mais la commune attire aussi des la population active des communes extérieures à hauteur de 1290 actifs qui viennent des mêmes secteurs que ceux qui attirent les Germinois mais dans des proportions moindres.

 

A l’échelle de la commune, comme à l’échelle du département et de la région, c’est la voiture particulière qui est la plus utilisée comme mode de transport pour les trajets domicile-travail.

 

 

Actifs ayant un emploi et mode de transport en 1999

 

 

Commune

Département

Région

Mode de transport

Actifs ayant un emploi utilisant

Seulement la marche à pied

166

4.8%

5,3%

7,4%

Seulement les deux-roues

83

2.4%

2,1%

2,4%

La voiture particulière

2 374

69.3%

59,5%

42,4%

Transport en commun

708

20.6%

20,2%

32,7%

Pas de transport

92

2.6%

3%

3,6%

Plusieurs modes de transport

350

10.2%

9,8%

11,3%

Un seul : mode de transport

3 165

92.4%

81,8%

77,7%

 

A Saint Germain-lès-Arpajon, la voiture particulière représente 69.3% des déplacements journaliers domicile-travail. Les transports en commun regroupent 20.6% des déplacements comme à l’échelle du département.

 

En 1999, le taux de motorisation des ménages de Saint Germain-lès-Arpajon est plus élevé que dans le canton et le département. Seuls 9.9% des ménages n’ont pas de voiture et 38% ont deux voitures ou plus.

La faible offre d’emploi sur le territoire communal et la forte mobilité de travail de la population impose un usage important de la voiture particulière pour les déplacements domicile-travail.

 

3.5.2 Le taux de motorisation

 

Le taux de motorisation des ménages est relativement élevé. Plus d’un tiers des ménages possèdent deux véhicules ou plus.

 

3.5.3 La mobilité scolaire

 

Les flux scolaires constituent une part importante des flux internes au sein des communes de la Communauté de communes de l’Arpajonnais. Saint-Germain-Lès-Arpajon se distingue d’ailleurs par des flux domicile – études les plus importants (1 379 scolaires migrants journellement). Ces flux sont corrélés à l’offre complète en équipements présents sur le territoire de la commune. Les autres communes dont les flux internes sont inférieurs sont en fait tributaires des équipements extérieurs à leur territoire : les flux scolaires sont donc davantage intercommunaux.

 

Par ailleurs, flux sortants sont dirigés vers les pôles d’études complémentaires, hors communauté de communes : Étampes, Orsay, Massy-palaiseau, Évry (source : PLD).

 

 

Traversant le territoire communal, la RN20, voie de transit nationale, ne participe pas et contraint fortement le fonctionnement urbain local : difficilement franchissable, elle contribue à un fort effet de coupure entre les quartiers situés à l’ouest et le reste de la commune plus à l’est.

 

A l’échelle plus locale, le réseau viaire de Saint-Germain-les-Arpajon ne fonctionne pas indépendamment de celui de l’agglomération d’Arpajon : les principales infrastructures routières de la commune (RD152, route d’Aulnay, route de Leuville) sont des voies de liaison entre Arpajon et les communes avoisinantes. Elles sont secondées par deux axes plus proprement communaux ( rue du Docteur Babin/ route de Leuville ; rue de Chanteloup/ rue Decle/ rue de la Gare). Ce sont sur ces axes que se greffent les anciens chemins ruraux ou les voies en impasse qui assurent la desserte propre à chaque quartier.

 

La RN20, la vallée de l’Orge et la voie ferrée forment trois contraintes qui contribuent à expliquer les difficultés liées à l’organisation d’un réseau viaire cohérent à l’échelle communale.

 

En effet, le territoire de Saint Germain-lès-Arpajon est accessible via la ligne C du RER, la gare se situant à La Norville, en limite communale avec Saint Germain-lès-Arpajon). Cette voie ferrée traverse l’est du territoire selon un axe Ouest-Est en limite du plateau.

 

Trois des infrastructures de transport traversant la commune sont classées en tant que « voies bruyantes » : la RN20, la RD 152 ainsi que les lignes du RER. Les deux voies routières (RN20 et RD152) sont aussi soumises à l’article L.111-1-4 du Code de l’urbanisme au titre de la protection de l’environnement. Toutefois, aucun projet n’est concerné par l’application de cet article.

 

Le territoire de Saint Germain-lès-Arpajon est desservi par plusieurs lignes de bus qui desservent aussi les communes limitrophes, voire le reste du département.

 

Enfin, un seul tronçon de bande cyclable est matérialisé sur la commune.

 

A Saint Germain-lès-Arpajon, la voiture particulière est le mode de transport le plus utilisé pour les déplacements journaliers domicile-travail (69.3%). Les transports en commun regroupent 20.6% des déplacements, comme à l’échelle du département. Le taux de motorisation est plus élevé que dans le canton ou le département.


 

4. La structure du territoire

 

4.1 Bref rappel historique

(source : site internet de la commune de Saint-Germain-lès-Arpajon)

 

Durant la période gallo-romaine, la commune s’appelait Chastres (de castra : camp fortifié) et n’était pas séparée de ce qui est aujourd’hui Arpajon et La Norville. Au Moyen Age, on disait Saint-Germain-lès-Châtres, soit Saint-Germain près de Châtres. La commune a pris son nom actuel en 1723, après qu’un seigneur, nouveau propriétaire du terroir de Châtres, renomme la cité Arpajon, du nom d’une terre qui lui appartenait dans le Rouergue (Cantal). Pendant la Révolution, la commune fut appelée, pendant quinze mois, Germinal-sur-Orge.

 

Saint-Germain-lès-Arpajon est un ancien hameau rural caractérisé par le développement d’une agriculture essentiellement vigneronne au départ. Au milieu du XIXe siècle, les vignes, atteintes par le phylloxera, ont laissé la place à des cultures maraîchères et fruitières (haricots, tomates, betteraves, ...).

 

Ces activités, aujourd’hui disparues, ont laissé des traces indirectement perceptibles sur le territoire :

-          le réseau de chemin ruraux, qui irriguent la commune et qui ont donné peu à peu forme au réseau viaire, s’est constitué à cette époque,

-          le découpage parcellaire, dans les secteurs où il n’a pas été remembré (Les Folies, les deux versants de la vallée de l’Orge) se présente sous des formes extrêmement laniérées qui rappellent l’usage ancien des sols,

-          le cœur ancien de la commune, organisé autour de la rue du Docteur Babin, dans la continuité du tissu urbain d’Arpajon témoigne de la relation entre les deux communes,

-          la présence de bâti ancien  au niveau du quartier des Folies (rue des Clozeaux, rue Pierre Curie) et dans la partie Sud-Est du territoire (rue Chaudet) témoigne de l’existence de hameaux ruraux aujourd’hui complètement intégrés dans le tissu urbain récent.

 

4.2 Organisation générale du territoire

 

La trame parcellaire

 

La carte de la trame parcellaire permet d’identifier clairement trois types de trames, répartis de façon hétérogène sur l’ensemble du territoire :

-          les secteurs constitués d’un parcellaire extrêmement laniéré, situés dans le quartier des « Folies » ou sur les deux versants de la vallée de l’Orge. Ce type de parcellaire est très présent sur le territoire.

-          les secteurs constitués d’un parcellaire de très grande taille, qui constitue des entités particulières du territoire (espace agricole du plateau Sud-Est, camp militaire, bois du château de Chanteloup)

-          le parcellaire plus régulier, créé après redécoupage, dans le cadre d’opération d’aménagement. On identifie ce parcellaire structuré à l’Ouest du centre ancien (quartier de Chanteloup) ou au sud de la route de Corbeil. Ces ensembles sont relativement limités.

 

La trame bâtie

 

La carte de la trame bâtie est obtenue en ne conservant que les emprises au sol des constructions, qui correspondent aux tâches noires du plan. Cette carte permet d’identifier les différentes formes d’implantation et de densité du bâti sur le territoire. Des « pleins » et des « vides » se dessinent sur la carte.

 

De manière générale, on constate un éparpillement des secteurs construits sur le territoire. La trame bâtie n’apparaît que peu structurée par l’espace public. Seules les constructions du centre ancien ou celles situées de part et d’autre de la route de Corbeil redessinent l’espace public autour duquel elles s’implantent

 

Le centre de l’agglomération est particulièrement identifiable. Alors que l’emprise des voies a été supprimée du plan, elles apparaissent clairement dans les secteurs les plus denses de l’agglomération. L’implantation des constructions à l’alignement de l’espace public, d’une limite séparative à l’autre, dessine l’emprise de rue L. Babin.

Le long de ces voies, la trame est particulièrement dense, alors que les cœurs d’îlots, où se localisent les jardins privatifs, présentent des « vides » et aèrent la trame bâtie.

 

Le bâti individuel de type pavillonnaire, qui est la typologie la plus représentée sur le territoire, se présente sous la forme de multiples emprises de taille relativement restreinte et éparpillées sur le territoire. Dans les quartiers d’habitat pavillonnaire, la trame bâtie ne semble structurée par aucun élément particulier.

 

L’habitat collectif se distingue par des emprises relativement plus importantes que celles du bâti individuel. Comme dans le cas du bâti individuel, l’implantation du bâti collectif ne permet pas d’identifier des éléments structurants.

 

L’emprise des bâtiments industriels est de superficie très importante. Ces bâtiments se distinguent très clairement au sud-est du territoire.

 

 

4.3 L’occupation actuelle du sol

 

La structure du territoire

 

Le territoire de Saint Germain-lès-Arpajon est fortement urbanisé. Les espaces naturels et agricoles qui demeurent ne disposent que peu d’unité et sont peu à peu grignotés par l’urbanisation. De nombreux espaces non construits sont occupés par des gens du voyage sédentarisés qui accentuent de fait la présence humaine sur les espaces naturels.

 

La commune de Saint-Germain-lès-Arpajon présente une structure urbaine relativement complexe et difficilement descriptible, dont l’organisation est en relation avec les territoires voisins d’Arpajon, d’Ollainville, de Linas ou de La Norville.

 

La structure du territoire est fortement contrainte :

-          par la présence d’infrastructure routière (RN20) et ferroviaire (RER C)

-          par les caractéristiques morphologiques de la commune, marquées par la vallée de l’Orge, qui constitue une barrière physique en raison du nombre restreint de franchissement et des risques d’inondation qu’elle génère.

 

Ces contraintes naturelles et artificielles permettent de découper le territoire en quatre grandes parties, qui disposent d’une unité propre :

-          la partie Nord-Ouest, qui correspond aux quartiers « des Folies » et « des Grandes Folies » et qui est limitée au Sud par le bois du château de Chanteloup,

-          la partie centrale du territoire, qui occupe la vallée de l’Orge et qui est limitée sur son flanc Est par la route d’Aulnay,

-          le coteau Est de la vallée de l’Orge, limité à l’Est par la voie ferrée,

-          le plateau Sud-Est.

 

2.3.1.3  Les « Folies » et les « Grandes Folies »

 

Constitué initialement d’un ancien hameau rural (relais de Poste) dont on retrouve des formes bâties de part et d’autre de la RN20 à hauteur des rues Jean Jaurès, des Clozeaux et Pierre Curie, les quartiers des « Folies » et des « Grandes Folies » sont aujourd’hui principalement constitués d’un habitat de type pavillonnaire.

 

Autour de l’ancien hameau, l’habitat pavillonnaire a peu a peu occupé tous les espaces disponibles. Il s’est organisé autour des anciens chemins ruraux.

 

Au contraire, dans le tiers Nord du quartier des « Folies » et des « Grandes Folies », l’habitat pavillonnaire plus dispersé laisse de nombreux espaces libres, soit en friche, soit cultivés. De nombreux terrains sont occupés par les gens du voyage sédentarisés. Ces terrains sont aménagés et accueillent parfois plusieurs caravanes ou des constructions qui prennent peu à peu la forme d’un habitat pérenne. Site privilégié de la culture maraîchère, le quartier des « Folies » a été occupé au fur et à mesure des années, par des cabanes de jardin qui se sont transformées en petites maisonnettes et en habitat précaire. Les gens du voyage ont peu à peu investi ces espaces délaissés par l’agriculture et peu attractifs en raison des nuisances sonores croissantes de la RN20.

 

Cette partie du territoire apparaît donc comme une mosaïque de terrains libres, en friche, occupés par les gens du voyage sédentarisés ou construits. La commune a engagé sur ce secteur deux opérations d’aménagement sous forme de Zones d’Aménagement Concerté.

La première, dans le quartier des « Folies » à l’Ouest de la RN20, doit conduire à la réalisation de logements, par l’urbanisation des nombreuses parcelles inoccupées.

La seconde, située sur l’autre rive de la RN20, sera destinée à l’implantation d’activités économiques  diverses (activités commerciales en façade de la RN20, et lots arrière destinés à un tissu plus mixte : artisanat, bureaux, laboratoires…).

 

Les quartiers des « Folies » et des « Grandes Folies » sont séparés l’un de l’autre par la RN20, qui forme une coupe infranchissable. Cette infrastructure isole le quartier des « Folies » du reste de la commune. Seul un passage souterrain permet une liaison piétonne avec le centre ville.

 

La RN20 est le support d’une activité économique de type commercial, principalement située dans la section sud de la voie, entre la sortie vers Arpajon et l’ancien hameau. La sécurité des accès vers ces activités commerciales est faible, en raison du manque d’aménagement et du trafic soutenu que supporte la voie.

 

La frange Ouest de cette partie du territoire est occupée par le camp militaire de Linas Montlhéry et des activités industrielles en relation directe avec celles situées sur le territoire d’Ollainville. Le camp militaire s’étend au-delà des limites communales.

Des espaces boisés forment une zone tampon entre le camp militaire et les secteurs résidentiels.

 

 

2.3.1.4  La vallée de l’Orge

 

Le bois du château de Chanteloup forme une zone tampon très nette entre les quartiers décrits précédemment et la vallée de l’Orge. Ce bois est partiellement ouvert au public. Il représente, avec le parc communal situé le long de l’Orge, derrière la Mairie, le principal espace vert de la commune.

 

Les espaces urbanisés de la vallée de l’Orge représentent le cœur de la commune. Initialement organisé autour de la rue Louis Babin, qui supporte le tissu urbain ancien, les espaces de la vallée de l’Orge se structurent aujourd’hui autour de la rue de Chanteloup et de la route de Leuville.

 

Au sud de la rue de Chanteloup  s’est constitué un tissu urbain de type pavillonnaire, organisé sous forme de lotissements (rue de la Glacière, rue des vignes Saint Eutrope…). Les disponibilités foncières sont quasiment nulles sur ce secteur.

 

Le long de la route de Leuville s’est implanté linéairement un habitat pavillonnaire. Un ensemble d’habitat collectif a été construit dans les bois (domaine de Chanteloup), le long de la route de Leuville. Le collège et le cimetière accolés sont également situés le long de cette route, à proximité immédiate du cœur de la commune.

 

On peut identifier le cœur de la commune à l’intersection de la rue de Chanteloup et de la route de Leuville. En effet, outre la présence d’un supermarché accompagné d’habitat collectif (résidence Louis Babin) relativement bien intégré dans le tissu urbain, son architecture et ses commerces de proximité implantés en rez-de-chaussée (La Poste, Commerces) confèrent à cette résidence un caractère et une dynamique qui renforce celle du centre ancien.

Plusieurs équipements publics sont implantés à proximité : Mairie, Ecole de Musique, Groupe scolaire, Bibliothèque, …

Le centre se prolonge au-delà de l’Orge, renforcé par la présence de nombreux équipements sportifs (terrains de tennis, stade municipal),  scolaires (groupe Elsa Triolet) et culturel (champ de foire, salle de danse, foyer des anciens).

 

En limite communale est implanté un ensemble de logements collectifs (cité Pré-Ballon).

 

Le centre administratif et social de la commune, situé en limite de la commune de la Norville et d’Arpajon, ne semble disposer que de peu d’espaces pour se renforcer. La présence de l’Orge et la structure du réseau viaire, qui apparaît comme un prolongement de celui des communes voisines, limite l’unité de ce centre. Seule la rue René Decle, qui constitue le principal franchissement de l’Orge sur la commune, assure un lien fort entre tous les équipements implantés dans le centre de la ville.

 

La partie Nord de la vallée de l’Orge, au-delà du collège, est aujourd’hui occupée par des espaces naturels et des espaces agricoles en friche. Les risques d’inondation expliquent l’absence d’extension de l’urbanisation dans ce secteur.

 

2.3.1.5  Le coteau Est

 

Entre la route d’Aulnay et la voie ferrée, le coteau est de la vallée de l’Orge est fortement marqué par l’urbanisation. La route de Corbeil structure une urbanisation de type pavillonnaire, qui s’est réalisée :

-          soit de façon spontanée sur un parcellaire qui conserve les caractéristiques anciennes (parcellaires laniérés, peu larges et profonds),

-          soit sous forme d’opération d’ensemble, qui dans ce cas conduit à une réorganisation du parcellaire.

Les principales opérations d’habitat s’organisent autour des rues du Parc et des Lilas. En s’organisant autour de voies en impasse, ces opérations ne participent pas à l’unité et à la cohérence du tissu urbain.

Les espaces urbains, résidentiels, organisés autour de la route de Corbeil, sont renforcés par la présence de l’école Paul Langevin.

 

Plusieurs ensembles d’habitat collectif (Jules Vallès, résidence Frédéric Mistral, résidence Louis Aragon, résidences des Cendrennes) sont situés à l’extrémité Est du territoire, en limite de Brétigny-sur-Orge. Renforcé par la présence d’équipements (groupe scolaire, terrains de sports) et de commerces (pharmacie, bureau de tabac/presse), ce quartier présente une relative autonomie, renforcé par son éloignement du centre ville et la particularité des typologies d’habitat qui le constitue. Ce quartier se trouve toutefois en continuité directe du tissu urbain de la route de Corbeil.

 

Entre la route d’Aulnay, la rue de la fontaine et la rue du Mesnil, de nombreux espaces sont occupés par des terrains libres, en friche et parfois occupés par des gens du voyage dans des conditions très précaires.

 

A l’extrémité nord de la route d’Aulnay, en limite de Leuville-sur-Orge, sont implantées plusieurs activités industrielles et agricoles (centre avicole).

 

2.3.1.6  Le plateau Sud-Est

 

Situé au-delà de la voie ferrée, le plateau Sud-est, est constitué d’espaces agricoles peu à peu occupés par des activités économiques (de la logistique principalement).

Un ancien hameau, rue Chaudet, s’est étendu sous forme pavillonnaire, en direction de la gare, située sur la commune de La Norville en limite du territoire.

Les espaces pavillonnaires sont bien reliés au reste de la ville, par la rue de la gare, qui constitue une importante artère et par la rue chaudet. Ces deux voies franchissent la voie ferrée.

 

 

Le territoire de Saint Germain-lès-Arpajon est fortement urbanisé. La structure du territoire est fortement contrainte par la présence d’infrastructures routière (RN20) et ferroviaire (RER C) et par les caractéristiques morphologiques de la commune, marquées par la vallée de l’Orge, qui constitue une barrière physique en raison du nombre restreint de franchissements et des risques d’inondation qu’elle génère.

 

La commune de Saint-Germain-lès-Arpajon présente une structure urbaine relativement complexe due notamment à l’absence de cohérence du maillage viaire et à l’éparpillement des secteurs construits sur le territoire communal.

 

L’organisation générale de la commune se caractérise par un parcellaire assez hétérogène (laniéré, redécoupé, large), et une trame bâtie peu structurée par l’espace public, si ce n’est dans le cœur de l’agglomération.

 

On distingue 4 secteurs :

 

- les « Folies » et « Grandes Folies », séparées par la RN20. On y trouve principalement de l’habitat pavillonnaire, et des espaces naturels en friche accueillant les gens du voyage sédentarisés. Des activités sont implantées à proximité de la RN20, et le camp militaire occupe la partie ouest en limite communale.

 

Le bois de Chanteloup constitue une zone tampon entre les quartiers.

 

- la vallée de l’Orge : il s’agit là du cœur de la commune. On y trouve à la fois le tissu ancien (rue Babin) et les extensions pavillonnaires organisées selon les axes de la rue de Chanteloup et de la route de Leuville. Quelques ensembles d’habitat collectif viennent étoffer ce cœur urbain. Le centre administratif et social de la commune s’inscrit au sud de la rue René Decle, jusqu’aux limites communales.

 

- le coteau est entre la route d’Aulnay et la voie ferrée : fortement urbanisé, autour de la route de Corbeil qui structure pavillonnaire spontané ou sous forme d’opérations d’ensemble. Dans la continuité de ces quartiers mais plus éloigné du centre-ville germinois, un quartier se détache en limite de Brétigny-sur-Orge caractérisé par plusieurs ensembles d’habitat collectif, la présence d’équipements et de commerces.

 

- le plateau sud-est : accueillant principalement des activités, le plateau a vu se développer des extensions pavillonnaires autour de l’ancien hameau, rue Chaudet, bien reliées au reste de cœur de Saint-Germain-les-Arpajon.


5. Les espaces naturels

 

5.1 Les entités naturelles

 

Le territoire de Saint-Germain-lès-Arpajon est fortement marqué par l’urbanisation. La commune s’inscrit à cet égard dans la continuité urbaine depuis Paris, le long de la RN20 et de l’axe ferroviaire formé par le RER C.

L’urbanisation a grignoté peu à peu des espaces qui auparavant étaient agricoles. Demeurent toutefois de nombreux espaces non construits, dans la vallée de l’Orge ou sur les plateaux.

 

La commune, située à l’extrémité de l’agglomération urbaine parisienne, s’inscrit dans un maillage d’espaces naturels. La vallée de l’Orge assure notamment cette continuité avec les territoires voisins.

 

La vallée de l’Orge

La vallée de l’Orge forme une continuité naturelle sur toute la largeur du territoire. Les espaces naturels s’enfoncent, depuis la limite communale Nord jusqu'au centre-ville. A hauteur de la Mairie, les aménagements du parc de la Mairie accompagnent les espaces naturels dans la ville.

La vallée de l’Orge fait l’objet d’une gestion intercommunale dans le cadre du SIVOA (Syndicat mixte de la vallée de l’Orge), qui a pour objet l’étude, l’aménagement et la sensibilisation à la richesse de la vallée de l’Orge.

 

Les études écologiques menées par le SIVOA en 2004 révèlent la biodiversité de cette vallée. Les aménagements menés par le SIVOA permettent l’enrichissement des milieux.

D'après les inventaires floristiques de la vallée de l'Orge réalisés en 1997 et 2004, les essences les plus représentées dans la vallée sont l'érable sycomore, le frêne commun et l'aubépine monogyne. On trouve également le saule blanc, le peuplier blanc et l'aulne glutineux dans les zones les plus humides et sur les bords de la rivière.

 

D’après le SIVOA (source www.sivoa.fr) :

« 63 espèces nicheuses ont été répertoriées sur la vallée de l'Orge entre St-Germain-lès-Arpajon et Athis-Mons. Au regard de la diversité rencontrée en Ile-de-France (154 espèces), le peuplement de la vallée de l'Orge présente une diversité non négligeable. Par ailleurs, 12 espèces peu fréquentes dont 2 rares ont été rencontrées.

Il s'agit de la Rousserolle verderole et de la Bergeronnette des ruisseaux. Ces espèces relativement exigeantes en terme de qualité du milieu signifient que la vallée de l'Orge aval comporte encore quelques habitats naturels bien conservés.

La majorité des espèces peu fréquentes niche entre Longpont s/O et St Germain les Arpajon (plus de 40 espèces). »

 

La qualité piscicole est également à noter, bien que ces milieux soient très sensibles à la qualité des eaux. Les aménagements menés par le syndicat doivent conduire à la constitution de nouvelles zones de frai, de croissance et de nourriture de la faune piscicole.

Les espaces boisés

 

Les espaces boisés représentent environ 15% du territoire communal.

 

Le principal massif boisé est celui du parc du château de Chanteloup. Il occupe le coteau Ouest de la vallée de l’Orge. Cet espace est partiellement ouvert au public.

 

Un second massif boisé important est situé en limite du quartier des « Folies », entre la zone résidentielle et le camp militaire de Linas-Montlhéry. Ces boisements sont privés : ils se situent dans la propriété du camp. Néanmoins, la partie du bois située au nord de la rue des Bruyères et à l’est de la rue de Marcoussis a été acquise par la commune en vue de son ouverture au public.

 

Des massifs boisés importants, privés, accompagnent les activités industrielles de la zone des Cochets.

Les espaces verts et les parcs

 

Le Parc du Château de Chanteloup occupe une position centrale sur le territoire communal. Cet espace est inscrit et protégé par arrêté ministériel du 30 Août 1977, car il représente l’ancien domaine royal  et comporte encore un colombier.

Ce poumon vert au cœur du tissu urbain est entouré de zones d’habitat. La densité urbaine croissante autour de cet écrin de verdure impose l’application des mesures de protection.

 

Un parc communal a été aménagé le long de l’Orge, derrière les équipements publics de la Mairie. Il prolonge les espaces naturels de la vallée de l’Orge au sein des espaces urbains.

 

Les espaces agricoles, les friches et les délaissés

 

Les principaux espaces non urbanisés se situent dans la vallée de l’Orge et sur le plateau Est.

 

Sur le plateau Est, les espaces non urbanisés sont dédiés à l’agriculture. Bien que la superficie de ces espaces agricoles soit restreinte sur le territoire de Saint Germain-lès-Arpajon, ceux-ci s’étendent bien au-delà des limites communales.

 

Dans la vallée de l’Orge, outre le bois du château de Chanteloup, de nombreux espaces naturels ont été conservés de part et d’autre de la rivière, dans sa section aval, au Nord. Ces espaces naturels sont relativement délaissés et prennent l’aspect de friches. Ces espaces se prolongent sur le coteau Est de la vallée de l’Orge. Ces espaces sont occupés en partie par des gens du voyage.

 

Sur le plateau Ouest, dans le quartier des « Folies », des espaces libres, insérés dans le tissu urbain, sont également présents. Ces parcelles, parfois exploitées, ne forment plus un ensemble uni. De nombreux terrains sont par ailleurs en friches.

 

 

5.2 Protections et risques liés aux espaces naturels

 

Les Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique

 

Le Parc du Château de Chanteloup est un site inscrit dans une Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (Z.N.I.E.F.F) de type 2 n°1599 dénommée « Vallée de l’Orge de Dourdan à la Seine ». Dans cette zone, il importe de tenir compte du domaine vital de la faune sédentaire et migratrice.

 

L’espace naturel sensible des Joncs Marins

 

L'Espace Naturel Sensible des Joncs Marins, la vallée de l'Orge ainsi que divers massifs boisés font partie des grands espaces d'intérêt écologique du territoire.

 

Le périmètre d’espace naturel sensible a été étendu en 1991 sur la commune de Saint-Germain-les-Arpajon par l’Agence des Espaces Verts de la Région Ile de France. Ce périmètre a pour but l’aménagement des terrains en un vaste espace de loisirs. Sur le territoire de Saint-Germain-les-Arpajon, le périmètre délimite un coteau boisé constitué de taillis de chênes et de châtaigniers.

 

 

Les risques d’inondation

 

Le territoire de Saint Germain-lès-Arpajon est couvert par un Plan d’exposition aux risques d’inondations de la vallée de l’Orge inférieure (P.E.R.I) approuvé par arrêté préfectoral le 13 décembre 1993. Ce PERI vaut servitude d’utilité publique.

 

Les arrêtés de catastrophes naturelles font état de 8 catastrophes liées aux inondations entre 1982 et 2001. (voir page87)

 

 

 

Quoique fortement urbanisée, la commune de Saint Germain-les-Arpajon compte encore des espaces non urbanisés, notamment des massifs boisés. Parmi eux, le bois de Chanteloup, aussi identifié parmi les deux parcs et espaces verts sur la commune, constitue un espace majeur du patrimoine naturel communal. D’autres espaces libres ou en friches sont souvent occupés par des gens du voyage, ou laissés en état car soumis aux risques d’inondation.

 

Ainsi, la commune, au titre de son patrimoine naturel, est concernée par une ZNIEFF et compte un site inscrit, le parc du Château de Chanteloup. De plus, une partie du coteau est de la vallée de l’Orge fait partie du périmètre d’Espace naturel sensible des Joncs Marins.

 

Enfin, la vallée de l’Orge et ses abords sont pour partie concernés par un Plan d’exposition aux risques d’inondations.


6. Approche paysagère du territoire

 

 

6.1 Les perceptions paysagères

 

Les perceptions visuelles sur le paysage sont peu importantes sur le territoire car la topographie du site et la présence de nombreux espaces boisés, empêchent toutes perceptions du grand paysage.

En revanche, les grands axes de circulation constituent des percées visuelles importantes avec un bâti hétéroclite de part et d’autre de la voie.

Les nombreuses masses boisées présentes sur le territoire ainsi que la végétation des jardins privatifs, confèrent à l’ensemble de la commune un fort caractère végétal.

 

 

6.2 Les différentes formes urbaines

 Le centre ancien

 

Le centre ancien de la commune est peu identifiable sur le territoire. Il est localisé au Sud de la commune le long de la Rue L. Roger et du Docteur L. Babin, dans la continuité du tissu ancien d’Arpajon. Le long de cet axe, les constructions sont implantées à l’alignement de la voie sur un parcellaire dense et étroit. La mairie, l’église et l’école du centre renforcent le caractère de centre ville.

 

Les constructions, constituées de murs en pierre parfois enduits, présentent des hauteurs de type Rez-de-chaussée ou Rez-de-chaussée + 1 étage + combles.

 

Les toitures sont traditionnelles, en tuile voire en petite tuile plate en terre.

 

La résidence Babin, construite dans les années 80, a été réalisée sous la forme d’une grosse maison avec une toiture à pente, des balcons et des loggias.

 

L’habitat collectif

 

La structure résidentielle s’est développée au cours des années par des opérations successives d’habitat collectif et individuel, formant des ensembles distincts identifiables selon leur époque de construction.

La construction du premier grand ensemble d’immeubles collectifs sur la commune dans le Parc de Chanteloup dans les années 60, a engendré une forte croissance de la population. De 1962 à 1975, le rythme moyen des constructions apportait chaque année plus de 100 nouveaux logements sur le territoire.

 

La construction d’ensembles d’habitat collectif s’est poursuivie avec la Cité Jules Vallès, des Cendrennes, de la Boisselle, du Pré Barallon et de la Résidence Babin. Ces ensembles ont une hauteur moyenne d’un rez-de-chaussée surmonté de 3 à 4 étages. Les constructions sont cernées par un traitement paysager qui renforce le caractère végétal de la commune.

 

Ces ensembles d’habitat collectif sont dispersés sur le territoire. On les retrouve principalement à proximité du centre ancien et autour de la Cité jules Vallès, en limite de Brétigny-sur-Orge.

 

Dans le quartier des « Folies », les constructions d’habitat collectif les plus récents présentent des hauteurs de 2 étages. Les bâtiments sont surmontés de toitures en pente qui s’intègrent mieux dans le paysage urbain existant.

L’habitat individuel

 

L’habitat individuel s’est développé spontanément au cours des années le long des principaux axes de transit vers Leuville et Brétigny. Des terrains ont aussi été consommés au Nord du territoire, à l’ouest de la RN20, par l’implantation de constructions individuelles dans les quartiers des Folies et des Bois.

Après de longues années d’urbanisme individuel, des opérations d’ensemble ont vu le jour, créant la Bretonnière, la Cité de la Grillère, Le Pré aux Canes, la Cité Aragon et le lotissement de la rue de l’Orge.

 

Les matériaux et la volumétrie de l’habitat individuel sont très disparates. On constate sur le territoire une très grande hétérogénéité des types de constructions individuelles. Leur hauteur varie entre des constructions ne disposant que d’un simple rez-de-chaussée à des constructions avec un étage et des combles.

 

L’habitat précaire

 

Sur le territoire, on recense deux grands secteurs d’habitat précaire occupé par les familles des gens du voyage en voie de sédentarisation. Un secteur important est localisé au Nord-Ouest du territoire de part et d’autre de la RN20 (quartier de la « Folie )». Un autre est localisé au Nord dans les espaces délaissés entre la route d’Aulnay et la RD152.

 

Le bâti industriel

 

Le bâti industriel présente des formes urbaines très distinctes de celui destiné à l’habitation. Les principales constructions industrielles, situées sur le plateau Sud-Est, présentent l’aspect de grands hangars dont les façades sont constituées de bardages métalliques. Les hauteurs varient entre 10 et 15 mètres.

Les bâtiments industriels situés en limite d’Ollainville présentent un aspect similaire. Toutefois, alors que ceux situés près de Ollainville s’intègrent dans un tissu urbain continu offrant peu de recul sur les bâtiments, ceux situés sur le plateau Sud-Est sont implantés dans une plaine agricole offrant une vue dégagée sur les bâtiments.

Ces bâtiments transforment un paysage précédemment agricole.

 

 

L’habitat pavillonnaire est la forme la plus présente dans le paysage urbain communal. Souvent constituées d’un pavillon implanté en milieu de parcelle, ces formes supportent des hauteurs qui varient du simple rez-de-chaussée à un étage et combles.

 

La commune compte quand même un centre ancien qui se distingue notamment par l’implantation en continu et à l’alignement des bâtiments.

 

L’habitat collectif est dispersé en différents points sur la commune. Les résidences sont souvent composées de tours ou de barres d’environ 4 ou 5 étages, qui rompent avec les formes de l’habitat traditionnel. Cependant, certaines de ces résidences adoptent des principes architecturaux imitant le pavillon.

 

Dans certains quartiers, des formes d’habitat précaire se distinguent, notamment dans les parcelles laissées en friche au nord et au nord-ouest de la commune.

 

Enfin, les bâtiments industriels s’intègrent de façon inégale dans le paysage. Situés sur le plateau sud-est, ceux-ci imposent leur volumétrie dans le paysage ouvert, alors que d’autres (près d’Ollainville), insérés dans le tissu urbain, se fondent davantage dans le paysage.

 

 

6.3 Les entrées de ville

 

Le territoire de Saint-Germain-lès-Arpajon est complexe et peu identifiable des communes limitrophes. Les entrées de ville sont identifiées par les panneaux signalétiques qui représentent plus des limites administratives que paysagères.

De nombreuses voies servent de limites communales avec à droite de la voie un bâti appartenant à Saint-Germain-lès-Arpajon et à gauche un bâti appartenant à une commune voisine (à La Norville par exemple le long de la RD152 et de la rue de la gare, à Linas, le long du chemin du Vieux pavé de Bruyères.

 

Voir carte « Les entrées de ville »

La traversée du territoire par la RN20

La RN20 franchit le territoire sur sa partie Est. Elle ne donne accès au territoire communal qu’indirectement, puisque aucun franchissement routier de la voie n’est possible.

Depuis la RN20, il est donc possible d’accéder à la commune en tournant à droite vers les voies raccordées à l’axe national. Aucun tourne-à-gauche n’est possible. Les accès ne sont pas aménagés pour assurer la sécurité des entrées-sorties sur la RN20.

De ce fait, l’accès à la commune depuis la RN20 s’effectue depuis le rond-point avec la RD97, situé sur le territoire d’Arpajon.

Un franchissement piétonnier est possible en souterrain à hauteur des rues de l’Avenir et des Clozeaux.

 

La RN20 est une voie très routière dont les rives sont très peu aménagées.

De l’échangeur avec la RD97 jusqu’à l’ancien relais de Poste, la voie est principalement bordée d’activités commerciales (stations-services, magasins, vente de piscine, caravanes, véhicules d’occasions…). La qualité esthétique de ces constructions et implantations est médiocre.

 

Au-delà de l’ancien relais de Poste, en allant vers Paris, les rives de la voie sont moins construites. Se succèdent des terrains en friches et des activités dont la qualité est également médiocre. Certains bâtiments sont abandonnés.

 

Les boisements du château de Chanteloup dominent les constructions situées sur la rive droite de la voie.

 

Le paysage routier est marqué par le franchissement de lignes à très haute tension, qui altèrent d’autant plus la qualité du paysage.

L’entrée par la rue de Chanteloup

 

Cette entrée constitue le principal accès au territoire depuis la RN20.Cette voie apparaît comme une voie secondaire lorsque l’automobiliste sort de la RN20. Elle se situe en effet sur la gauche de la voie donnant accès à Arpajon.

La rue de Chanteloup descend vers le centre ville de Saint-Germain-lès-Arpajon, en effectuant de grands virages. Le tissu urbain s’affirme rapidement. Il est constitué d’habitat pavillonnaire, implanté linéairement de part et d’autre de la voie. Sur la rive gauche de la voie, le bâti est surmonté des boisements du parc du château de Chanteloup, donnant ainsi un caractère naturel affirmé à cette entrée dans la ville.

 

L’entrée par la rue Salvador Allende                   

Voir carte « Les entrées de ville », vues n°1 et 2

 

Cette voie, qui assure la limite entre Saint-Germain-lès-Aprajon et La Norville est bordée de part et d’autre d’un bâti constitué de logements collectifs. Elle présente un profil très urbain. Les espaces publics sont aménagés.

Le carrefour avec la rue de la gare et la rue Decle, matérialisé par un système de feux tricolores, marque l’entrée sur le territoire. Cette limite est peu perceptible.

 

L’entrée par la rue Eugène Lagauche

 

Cette entrée s’effectue depuis la rue Salvador Allende, après le franchissement d’un petit pont au-dessus de l’Orge. Contrairement à la rue Salavador Allende qui présente un profil de grande voie urbaine, la rue Lagauche  est une petite voie.

L’entrée par la rue Louise Roger et la rue de la Glacière

Voir carte « Les entrées de ville », vues n°1 et 2

 

Ces deux rues se prolongent depuis Arpajon jusque dans le centre ville de Saint-Germain-lès-Arpajon. Alors que la rue de la Glacière présente un caractère résidentiel, la voie étant bordée de pavillons, la rue L.Roger offre quant à elle un caractère ancien. La rue L. Roger est en effet bordée d’un tissu de constructions implantées à l’alignement, formant des fronts bâtis continus. Elle prolonge en fait le centre ancien d’Arpajon jusque dans Saint Germain-lès-Arpajon.

L’entrée par la route de Corbeil

Voir carte « Les entrées de ville », vues n°6 et 7

 

La route de Corbeil donne accès au territoire depuis Brétigny-sur-Orge. Depuis Brétigny, le tissu urbain est continu. La voie est bordée d’activités et d’habitations relativement anciennes, datant de la première partie du XXème siècle.

La voie suit la pente du coteau pour descendre jusque dans le centre-ville de la commune.

L’entrée par la route d’Aulnay

Voir carte « Les entrées de ville », vues n°4 et 5

 

L’entrée par la route d’Aulnay présente un aspect plus rural. La voie est située dans la vallée de l’Orge. De ce fait, les éléments naturels sont très présents. L’entrée sur le territoire est matérialisée par la présence d’un établissement industriel.

La voie se prolonge jusque dans le centre dans un environnement marqué sur la rive gauche par la présence de l’Orge. Petit à petit, les deux rives sont urbanisées, sous forme d’habitat pavillonnaire.

L’entrée par la route de Leuville

Voir carte « Les entrées de ville », vue n°9

 

La route de Leuville-sur-Orge forme partiellement la limite communale. Dans cette section, la voie se localise dans un environnement constitué d’un bâti individuel, d’aspect très hétérogène. Les deux rives de la voie sont urbanisées, ce qui ne permet pas de distinguer le territoire de Leuville-sur-Orge de celui de Saint-Germain-lès-Arpajon.

 

L’entrée sur le territoire se matérialise plus particulièrement à hauteur du bois du château de Chanteloup. L’autre rive de la voie est occupée par des constructions pavillonnaires. La voie longe le bois jusque dans le centre ville de la commune.

 

L’entrée par la rue des Folies

Voir carte « Les entrées de ville », vue n°8

 

La rue des Folies donne accès au territoire depuis le hameau de la Roche, à Ollainville, auquel elle est raccordée par la rue des Corlus (Ollainville). Parallèle à la RN 20, la rue des Folies permet de desservir l’intérieur du quartier des Folies. Elle est bordée en entrée de ville d’un côté par des activités (zone d’activités de la Butte aux Grès) et de l’autre par les limites du camp militaire de Montlhéry et quelques dents creuses. Le tissu est différent de celui implanté, côté Ollainville à La Roche, constitué principalement d’habitat individuel.

 

 

Les entrées de ville sont difficilement identifiables, en raison des continuités urbaines qui existent avec les communes voisines.

Les voies traversent des espaces urbanisés sans qu’il soit toujours possible de se situer géographiquement. Seuls les panneaux d’entrée de ville signalent les limites du territoire de Saint Germain-lès-Arpajon.

La sensation d’entrée de ville apparaît plus nettement lorsque l’on s’approche du centre ville.

La RN20 franchit quant à elle le territoire sans réellement s’y « accrocher ». Les relations avec le territoire de Saint-Germain-lès-Arpajon sont nulles. Le paysage que l’on distingue depuis la voie est de médiocre qualité.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

deuxième partie :
Population, logements, économie, équipements


1. La population

 

L’analyse démographique de Saint Germain-lès-Arpajon est fondée sur les données de recensement de 1982, 1990 et 1999 fournies par l’INSEE, ainsi que les enquêtes annuelles partielles de 2004, 2005 et 2006.

 

La population s’est fortement accrue sur les 25 dernières années alors que le département et la région ont connu une croissance relativement modérée.

 

 Cette croissance est entretenue par un solde naturel important grâce à un taux de natalité soutenu malgré une légère baisse en 1999.

 

Reflétant une tendance de la région parisienne la commune a vu son solde migratoire  baisser dans les années 90.

 

La population est vieillissante mais relativement moins que la tendance régionale et nationale. Elle reste jeune même comparée à la communauté de commune.

 

On retrouve une autre caractéristique régionale et nationale dans l’évolution de la structure des ménages avec l’augmentation des ménages d’une personne. Toutefois ce taux reste deux fois inférieur à celui de la région et le nombre de ménages de 4 et 5 personnes est beaucoup plus  important que les  chiffres  du département et de la région.

 

 

1.1 Evolution de la population de  Saint Germain-Lès-Arpajon

 

 L’évolution démographique de la commune de Saint Germain-lès-Arpajon

 

 

 

1975

75-82

1982

82-90

1990

90-99

1999

99-06

 

2006 (*)

 

Population sans double compte

Nombre

5 949

 

 

+268

6 217

 

+1390

7 607

 

+620

8 227

 

+ 883

9 108

Taux  de croissance annuel

 

 

+ 0.63%

 

 

+2.55%

 

 

+0.87%

 

 

+1.48 %

 

-

(*) Source INSEE : Enquête annuelle de 2006.

 

 

La population sans double compte de la commune de Saint Germain-lès-Arpajon est en constante augmentation depuis 1975 avec un pic de croissance observé entre 1982-1990 et 1999-2006. Entre 1999 et 2006, la population a augmenté de 883 habitants, permettant de dépasser le seuil des 9000 habitants.

 

 

    1975                1982                 1990                 1999                2006

 

 

 

 

L’évolution comparée de la croissance démographique

 

Cette comparaison permet de mieux apprécier les caractéristiques démographiques de la commune de Saint Germain-lès-Arpajon avec la Communauté de Communes, le canton et le département. Depuis le 1er janvier 2004, la Communauté de Communes de l’Arpajonnais regroupe les 14 communes suivantes : Arpajon, Avrainville, Boissy-sous-Saint-Yon, Breuillet, Bruyères-le-Châtel, Cheptainville, Egly, Guibeville, La Norville, Lardy, Marolles-en-Hurepoix, Ollainville, Saint-Germain-lès-Arpajon et Saint-Yon. L’estimation de la population de 1982 et de 1990 a été calculée par l’addition de la population sans double compte de ces 14 communes.

 

 

Population sans double compte

 

 

1982

82-90

1990

90-99

1999

99-04 ou 06

2004 ou 2006 (*)

ST Germain-lès-Arpajon

6 217

 

+2.55%

7 607

 

+0.87%

8 227

 

+1.48%

9 108

CC de l’Arpajonnais

41890

 

+2,05%

48 770

 

+1.72%

56 974

+0.42%

58 200

Canton d’Arpajon

29 768

 

+2.26%

35 604

 

+1.30%

39 983

 

-

-

Département de l’Essonne

988 000

 

+1,22%

1 084 824

 

+0,50%

1 134 238

 

+0.8%

1 188 000

Région Ile de France

10 073 059

 

+0,72%

10 660 554

 

+0,30%

10 952 011

 

+ 0.35%

11 189 675

 

Sources INSEE : Cahiers du recensement de la population 1975,1982, 1990, 1999 et INSEE Chiffres-clés 1999

Source : www.insee.fr - intercommunalités en Essonne.

(*) INSEE         Sources : INSEE, Enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2006 - Exploitations principale et complémentaire ; Recensement de la population de 1999 - Exploitation principale

 

En 1999, 56 974 personnes habitent la communauté de communes (CC) de l’Arpajonnais, soit 5 % de la population de l’Essonne.

 

 

Entre 1982 et 1990, Saint Germain-lès-Arpajon connaît une croissance semblable à celle de la communauté de communes, environ 2 à 3 fois plus importante que celles de l’Essonne et de l’Île-de-France.

Entre 1990 et 1999, la croissance de la commune connaît une forte diminution, s’approchant du niveau de l’Essonne et de l’Île-de-France,  alors que celle de la communauté de communes demeurait très soutenue.

Depuis 1999, la croissance s’est de nouveau dynamisée, contrairement à celle de la Communauté de communes.

 

Le solde naturel de la commune

 

Le solde naturel correspond à la différence qu'il y a entre le nombre de naissances et le nombre de décès.

 

1975-1982

1982-1990

1990-1999

Solde naturel

601

699

948

Naissances

835

1 039

1 305

Décès

234

340

357

 

La commune de Saint Germain-lès-Arpajon connaît une croissance constante du nombre de naissances. La forte hausse des naissances remarquée entre 1990 et 1999 et le nombre constant des décès contribue à la croissance globale de la population sur cette période. 

 

 

Saint Germain-lès-Arpajon

Département de l’Essonne

 

1975-1982

1982-1990

1990-1999

1975-1982

1982-1990

1990-1999

Taux de natalité

19.6‰

19.1‰

18.4‰

15,7‰

15,1‰

15‰

Taux de mortalité

5.5‰

6.2‰

5‰

9,4‰

6,3‰

6,2‰

 

Entre 1975 et 1999, la commune de Saint Germain-lès-Arpajon connaît une baisse de son taux de natalité et une relative stabilité du taux de mortalité.

A l’échelle du département, c’est le taux de natalité qui reste stable sur cette période, tandis que le taux de mortalité baisse à 6,2‰ en 1999 sans pour autant se rapprocher du taux de 5‰ de la commune.

 

 

Malgré une baisse régulière du taux de natalité dans la commune depuis 1975, ce dernier reste encore supérieur au département en 1999.

 

Le solde migratoire

 

Le solde migratoire correspond à la différence entre le nombre d'habitants qui partent et le nombre d'habitants qui entrent dans la commune.

 

 

1975-1982

1982-1990

1990-1999

Variation

- 333

+ 691

- 328

Taux annuel de variation du au solde migratoire

-0.78%

+1.27%

- 0.46%

 

Entre 1982 et 1990, la commune connaît une forte hausse de sa population grâce à un solde migratoire de +1.27% qui s’ajoute à un grand nombre de naissance.

 

Malgré un nombre de naissance important entre 1990 et 1999, le solde migratoire négatif de –0.46% diminue la croissance globale de la population.

 

 

1.2 Structure de la population

 

Une population jeune en cours de vieillissement

 

La part des 0-19 ans est en constante diminution dans la commune depuis 1982 pour atteindre 30.3% de la population totale en 1999.

La part des 20-39ans diminue également entre 1990 et 1999 (-1,6%). En 1999, la population âgée de 0 à 39 ans représente cependant 62.7% de la population totale.

La part des 40-59 ans est en constante augmentation depuis 1982 et atteint 25.7% de la population totale en 1999.

D’une manière générale la part des plus de 40 ans est en croissance constante sur les 20 dernières années reflétant une tendance générale de vieillissement de la population à l’échelle de la France. Toutefois la commune reste une commune jeune, ceci est reflété par l’indice de jeunesse (part des moins de 20 ans rapportée aux plus de 60 ans) qui est de 2.61.

 

 

Structure par âge de la population totale de la commune

 

Classes d’âge

1982

1990

1999

Total

%

Total

%

Total

%

0-19 ans

2 225

35.5 %

2 486

32,7 %

2 500

30.3%

20-39 ans

2 102

33.6%

2 587

34.0%

2 672

32.4%

40-59 ans

1 302

20.8%

1 800

23.6%

2 118

25.7%

60-75 ans et plus

632

10.1%

733

9.7%

957

11.6%

Total population résidente

6 261

7 606

8 247

 

 

Malgré, la diminution du nombre de personnes âgées de 0 à 39 ans dans la commune de Saint Germain-lès-Arpajon, la part des jeunes reste supérieure à celle de la Communauté de Communes, du département et de la région Ile de France (29,1% pour la commune contre 26.7%, 27,1% et 25,2%).

 

Le taux des 40-59 ans dans la commune est légèrement plus faible que celui de la Communauté de Communes, le département et de la région.

 

 

Evolution comparée de la structure par âge en 1999

 

Classes d’âge

Commune

CC de l’Arpajonnais

Département Essonne

Région Ile de France

0-19 ans

30.3%

26.7%

27,1%

25,2%

20-39 ans

32.4%

30.5%

30%

31,5%

40-59 ans

25.7%

28.1%

27,3%

26,6%

60-75 ans et plus

11.6%

14.7%

15,5%

16,6%

 

En revanche, la commune se singularise par un taux très faible des 60-75 ans et plus avec seulement 3.4% en 1999 contre 15.5% pour le département et 16.6% pour la région. Saint Germain-lès-Arpajon a un taux de personnes de plus de 60 ans 4 fois inférieures à celui de la Communauté de Communes.

 

 

L’évolution du nombre de ménages dans la commune

 

Après une forte progression du nombre des ménages entre 1982 et 1990 (+26.9%) la période suivante annonce une plus faible évolution de la population et de ses ménages. C’est entre 1999 et 2006 qu’une nouvelle croissance importante est remarquée avec une hausse de 16.4% des ménages se répercutant sur l’évolution de la population globale de la commune.

 

Année

 

 

Nombre de personnes par ménages dans la commune

 

Total des ménages

1

2

3

4

5

6 et +

 

1982

 

1 962

267

 

13.6%

504

25.7%

461

23.5%

438

22.3%

167

8.5%

124

6.4%

 

1990

 

2 490

402

 

16.1%

659

26.4%

555

22.3%

591

23.7%

182

7.3%

101

4.2%

 

1999

 

2 775

488

 

17.6%

770

27.7%

597

21.5%

597

21.5%

221

7,9%

102

3.8%

 

2006

 

3 223

654

20.3%

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

 

De 1982 à 2006, la commune compte 1261 ménages supplémentaires, soit une augmentation de 39.1% du nombre des ménages.

 

L’évolution de la proportion des différents ménages (en %), montre une augmentation des ménages de 1 et 2 personnes, qui représente environ 45.3% de la totalité des ménages en 1999 alors qu’il n’en représentait que 38% en 1982.

Les ménages de 3 et 4 personnes se sont également fortement accrus entre 1982 et 1990. Le nombre s’est stabilisé depuis 1990.

Le nombre des grands ménages (5 personnes et plus) a très peu varié depuis 1982.

 

L’évolution de la structure des ménages a une incidence sur le parc de logements.

 

 

Evolution comparée du nombre des ménages avec la Communauté de Communes, le département

et la région en 1999

 

 

Total des ménages

1 personne

2 personnes

3 personnes

4 personnes

5 personnes

6 personnes

+

Commune

2 775

17.6%

27.7%

21.5%

21.5%

7.9%

3.8%

CC Apajonnais

20 749

21.9%

29.7%

19.4%

19.4%

7.0%

2.6%

Départ.

420 603

24,4%

29,6%

18,7%

17,8%

6,5%

2,8%

Région

4 510 369

34,6%

27,9%

15,6%

13,5%

5,3%

2,8%

 

Malgré la hausse du nombre des ménages d’une personne dans la commune, le taux reste inférieur à celui de la Communauté de Commune, du département et de la région. Dans la région, les ménages d’une personne représentent 34.6%, contre 24.4% dans le département, 21.9% dans la Communauté de Communes et seulement 17.6% dans la commune.

 

 

En 1999, dans la commune, la Communauté de Communes et le département, ce sont les ménages de deux personnes qui sont les plus représentés, alors qu’à l’échelle de la région ce sont les ménages d’une personne qui sont les plus nombreux.

Dans la commune, le taux des ménages de trois et quatre personnes reste élevé (21.5%) nécessitant des logements de grande taille.

 

 

 

A l’instar du canton, du département et de la région, la commune de Saint Germain-lès-Arpajon connaît une forte baisse de sa croissance démographique entre 1990 et 1999. Cependant, la commune se distingue au dernier recensement annuel avec une forte hausse de sa croissance tandis que le département et la région poursuivent leur baisse de croissance.

 

La commune de Saint Germain-lès-Arpajon connaît un solde naturel positif depuis 1975 grâce à un nombre croissant constant des naissances. L’augmentation de population entre 1990 et 1999 est due en partie à cette croissance des naissances et une stabilité des décès. Le solde migratoire négatif sur deux périodes inter-censitaires (75-82 et 90-99) ne participe pas depuis 1990 à la croissance.

 

Le taux de natalité élevé de la commune, supérieur à celui du département, est révélateur d’une population jeune.

 

L’augmentation des ménages d’une personne dans la commune, suit la tendance de la Communauté de Communes, du département et de la région tout en restant inférieure à leurs taux très élevés.

 

En 1999, Saint Germain-lès-Arpajon conserve une population de ménages de grandes tailles supérieure au département et à la région.

 

 


 

2. Les logements

 

L’analyse du parc de logements de Saint Germain-lès-Arpajon est fondée sur les données de recensement de 1982, 1990 et 1999 fournis par l’INSEE, ainsi que les enquêtes annuelles partielles de 2004, 2005 et 2006.

 

Ce parc est en croissance constante à l’image de la population. Il est constitué presque  entièrement de résidences principales avec un taux de logements vacants faible révélant la forte pression du marché immobilier. Les logements sont plutôt récents malgré une baisse du rythme des constructions depuis 1990.

Une majorité de propriétaires occupent des logements de grandes tailles reflétant un taux de desserrement largement supérieur à la communauté de commune au canton et au département en adéquation avec la structure des ménages observée auparavant.

Le parc de logements de Saint Germain-lès-Arpajon est également caractérisé par un taux élevé de logements collectifs dont une forte proportion de logements sociaux.

 

 

2.1 Le parc de logements de la commune

 

La structure du parc

Structure du parc de logements de la commune

Logements

Année

1982

1990

1999

2006

Résidences principales

1 966

2 490

2 775

3 223

Logements vacants

106

74

185

118

Résidences secondaires

32

74

44

26

Total

2 104

2 638

3 004

3 367

 

 

Le nombre de logements est en croissance. L’accélération de la croissance du parc de logement entre 1999 et 2006 est à mettre en corrélation avec la forte croissance de population observée sur cette même période. Les 363 logements supplémentaires ont permis la hausse de 883 habitants.

 

En 2006, le parc de logement communal est presque essentiellement composé de résidences principales (95.7 %), le reste du parc étant constitué de 3.5 % de logements vacants et d'un pourcentage marginal de résidences secondaires (0,8 %).

Au sein du parc de logements, depuis 1990, on observe une hausse du taux des résidences principales au détriment des logements vacants et des résidences secondaires. Ces dernières représentent moins d’1% du parc total en 2006.

 

Une bonne rotation des logements sur une commune s'estime à un taux de vacance aux alentours de 6%. Malgré une hausse de 13.3% des résidences principales en 2006, le faible taux de logements vacants de 3.5% est révélateur d’une pression immobilière exercée sur le parc de logements.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’évolution du parc de logements de la commune

 

Evolution du parc de logements de la commune

Logements

Périodes

82-90

90-99

99-06

Résidences principales

+ 524

+ 285

+ 448

Logements vacants

- 32

+ 111

- 67

Résidences secondaires

- 42

-30

- 18

Total

+534

+ 366

+ 363

 

Entre 1982 et 1990, le parc total augmente de 534 logements en 8 ans, soit une moyenne de  66.5 logements par an.

Entre 1990 et 1999 cette croissance a été plus faible car le parc total a augmenté de 366 logements en 9 ans, soit 40.5 logements par an.

Entre 1999 et 2006, la croissance du parc de logement reprend avec une moyenne de  51.5 logements par an (363 logements en 7 ans)

 

L’évolution comparée du parc de logements

 

L’estimation du parc total de logements de la Communauté de Communes de 1990 et 1999 a été calculée par l’addition du parc total des 14 communes qui la composent.

 

 

 

Entre 1990 et 1999, le parc total de logements de la commune de Saint Germain-lès-Arpajon a un taux de croissance plus faible que dans la Communauté de Communes et le Canton. Avec une hausse de +13.8% de son parc en 1999, la commune a cependant un taux de croissance plus élevé que le département (+11.6%).

 L’âge du parc de logements

 

Période de construction

Saint Germain-lès-Arpajon

Nombre de logements

Par période

Pourcentage du parc total de 2006

Avant 1915

105

3.10%

1915-1948

24

0.7%

1949-1967

70

2.1%

1968-1974

951

28.2%

1975-1981

261

7.7%

1982-1989

581

17.2%

1990-1999

570

16.9%

1999-2006

242

7.2%

 

Le parc de logements est relativement récent. 130 logements existants ont été construits avant 1948, soit 3,17% du parc.

La période de construction la plus importante remarquée sur le territoire communal se situe entre 1968 et 1974 avec 951 constructions en 6 ans soit une moyenne de 158.5 logements supplémentaires par an. Cette forte croissance du parc représente aujourd’hui 28.2% du parc total de 2006.

 

Après une période de plus faible construction entre 1975 et 1981 (43.5 logements par an) la commune reprend un rythme de construction plus soutenu avec 83 logements par an entre 1982 et 1990. Cette période de construction se poursuit un peu plus faiblement entre 1990 et 1999 pour revenir en 2006 à un rythme inférieur à 1981 avec seulement 34.5 logements construits par an.

 

Entre 1982 et 1989, les 581 logements construits ont contribué à la croissance la population de 1 390 habitants soit +2.55%.

En revanche, entre 1990 et 1999, les 570 logements construits ont fait croître la population que de 620 habitants. La hausse de la population est à mettre en corrélation avec le nombre de logements construits mais aussi la taille des logements et le nombre de personnes par logement.

 

 

 

 

 

 

 2.2 Les caractéristiques des résidences principales de la commune

La taille des résidences principales

 

Le parc de résidences principales de la commune se caractérise par un fort pourcentage de logements de 4 pièces. Les logements de 4 et 5 pièces et plus représentent 61.9% du parc des résidences principales. La grande taille des logements explique le taux d’occupation très fort remarqué à l’échelle de la commune ( 2.87 habitants par logement en 1999).

 

Nombre de pièces par résidences principales en 1999

Pièces

1 pièce

2 pièces

3 pièces

4 pièces

5 pièces

et +

Nb

52

242

767

956

758

%

1.8%

8.7%

27.6%

34.4%

27.5%

 

 

Les petits logements de 1 et 2 pièces ne représentent que 10.5% du parc des résidences principales.

Selon le dernier recensement annuel de 2006, la tendance des grands logements se poursuit, puisqu’en 1999, le nombre moyen de pièces par résidences principales est de 3.9 et passe à 4.0 en 2006.

Le nombre moyen de pièce par maison passe de 4.4 en 1999 à 4.7 en 2006 et le nombre moyen de pièces par appartement passe de 3.3 en 1999 à 3.2 en 2006.

 

La typologie des résidences principales

 

Plus de la moitié du parc des résidences principales de la commune sont des maisons individuelles (54.7%).

 

Typologie des résidences principales en 1999

 

 

Maison individuelle

Immeuble collectif

Autre

Nb

1 518

1 230

27

%

54.7%

44.3%

1%

 

A l’échelle de la commune, on remarque un grand nombre de logements dans des immeubles collectifs (44.3%). Ce taux est supérieur à celui de la Communauté de Communes et du Canton qui n’ont que 31.2% et 40.3% d’immeubles collectif au sein de leur parc de logements.

 

 

Typologie comparée des résidences principales de la commune, avec la communauté de communes, le canton et le département

 

 

Saint Germain-lès-Arpajon

Communauté de Communes

Canton

Département

Maison individuelle

54.7%

63,2%

57.2%

49.5%

Immeuble collectif

44.3%

34.3%

40.3%

48.1%

 

 

 

Le parc des résidences principales de Saint Germain-lès-Arpajon comporte un taux important de logements collectifs (44.3 %), supérieur à la Communauté de Communes et au Canton. 

 

 

Le confort des résidences principales en 1999

 

A l'instar du département et de la région, le parc de résidences principales de Saint Germain-lès-Arpajon comporte les principales normes de confort reconnues par l’INSEE.

 

91.68% des résidences sont équipées de chauffage central et seulement 0.21% d’entre elles ne comportent pas de sanitaire au sein du logement. Ce bon niveau de confort est à mettre en relation avec une faible ancienneté du parc de logement (49% du parc de logements a été construit avant 1975)

 

 

 

 

 

 

 

Le confort des résidences principales en 1999

 

 

Logements confortables (norme INSEE)

 

Commune

Département

Région

Ni baignoire, ni douche, ni WC intérieur

0.21%

0,32%

1,47%

Ni baignoire, ni douche, avec WC intérieur

0.36%

0,44%

1,08%

Avec chauffage central

91.68%

93,10%

90,36%

Sans chauffage central

8.32%

4,32%

4,41%

% de l’ensemble des logements comportant 5 pièces et plus

27.5%

18,92%

19,45%

 

Le type d’occupation des résidences principales en 1999

 

Le parc de résidences principales de la commune est occupé à 58.55% de propriétaires. Ce taux est à mettre en relation avec les 54.7% de maisons individuelles sur le territoire.

 

 

Type d’occupation des résidences principales en 1999

 

 

Commune

Communauté de Communes

Canton

Département

Région

Propriétaires

58.55 %

64.78%

60.98%

58,28 %

44,27 %

Locataires ou sous locataires

39.27 %

32.04%

35.79%

38,41 %

51,09 %

Logés gratuitement

2.18 %

3.18%

3.23%

3,31 %

4,64%

 

Le taux de propriétaires dans la commune est inférieur à celui de la Communauté de Communes et du Canton mais équivalent à celui du département.

 

Les immeubles collectifs sont principalement occupés par des locataires qui représentent 39.27% du parc des résidences principales.

 

Le taux de logements sociaux au sein des résidences principales en 1999

 

La commune de Saint Germain-lès-Arpajon comptabilise plus de 31.1% de logements sociaux au sein de son parc total de logements en 1999.

Ce taux est largement supérieur à celui de la Communauté de Communes, du Canton, du département et de la région.

A l’échelle de la Communauté de Communes, Saint Germain-lès-Arpajon possède le taux le plus élevé de logements sociaux devant Egly (26.8%), Arpajon (23.0%) et Breuillet (20.6%)

 

Logements loués vide HLM en 1999

 

Nb

% des résidences principales

% du parc total de logements

Commune

780

28.10 %

31.1%

Communauté de Communes

3 132

15.09%

16.3%

Canton

2 406

11.59%

15.3%

Département

88 733

21.10 %

19.2%

Région

1 055 018

23.39 %

20.7%

 

Selon les dernières données de l’Insee, la commune de Saint Germain-lès-Arpajon compte 864 logements sociaux en 2002, soit 84 logements de plus qu’en 1999.

 

De source préfecture, on compte au 1er janvier 2009, 26,43% de logements sociaux identifiés comme tels au titre de la loi SRU.

 

La commune Saint-Germain-lès-Arpajon appartient à la Communauté de Communes de l’Arpajonnais qui a mis en place une politique du logement social et d’actions, par des opérations d’intérêt communautaire, en faveur du logement des personnes défavorisées.

 

 

 

 

La politique du logement social d’intérêt communautaire est définie comme suit :

· Etudes et programmation des besoins en matière de logement

· Elaboration, mise en œuvre et suivi du programme local de l’habitat (PLH)

· Elaboration, mise en œuvre et suivi des opérations programmées d’amélioration de l’habitat (OPAH)

· Garanties d’emprunt aux sociétés et offices publics d’HLM pour les programmes qui seront réalisés, par la communauté de communes

· Constitution de réserves foncières qui s’effectueront dans le cadre de la Loi S.R.U et du P.L.H, en vue de la réalisation d’opération de logements sociaux

· Amélioration et entretien du parc immobilier bâti créé par la communauté de communes

 

Nombre d’habitants par résidence principale

 

A l’échelle nationale, comme à l'échelle de la commune de Saint Germain-lès-Arpajon, le nombre d’occupants par résidence principale baisse.

Ce phénomène traduit la transformation de la structure des ménages, l’augmentation des familles monoparentales, le vieillissement de la population. Il est à prendre en compte dans les perspectives d’évolution de chaque commune. En effet, en raison de la baisse du nombre d’occupants par logements, il faut prévoir davantage de logements pour héberger une population en nombre équivalent ou croissant. Le taux national étant de 2.40 habitants par logement.

 

La commune de Saint Germain-lès-Arpajon suit la tendance de desserrement nationale avec une diminution du nombre d’habitants par logements. Cette diminution passe de 3.09 habitants par logement en 1982 à 2.8 habitants en 2006, soit une perte de 0.29 habitant par logement en 24 ans.

En 1982, la commune accueillait 31 habitants au sein de 10 logements alors qu’en 2006 il faut 11 logements pour accueillir ce même nombre d’habitants, soit 1 logement de plus.

 

Nombre moyen d’habitants des résidences principales

 

1982

1990

1999

2006

Saint Germain-lès-Arpajon

3.09

2.95

2.88

2.75

Communauté de Communes

2.87

2.89

2.67

-

Canton

2.89

2.83

2.68

-

Département

2,92

2,78

2,63

-

Région

2,50

2,46

2,38

-

 

Le phénomène de desserrement observé dans la commune de Saint Germain-lès-Arpajon est cependant moins important qu’à l’échelle de la Communauté de Communes, du Canton, du département ou de la région.

Les chiffres les plus récents montrent que le desserrement s’est accru depuis 1999.

 

 

Avec 10 logements, la commune peut accueillir 28 habitants, alors que la Communauté de Communes et le canton n’en accueillent que 26.

Le taux de desserrement de la Région Ile de France (2.38 habitants par logement) se rapproche du taux national et marque avec la commune un écart de 0.51 habitants par logement.

 

Le parc de logements de la commune de Saint Germain-lès-Arpajon est en constante croissance. En 2006, il est principalement constitué, de résidences principales (95.7%). Le taux de logements vacants en baisse (3.5%) révèle une forte pression de la demande de logement sur le marché immobilier.

 

De manière générale, le parc de logements de Saint Germain-lès-Arpajon est assez récent puisque 49% du parc date d’avant 1975. Depuis 1990, le rythme des constructions s’affaiblit et atteint une moyenne de 34.5 logements construits par an en 2006.

 

La commune de Saint Germain-lès-Arpajon a un taux de desserrement de 2.8 largement supérieur aux taux de la Communauté de Communes, du Canton et du département. Le parc de logement se distingue donc du territoire par un plus grand nombre d’habitants par foyer.

 

Les résidences principales de la commune se distinguent par un fort taux de logements collectifs, par rapport à la Communauté de Communes et le canton. Le grand nombre de pièces de ces constructions permet d’obtenir un taux d’occupation élevé de 2.8 habitants par logements. Le parc de résidences principales de la commune se caractérise par une faible majorité de propriétaires (58.55 %) occupant des logements de grandes tailles (27.5% ont plus de 5 pièces) confortables (91.68% sont équipés de chauffage central).

 

Le parc de résidences principales de Saint Germain-lès-Arpajon se caractérise par un pourcentage élevé de logements collectifs (44.3% contre 33.7% dans la Communauté de Communes). Ces logements collectifs sont composés à 28.1% de logements sociaux, soit 31.1% du parc total des logements.

 

Saint Germain-lès-Arpajon regroupe le plus fort taux de logements sociaux au sein de la Communauté de Communes et du Canton.

 

 


3. Les besoins en logements d’ici 2023

 

3.1 L’étude du mécanisme de consommation des logements dans la commune

 

La croissance démographique enregistrée durant les différentes périodes inter censitaires résulte du rapport croisé entre les quatre phénomènes suivants :

 

-          Le phénomène de renouvellement

-          Le phénomène de desserrement

-          La prise en compte des logements vacants

-          La prise en compte des résidences secondaires

 

Le phénomène de renouvellement

 

Parallèlement à la construction de nouveaux logements, certains logements sont démolis, abandonnés ou affectés à un autre usage (commerces, bureaux…). Ceci correspond au phénomène de « renouvellement ». Parfois, à l’inverse, ce phénomène ne se produit pas. Des locaux d’activités sont au contraire transformés en logements, ou des logements divisés en plusieurs logements supplémentaires.

Le renouvellement se calcule en comparant le nombre de logements construits durant une période intercensitaire, et la variation du parc total de logements durant la même période.

 

Entre 1982 et 1990 :

Le parc de logement s’accroît de 534 logements alors que 581 logements ont été construits.

581 – 534 logements = 47 logements ont été consommés par le renouvellement urbain, soit 0.71 % du parc de 1982, soit un taux de renouvellement annuel de 1.057 % par an sur huit ans.

 

Entre 1990 et 1999 :

Le parc de logement s’accroît de 366 logements alors que 570 logements ont été construits.

570 – 366 logements = 204 logements ont été consommés par le renouvellement urbain, soit 7.73% du parc de 1990, soit un taux de renouvellement annuel de 1.950 % par an sur neuf ans.

 

Entre 1999 et 2006 :

Le parc de logement s’accroît de 363 logements alors que 242 logements ont été construits.

242 – 367 logements = 125 logements ont été récupérés par le renouvellement urbain, soit -4.16% du parc de 1999, soit un taux de renouvellement annuel de –0,52% par an sur sept ans.

 

Le phénomène de desserrement

 

La construction de logements doit également être suffisante pour assumer de nouveaux modes de comportements sociaux.

 

En effet, à l’échelle nationale et départementale, ainsi que dans la plupart des communes, le nombre moyen d’occupants par résidence principale est généralement en baisse. Cette évolution correspond au phénomène de « desserrement ». Elle s’explique par de nouveaux comportements sociaux : progression des divorces et séparations, augmentation du nombre de personnes célibataires, augmentation du nombre de familles monoparentales, vieillissement de la population, décohabitation des jeunes, etc.…

 

Elle implique donc une construction de logements toujours plus nombreux pour loger une population égale. Un nombre accru de résidences principales est en effet nécessaire, pour faire face à l'augmentation des ménages, bien que chacun d'entre eux soit, en moyenne, composé d'un nombre de personnes de moins en moins important.

 

Entre 1982 et 2006, dans la commune de Saint Germain-lès-Arpajon, le nombre moyen d’occupants par résidence principale a baissé de 0.32 habitant par logement en 24 ans. (passage de 3.09 à 2.77 habitants par logement)

 

Le phénomène de desserrement a contribué à la consommation accrue de logements pouvant être évaluée selon les calculs suivants :

 

Entre 1982 et 1990 :

Passage de 3.09 à 2.95 personnes par résidence principale.

6 070 (population des résidences principales en 1982) / 2.95 = 2 057

2 057 – 1 966 (résidences principales en 1982) = 91 résidences principales consommées pour compenser le desserrement.

 

Entre 1990 et 1999 :

Passage de 2.95 à 2.87 personnes par résidence principale.

7 349 (population des résidences principales en 1990) / 2.88 = 2 551

2 551 – 2 490 (résidences principales en 1990) = 61 résidences principales consommées pour compenser le desserrement.

 

Entre 1999 et 2006 :

Passage de 2.88 à 2.77 personnes par résidence principale.

7 964 (population des résidences principales en 1999) / 2.77 = 2 875

2 874 – 2 768 (résidences principales en 1999) = 106 résidences principales consommées pour compenser le desserrement.

 

La variation des logements vacants

 

L'existence d'un parc de logements vacants est indispensable pour assurer une fluidité du marché et permettre aux habitants d'une ville de changer d'habitation en fonction de leurs besoins (naissance ou départ des enfants…)

Un taux équivalent à environ 6 % du parc de logements permet d'assurer une bonne rotation de la population dans le parc de logements.

 

Cependant, l'importance du parc de logements dans une commune est fluctuante :

-                      l'insuffisance du parc de logements provoque une réduction du nombre de logements vacants.

-                      au contraire, une offre abondante ou un parc comportant de nombreux logements anciens vétustes engendre une augmentation du nombre de logements vacants.

 

 

A Saint Germain-lès-Arpajon, le parc de logements vacants représente :

 

Année

Nbre de logements vacants

%

Parc de logements

1982

106

5.0

2 104

1990

74

2.8

2 638

1999

185

6.1

3 004

2006

118

3.5

3 367

 

En 2006, dans la commune de Saint Germain-lès-Arpajon, 3.5% du parc de logements correspondent à des logements vacants, soit 118 logements en valeur absolue. Ce pourcentage a presque diminué de moitié en 7 ans démontrant une pression immobilière sur la rotation des logements du territoire.

 

La variation des résidences secondaires

 

La proportion des résidences secondaires peut représenter de nombreux logements en fonction de la situation géographique de la commune.

 

Année

Nombre de résidences secondaires

%

Parc de logements

1982

32

1.5

2 104

1990

74

2.8

2 638

1999

44

1.4

3 004

2006

26

0.7

3 367

 

La commune de Saint Germain-lès-Arpajon n’a pas la vocation spécifique d’une commune touristique. C’est pourquoi, son taux de résidences secondaires est faible et en baisse depuis 1990. De 1982 à 2006, ce taux passe de 1.5% à 0.7%.

 

Le récapitulatif des périodes inter-censitaires

 

L’analyse des périodes inter censitaires précédentes a démontré que la construction de logements n’engendre pas forcement l’accroissement du parc de logement. Les besoins nécessaires au maintien de la population, à la rénovation et la fluidité du parc impliquent une consommation de logements.

 

 

Entre 1982 et 1990 :

Phénomène de renouvellement du parc                                                                          47

Desserrement : passage à 3.09 à 2.95                                                                           91

Logements vacants : diminution des lgts vacants : 106 à 74                                         -32

Parc de résidences secondaires : augmentation des résid. second. : 32 à 74                  42

 


                                                                                   TOTAL          148          

 

Entre 1982 et 1990, pour compenser les quatre phénomènes de consommation et assurer le maintien de la population, il était nécessaire de construire 148 logements. Or, 581 logements ont été construits durant cette période. (581 - 148 =  433)

C’est en fait, une augmentation "réelle" du parc de 433 logements qui permet d'augmenter la population. Ces logements ont permis d’accueillir 433 x 2.95 (nombre d’habitants par logement en 1990), soit  1 277 habitants.

La population des résidences principales a d'ailleurs augmenté de 1 279 habitants durant cette période.

 

Entre 1990 et 1999 :

Phénomène de renouvellement du parc                                                                        204

Desserrement : passage à 2.95 à 2.88                                                                           62

Logements vacants : augmentation des lgts vacants : 74 à 185                                    111

Parc de résidences secondaires : diminution des résid. second. : 74 à 44                     -30

 


                                                                                   TOTAL          347          

 

Entre 1990 et 1999, pour compenser les quatre phénomènes de consommation et assurer le maintien de la population, il était nécessaire de construire 347 logements. Or, 570 logements ont été construits durant cette période. (570 - 347 =  223)

C’est en fait, une augmentation "réelle" du parc de 223 logements qui permet d'augmenter la population. Ces logements ont permis d’accueillir 223 x 2.88 (nombre d’habitants par logement en 1999), soit  642 habitants.

La population des résidences principales a d'ailleurs augmenté de 632 habitants durant cette période.

 

Entre 1999 et 2006 :

Phénomène de renouvellement du parc                                                                        -125

Desserrement : passage à 2.88 à 2.77                                                                           106

Logements vacants : diminution des lgts vacants : 185 à 118                                       -74

Parc de résidences secondaires : diminution des résid. second. : 44 à 26                     -14

 


                                                                                   TOTAL          -107         

 

Entre 1999 et 2006, on observe que 107 logements ont été consommés au sein du parc de logements existants. 242 logements ont été construits en plus durant cette période. (242 +107 =  349)

C’est en fait, une augmentation "réelle" du parc de 349 logements qui permet d'augmenter la population. Ces logements ont permis d’accueillir 349 x 2.77 (nombre d’habitants par logement en 2006), soit  966 habitants.

La population des résidences principales a d'ailleurs augmenté de 968 habitants durant cette période.

 

 

3.2 Le calcul des besoins en logements d’ici 15 ans (an 2023)

Les besoins minimums en logements pour assurer le maintien de la population

 

Les mécanismes de consommation constatés au cours des périodes précédentes à Saint Germain-lès-Arpajon, ainsi que les mouvements enregistrés sur l’ensemble de la France, démontrent qu’il est nécessaire de réaliser de nouveaux logements, pour assurer le maintien de la population.

 

a)     En tenant compte de la poursuite du phénomène de renouvellement entre 2006 et 2023 :

 

Le renouvellement du parc (abandon, démolition….) devrait se poursuivre. Il peut toutefois être estimé une poursuite de la baisse du taux de renouvellement du parc. Ce dernier est passé de 1,95% par an entre 82-90 à –0,52% par an entre 99-06. 

 

Il peut donc être estimé un taux de renouvellement du parc autour de 0,1 % par an pendant 15 ans.

3 367 (parc total de logements en 2006) x 1,018 (intérêt composé : 0,1 % sur 15 ans) = 3 428

3 367 – 3428 = 61 logements renouvelés, abandonnés ou détruits ou ayant changé d’affectation.

 

 

b)    En tenant compte de la poursuite du phénomène de desserrement entre 2006 et 2023 :

 

Il y a tout lieu de penser que le phénomène de diminution de la taille des ménages et du desserrement du parc se poursuivra. Le nombre d’habitants par logement est passé de 2.95 à 2.77 en 16 ans (de 1990 à 2006). La poursuite de cette décohabitation est calculée selon les deux hypothèses suivantes :

 

-          Hyp 1 : 2,5 habitants par résidence principale en l’an 2023. Cette hypothèse retient une baisse selon la tendance générale de la population française mais tient compte du parc de logement de la commune dont la proportion de logements de 5 pièces et plus est élevée.

8 932 (population des résidences principales en 2006) / 2,5 = 3 573 résidences principales.

3 573 – 3 223 (résidences principales en 2006) = 350 résidences principales nécessaires.

 

-          Hyp 2 : 2,4 habitants par résidence principale en l’an 2023. Cette hypothèse prend en compte la tendance générale au desserrement en se rapprochant de la moyenne nationale

8 932 (population des résidences principales en 2006) / 2,4 = 3 721 résidences principales.

3 722– 3 223 (résidences principales en 2006) = 499 résidences principales nécessaires.

 

 

c)     En tenant compte du maintien des résidences secondaires

 

Le nombre de résidences secondaires est très faible dans le parc de logement. L’hypothèse du maintien des 26 résidences secondaires existantes en 2006 est retenue.

 

 

 

 

 

d)    En tenant compte d’une hausse des logements vacants

 

En 2006, le pourcentage de logements vacants est de 3.5 %. Ce taux est insuffisant pour assurer une bonne rotation de la population au sein du parc de logements. On peut envisager une légère hausse pour tendre vers un taux de 5,5% d’ici l’an 2023.

 

Deux hypothèses sont à envisager en fonction des taux de desserrement  et des résidences secondaires vues ci-dessus :

 

 

- Hyp 1 : 2,5 habitants par résidence principale en l’an 2023.

 

Calcul du nombre de résidences principales en 2023 :

3 223 (résid. princ. de 2006) + 350 (desserrement)  = 3 573 résid. princ. en 2023

Cumul des résidences principales et secondaires : 3 573 + 26 = 3 599 logements

Ces 3 599 logements représentent  94,5 % du parc total, donc le parc total est :

3 599 / 0.945 = 3 808 logements

Le nombre des logements vacants en 2023 atteindra 5,5% du parc total, soit :

3 808 x 0.055 = 209 logements vacants

Le nombre de logements vacants supplémentaire est de 209 – 118 (nombre de logements vacants de 2006)  soit :  91 logements vacants supplémentaires

 

 

- Hyp 2 : 2,4 habitants par résidence principale en l’an 2023.

 

Calcul du nombre de résidences principales en 2023 :

3 223 (résid. princ. de 2006) + 499 (desserrement)  = 3 722 résid. princ. en 2023

Cumul des résidences principales et secondaires : 3 722 + 26 = 3 748 logements

Ces 3 478 logements représentent  94,5 % du parc total, donc le parc total est :

3 478 / 0.945 = 3 966 logements

Le nombre des logements vacants en 2023 atteindra 5,5% du parc total, soit :

3 966 x 0.055 = 218 logements vacants

Le nombre de logements vacants supplémentaire est de 218 – 118 (nombre de logements vacants de 2006)  soit :  100 logements vacants supplémentaires

 

 

 

 

Récapitulatif

des besoins minimums en logements pour assurer le maintien de la population d’ici l’an 2023

 

Hypothèse 1

Hypothèse 2

Renouvellement

61

Renouvellement

61

Desserrement à 2.5

350

Desserrement à 2.4

499

Résidences secondaires

0

Résidences secondaires

0

Logements vacants

91

Logements vacants

100

TOTAL

502

TOTAL

660

Logements construits entre 2006 et 2009

60

Logements construits entre 2006 et 2009

60

TOTAL

442

TOTAL

600

 

D’après les hypothèses ci-dessus, 442 à 600 logements supplémentaires doivent être construits d’ici l’an 2023 pour permettre le maintien du niveau de la population de 2006.

 

 

 

 

Les besoins en logements pour maintenir la croissance de la population de 1.48% par an.

 

Entre 1990 et 1999, la commune de Saint Germain-lès-Arpajon a enregistré un taux de croissance annuel de la population de 0.87%. Entre 1999 et 2006, ce taux de croissance est passé à 1.48%. Dans l’objectif du maintien de cette croissance, la population atteindrait un total de :

1.25 (intérêt composé de 1.48% sur 15 ans) x 9 108 (population totale de 2006) = 11 385 habitants en 2023.

L’estimation des logements à construire suivante tient compte de la hausse de 2 277 habitants.

 

 

Récapitulatif

Des besoins en logements pour maintenir la croissance de la population de 1.48% par an

d’ici l’an 2023

 

Hypothèse 1

Hypothèse 2

TOTAL minimum nécessaire au maintien de la population de 2006

442

TOTAL minimum nécessaire au maintien de la population de 2006

600

2 277 habitants supplémentaires avec un desserrement de 2.5 et 6% de logements vacants

910

2 277 habitants supplémentaires avec un desserrement de 2.4 et 6% de logements vacants

948

TOTAL nécessaire pour maintenir la croissance de la population de 1.48% par an

1 352

TOTAL nécessaire pour maintenir la croissance de la population de 1.48% par an

1 548

96 logements par an

110 logements par an

 

D’après les hypothèses ci-dessus, 1 352 à 1 548 logements supplémentaires doivent être construits pour maintenir la croissance de la population de 1.48% par an d’ici l’an 2023.

 


 

4. L’activité économique

 

La population active de Saint-Germain-lès-Arpajon  représente la moitié de la population de la commune. Son lieu de travail est rarement situé sur la commune ce qui entraîne une forte mobilité de la population active qui se déplacent principalement en voiture particulière. La particularité de la structure des actifs de Saint Germain-Lès-Arpajon est la forte proportion d’ouvriers.

 

 

4.1 Les actifs

 

L’évolution de la population active 

 

Le taux d'activité est calculé selon le rapport de la population active sur la population totale.

 

 

Taux d’activité de la population de Saint Germain-lès-Arpajon

 

 

1982

1990

1999

2006

Nb

%

de la population Totale

Nb

%

de la population Totale

Nb

%

de la population Totale

Nb

%

de la population Totale

Total Population

6 217

7 607

8 247

9 108

Total Population Active

2 951

47.46%

3 876

50.95%

4 176

50.63%

4 610

50.61%

 

La population active est en croissance. Elle représente 4 610 habitants en 2006, soit 50,6% de la population.

Inférieur à 50% avant 1990, le taux d’activité de la commune de Saint Germain-lès-Arpajon dépasse 50% depuis. Ce taux reste stable depuis avec une légère baisse en 2006, tout en restant autour des 50% de la population totale.

 

L’évolution comparée du taux d’activité en 1999

 

Le taux d’activité de la commune est inférieur au taux de la Communauté de Communes et du Canton. Cependant les écarts sont très faibles (+0.3% pour la Communauté de Communes) et le taux de la commune reste supérieur au département et à la région.

 

Evolution comparée du taux d’activité de la commune avec la Communauté de Communes, le Canton, le département et la région en 1999

 

Commune

Communauté de Communes

Canton

Département

Région

 

Taux d’activité

 

50.6%

50.9%

51.0%

49.5 %

50.1 %

 

L’évolution du taux de chômage

 

Le taux de chômage de la commune a connu une relative stabilité de 1982 à 1990 avec un taux aux alentours de 8%. En 1999, ce taux a connu une forte hausse en passant à 9.4%. Entre 1990 et 1999, c’est la hausse du taux de chômage masculin qui est la plus remarquée et qui entraîne une hausse totale du taux. A l’inverse, le taux de chômage féminin baisse de plus d’1 point au cours de cette période.

Selon le dernier recensement annuel de l’Insee, le taux de chômage communal connaît une forte baisse de – 0.6 point descendant le taux en dessous du seuil des 9%.

 

 

Evolution du taux de chômage

 

Total

Hommes

Femmes

Nb

%

Nb

%

Nb

%

1982

236

8.0

76

2.5

160

5.4

1990

307

7.9

107

2.7

200

5.1

1999

390

9.4

220

5.2

170

4.0

2006

406

8.8

-

-

-

-

 

En 1999, le taux de chômage de la commune est plus élevé que celui de la Communauté de Communes et du canton. Le taux de chômage communal de 9.4% tend à se rapprocher du taux départemental tout en restant inférieur au taux régional de 11.5%.

 

 

Evolution comparée du taux de chômage de la commune avec la Communauté de Communes,

le canton, le département et la région en 1999

 

Total

Hommes

Femmes

Nb

%

Nb

%

Nb

%

Commune

390

9.4

220

5.2

170

4.0

Communauté de Communes

2 253

7.7

1 175

4.0

1 078

3.7

Canton

1640

8.0

861

4.2

779

3.8

Département

53 367

9.5

26 828

9.1

26 539

10.0

Région

633 198

11.5

326 449

11.3

306 749

11.7

 

 

 

 

 

L’analyse des catégories socioprofessionnelles des actifs

 

 

En 1999, ce sont les employés qui sont le plus représentés dans la commune de Saint Germain-lès-Arpajon, suivant la tendance du département. Avec plus de 26% les professions intermédiaires et les ouvriers comptabilisent plus de 52.9% des catégories socio-professionnelles.

 

 

 

Population par sexe et catégorie socioprofessionnelle en 1999

 

Catégorie socio-professionnelle occupée

Commune

Population

Nb

%

Agriculteurs

4

0.3

Artisans, commerçants, chefs d’entreprise

124

3.2

Cadres, prof. Intellect. Sup.

444

11.6

Prof. Intermédiaires

1 016

26.5

Employés

1 224

32.0

Ouvriers

1 012

26.4

Total

3 824

100

 

L’activité agricole est marginale avec seulement 4 agriculteurs sur tout le territoire. Les artisans et les commerçants représentent à peine 3% des actifs occupés.

 

 

A l’échelle du département, du Canton, de la Communauté de Communes et de la commune, les employés sont les actifs occupés les plus représentés en 1999.

 

En revanche, les ouvriers sont beaucoup plus nombreux dans la commune de Saint Germain-lès-Arpajon que dans la Communauté de Communes et le canton. Sur l’ensemble du territoire et des communes limitrophes, l’activité agricole reste minoritaire avec moins de 1% des actifs occupés.

 

Les cadres et les professions intellectuelles supérieures (11.6%) sont moins nombreux dans la commune que dans la Communauté de Communes et le canton.

 

 

 

 


 

 

Structure comparée des catégories socio-professionnelles de la commune avec la Communauté de Communes, le canton et le département en 1999

 

Catégorie socio-professionnelle occupée

Communes

Communauté de Communes

Canton

Département

Population active occupée

Nb

%

Nb

%

Nb

%

Nb

%

Agriculteurs

4

0.3

69

0.5

57

0.3

1367

0,2

Artisans, commerçants, chefs d’entreprise

124

3.2

1 205

4.5

825

4.4

25 672

4,6

Cadres, prof. Intellect. Sup.

444

11.6

4 309

16.2

2 829

15.2

96 593

17,4

Prof. Intermédiaires

1 016

26.5

7 808

29.4

5 367

28.9

153 072

27,5

Employés

1 224

32.0

8 048

30.3

5 820

31.3

171 476

30,8

Ouvriers

1 012

26.4

5 077

19.1

3 652

19.9

107 773

19,5

Total

3 824

100

26 516

100

18 550

100

555 953

100

 

 

 

 

 

 

 

Les déplacements domicile – travail

 

2.3.1.7  De la population active occupée

 

En 1999, seuls 11.2% des actifs ayant un emploi, travaillent dans leur commune de résidence. Les autres actifs se déplacent à 43.5% dans le département pour rejoindre chaque jour leur site d’emploi. 33.1% des résidents se déplacent même en dehors du département tout en restant dans la même région.

 

 

Population active de Saint Germain-lès-Arpajon ayant un emploi travaillant

 

 

Total

Dans la même commune

Hors commune mais même département

Hors département mais même région

Hors région

1982

2 715

424

15.6%

1 432

52.7%

949

34.9%

-

-

1990

3 542

578

16.3%

1 905

53.7%

1 059

29.8%

-

-

1999

3 824

580

15,2%

2 084

54,5%

1 148

30%

12

0.3%

 

Depuis 1982, on remarque que les actifs travaillant dans leur commune de résidence, sont de moins en moins nombreux et passent de 15.6% en 1982 à 11.2% en 1999. Ce sont les déplacements en dehors du département qui connaissent une forte progression entre 1990 et 1999 avec + 3.3% des actifs de Saint Germain-lès-Arpajon qui travaillent en dehors de l’Essonne.

 

 

2.3.1.8  Par activité économique

 

Dans la commune de Saint Germain-lès-Arpajon, c’est le secteur d’activité de la construction qui maintient le plus la population active sur le territoire avec 32.4%.

 

 

Population active de Saint Germain-lès-Arpajon ayant un emploi travaillant en 1999

 

Ensemble

Même commune

Autre commune

Même unité urbaine

Même zone d’emploi

Même département

Même région

Agriculture

32

8

25.0%

24

75.0%

12

37.5%

12

37.5%

24

75.0%

24

75.1%

Industrie

624

80

12.8%

544

87.1%

456

73.0%

84

13.4%

348

55.7%

544

87.1%

Construction

308

100

32.4%

208

67.5%

184

59.7%

40

12.9%

152

49.3%

200

64.9%

Tertiaire

2 368

316

13.3%

2 052

86.6%

1 832

77.3%

376

15.8%

1 232

52.02%

2 048

86.4%

Commerce

492

76

15.4%

416

52.5%

384

78.0%

80

16.2%

328

66.6%

416

52.5%

Total

3 824

580

15.1%

3 244

84.8%

2 868

75.0%

592

15.4%

2 084

54.4%

3 232

84.5%

 

Majoritairement, les actifs travaillent dans une autre commune. Le domaine de la construction retient légèrement plus les actifs sur le territoire que le domaine tertiaire ou le domaine industriel.

En volume, les emplois sur la commune occupés par des actifs habitant la commune sont majoritairement situés dans le tertiaire.

 

 

2.3.1.9  Par catégorie socioprofessionnelle

 

Dans la commune de Saint Germain-lès-Arpajon, ce sont les artisans commerçants qui travaillent le plus sur leur commune de résidence (à 45.1%).

 

 

Population active de Saint Germain-lès-Arpajon ayant un emploi travaillant en 1999

 

Ensemble

Même commune

Autre commune

Même unité urbaine

Même zone d’emploi

Même département

Même région

Agriculteurs

4

0

0.0%

4

100%

4

100%

4

100%

4

100%

4

100%

Artisans, commerç

124

56

45.1%

68

54.8%

64

51.6%

24

19.3%

44

35.4%

68

54.8%

Cadres, prof. Intel.

444

36

8.1%

408

91.8%

380

85.5%

44

9.9%

196

44.1%

408

91.8%

Professions inter.

1 016

108

10.6%

908

89.3%

828

81.4%

96

9.4%

536

52.7%

904

88.9%

Employés

1 224

232

18.9%

992

81.04%

904

73.8%

228

18.6%

640

52.2%

988

80.7%

Ouvriers

1 012

148

14.6%

864

85.3%

688

67.9%

196

19.3%

664

65.6%

860

84.9%

Total

3 824

580

15.1%

3 244

84.8%

2 868

75.0%

592

15.4%

2 084

54.5%

3 232

84.5%

 

Les cadres et les professions intellectuelles sont les plus nombreux à travailler en dehors de Saint Germain-lès-Arpajon (à 91.8%). Cette catégorie socioprofessionnelle ne représente que 8.1% des emplois dans la commune et les cadres sont plus de 85.5% à travailler en dehors de leur commune mais dans la même unité urbaine.

Les ouvriers de Saint Germain-lès-Arpajon, ne sont que 14.6% à travailler dans leur commune alors qu’ils sont 65.6% à travailler dans le département.

 

 

4.2 Les emplois

 

Nombre d’emplois et taux d’emploi

 

Le taux d’emploi est le rapport du nombre d’emplois divisé par la population active.

 

 

Evolution comparée des emplois et du taux d’emplois

 

 

Commune

Communauté de Communes

Canton

Département

1990

Population active

3 876

26 572

18 108

547 665

Nombre d’emplois

1 468

15 568

12 044

375 615

Taux d’emploi

0.37

0.58

0.66

0.68

1999

Population active

4 176

29 024

20 422

562 443

Nombre d’emplois

1 347

17 121

12 894

392 548

Taux d’emploi

0,32

0.58

0.63

0.69

 

 

 

En 1999, le taux d’emploi de Saint-Germain-lès-Arpajon est de 0.32, ce qui signifie que la commune dispose d’un emploi pour 3.12 habitants. Ce taux est en baisse et perd 0.5 point entre 1990 et 1999 : cette baisse est le fait d’une augmentation de la population active habitant la commune conjuguée en parallèle à une diminution des emplois offerts sur la commune. Il est également plus faible que le taux d’emplois de la Communauté de Communes, le canton et le département.

A l’échelle de la Communauté de Communes, on remarque une stabilité du taux à 0.58 de 1990 à 1999. Le nombre d’emplois augmente de 77% entre 1990 et 1999 dans la commune de Bondoufle.

A l’échelle du département, le taux d’emplois est deux fois supérieur à celui de la commune avec un emploi pour 1.4 habitants.

 

Les emplois par secteur d’activités

 

Le taux d’emplois dans l’agriculture est très faible dans la commune comme dans le canton et le département. La commune offre 35.8% d’emplois dans l’industrie tandis qu’à l’échelle du canton et du département c’est le secteur du tertiaire qui dispose d’une grande majorité d’emplois.

 

 

Total des emplois

% des emplois dans l’agriculture

% des emplois dans l’industrie

% des emplois dans la construction

% des emplois dans le tertiaire

1990

1999

1990

1999

1990

1999

1990

1999

1990

1999

Commune

1 468

1 347

0,2%

1.5%

39,6%

35.8%

12,3%

19.2%

47,7%

43.5%

Canton

12 044

12 894

1.6%

1.6%

16.7%

12.6%

11.1%

8.3%

70.6%

77.5%

Département

375 615

392 548

0,9%

0,9%

20%

14,7%

8,6%

6,4%

69,4%

80%

 

Entre 1990 et 1999, le secteur du tertiaire connaît une forte croissance de ses emplois à l’échelle du canton et du département (+6.9% pour le canton, +10.6% pour le département)

La commune ne suit pas cette tendance car le tertiaire ne cesse de diminuer et ne représente plus que 43.5% des emplois de la commune en 1999, contre 77.5% pour le canton.

Dans la commune, se sont les emplois liés à la construction qui ont progressé entre 1990 et 1999 avec +6.9%.

 

 

 

 

 

 

 

 

4.3 Les activités économiques

 

 

2.3.1.10              Les activités commerciales et de services

 

La commune de Saint-Germain-lès-Arpajon ne dispose que de très peu de commerces et de services sur son territoire. En particulier, le centre ville est relativement peu pourvu d’activités commerciales. Un supermarché constitue dans ce secteur le principal équipement commercial.

 

Des commerces de quartiers (Jules Vallès, route de Corbeil) complètent ce tissu et renforcent une offre de proximité.

 

Plusieurs commerces sont implantés le long de la RN20. Ils disposent ainsi d’une vitrine sur une voie qui supporte un trafic important.

 

La liste exhaustive des commerces et des services de Saint-Germain-lès-Arpajon est la suivante.

 

Automobile :     - 4 stations de carburant

                        - Garage

                        - Auto-école

 

Alimentation :   - 2 Supers Marchés

                        - 3 Restaurants

 

Boisson :         - 2 Bars-tabac

 

Sport-Loisirs :   - 1 boutique de matériel de sports

                        - 1 Librairie papeterie

 

Esthétique :      - 3 coiffeurs

 

Santé :                         - 3 pharmacies

 

Divers :                        - 1 pressing

 

 

2.3.1.11              Les activités industrielles

 

Le territoire de Saint-Germain-lès-Arpajon compte trois zones industrielles :

-       les Cochets au Nord,

-       les Grands Bois à l’Est  : créée en 1995, elle est accessible depuis la RD 19 et a une superficie de 50 hectares. Disponibilités foncières: 10 hectares,

-       le Lièvre d’Or au Nord-Ouest : créée en 1992 sur une superficie de 7,5 hectares, elle est accessible depuis la RN20. Extensions possibles: 7 hectares.

 

La commune de Saint-Germain-lès-Arpajon a confié la gestion de deux premières zones d’activités à la Communauté de Communes de l’Arpajonnais, mais reste compétente pour la gestion de la zone d’activités du Lièvre d’Or.

 

Le territoire intercommunal des 14 communes, dispose de nombreux parcs d’activités dont 22 pôles dédiés aux activités économiques, 13 Zones d'Activités sur plus de 120 ha, 60 ha d’extensions possibles, plus de 200 entreprises représentant environ 1800 salariés.

 

2.3.1.12              L’activité agricole

 

La commune comptait, en 1988, 9 exploitations agricoles en activité. Aujourd’hui, plus aucune exploitation agricole n’est présente sur la commune. Seul le plateau Sud-Est est encore destiné à l’agriculture. Cet espace est peu à peu conquis par une urbanisation à vocation industrielle.

 

 

Une personne sur deux est active à Saint-Germain-lès-Arpajon. Le taux d’activités des hommes est en baisse en 1999, tandis que celui des femmes ne cesse de progresser depuis 1982.

 

Le taux d’activité de la commune est inférieur à celui de la Communauté de Communes, mais supérieur à celui du département et de la région.

 

En 1999, la commune possède un taux de chômage élevé et supérieur à celui de la Communauté de Communes et du canton. En 2006, le taux de chômage baisse fortement de 0.6 point.

 

La proportion des employés dans la commune de Saint Germain-lès-Arpajon en 1999 est la même que celle observée à l’échelle de la Communauté de Communes, le canton et le département. On remarque cependant que les ouvriers sont plus représentés dans la commune au détriment des cadres et des professions intellectuelles supérieures.

 

Seul un actif sur dix à Saint Germain-lès-Arpajon travaille dans sa commune de résidence en 1999. La population active de la commune fait preuve d'une forte mobilité en terme de lieu de travail. Cette mobilité s'inscrit à 33.1% en dehors du département. Avec un taux d'emploi très faible (1 emploi pour 3 habitants) Saint Germain-lès-Arpajon affiche les caractéristiques d’une commune résidentielle.

 

La majorité des actifs de Saint-Germain-lès-Arpajon utilisent leur voiture particulière pour se rendre sur leur lieu de travail. Les transports en commun et les deux roues sont peu utilisés. La majorité des ménages de la commune possèdent une voiture particulière.

 

Le tissu commercial de la commune n’est pas très important : l’offre commerciale présente dans le centre-ville n’est pas à l’échelle de la commune, mais est complétée par des commerces des quartiers ou encore ceux présents sur la RN20.

 

Trois zones d’activités sont présentes sur le territoire communal, pour deux desquelles la gestion revient à la Communauté de Communes de l’Arpajonnais. Elles sont implantées aux franges du territoire communal à l’est, au nord, et au nord-ouest.


5.Les équipements publics

 

5.1 Les équipements facteurs de lien social

 

Les équipements administratifs

 

Les équipements administratifs et de services se répartissent essentiellement dans le centre avec La Poste, le centre de PMI, le centre technique municipal, les cuisines centrales, la mairie et l’église. Le cimetière est localisé au nord-est, au delà de la rue des Cendrennes.

La ville dépend directement d’Arpajon pour les équipements de santé (hôpital), maison de retraite, le centre des impôts, la CAF, l’ANPE, commissariat, office de tourisme... ou de communes environnantes : gendarmerie (Egly, Lardy,...).

 

Les équipements scolaires

 

Ecoles

Elémentaires

restauration scolaire

Enfants venant d’une autre commune

 

CP

CE1

CE2

CM1

CM2

 

 

L Babin

48

43

31

39

43

127

10

P Langevin

30

35

31

31

31

110

1

J Curie

37

33

35

40

33

129

5

J Vallès

38

38

29

44

30

104

1

 

Maternelles

 

 

 

PS

MS

GS

TPS

 

 

 

E Triolet

48

53

56

4

 

87

2

J Vallès

45

38

49

 

 

70

5

J Curie

39

39

20

 

 

57

1

 

Sur l’ensemble du territoire, les effectifs scolaires démontrent une part importante des jeunes scolarisés à Saint-Germain-les-Arpajon. Mais ces effectifs se répartissent de manière éclatée du fait des nombreuses écoles éparpillées sur le territoire avec l’école E Triolet dans le centre, J Curie, rue de la commune de Paris, J Vallès au nord-est, vers la rue des Cendrennes et L Babin, rue Babin, dans le centre. L’éclatement des effectifs sur les diverses écoles pose le problème de la stabilisation du nombre de classes.

 

Les enfants scolarisés sur la commune et venant d’une autre commune sont de l’ordre de 25 et viennent des communes environnantes : Brétigny sur Orge, Etrechy, Arpajon, Etampes, Leuville, Boisseaux, Marolles en Hurepoix, Linas, Ste Geneviève des Bois, Plessis Pâté, Ollainville, Vert le Grand, Vert le Petit, Bondoufle.

 

Les enfants suivent leur scolarité au collège Rolland Garros à Saint Germain les Arpajon et au lycée Michelet à Arpajon sauf spécialisées. Certains enfants fréquentent l’école privée d’Arpajon.

La cantine réalise 13500 repas par mois.

 

Il existe un transport scolaire pour les primaires entre le quartier des Folies et les écoles J Curie assuré par la commune et subventionné par le Conseil Général et l’Etat.

Pour le collège, le syndicat intercommunal repris par la CCA assure des transports entre différents quartiers de la ville vers le collège. Une navette transporte les enfants SEGPA vers Ollainville.

N’ayant pas de classe spécialisée sur la commune, les enfants sont dirigés vers Arpajon, Brétigny sur Orge ou Egly.

 

Les équipements de sport et de loisirs

 

La commune est bien pourvue en équipements sportifs. En effet, elle possède 4 stades (stades du Mesnil, des Cendrennes, Gaston Cornu) dont un municipal avec tennis couvert, un gymnase municipal L Babin avec Dojo, un champ de foire (terrain de boules). Une salle d’arts martiaux (route de Leuville) ainsi que des courts de tennis (résidence du Pré Ballon) complètent l’activité sportive.

Depuis le 1er janvier 2005, les communes formant le Syndicat Intercommunal Sportif de l'Arpajonnais ont confié à la Communauté de Communes de l’Arpajonnais la gestion de leurs équipements, c’est désormais les 14 Communes membres de la CCA qui gèrent les stades : Louis BABIN à LA NORVILLE, Gaston CORNU à SAINT GERMAIN LES ARPAJON, L'ORANGERIE à OLLAINVILLE et François FAILLU à EGLY.

 

 

La commune présente un centre de loisirs au sein de l’école maternelle Joliot Curie (rue de la commune de Paris) agréé pour 60 enfants le mercredi et les vacances scolaires ainsi que deux centres de loisirs dans deux écoles élémentaires Louis Babin agréés le mercredi pour 36 enfants de Joliot Curie pour 60 enfants mercredi et pendant les vacances.

L’accueil périscolaire est organisé au sein de diverses écoles :

. maternelles :

-          Joliot Curie : 20 enfants matin et soir

-          Elsa Triolet : 40 enfants matin et soir

-          Jules Vallès maternel : 15 enfants matin et soir

. élémentaires :

-          Joliot Curie : 28 enfants matin et soir

-          Louis Babin : 28 enfants matin et soir

-          Jules Vallès : 20 enfants matin et soir

-          Paul Langevin, 35 enfants matin et soir.

 

Le bois de Chanteloup, situé à l’arrière de la route de Leuville, ainsi que le parc de la mairie sont également deux espaces de loisirs.

 

Les équipements culturels et sociaux

 

De nombreuses associations proposent au fil de l’année quelques événements : forum des associations, salon de l’artisanat et de la gastronomie, spectacle de Noël, festival Hip Hop Vibrations, salon du livre de jeunesse, journée de l’environnement, fête communale.

La programmation culturelle et toutes les manifestations touchant au monde associatif et festif se déroulent au sein de l’espace polyvalent Olympe de Gouges. Cet espace est composé d’une salle principale de 250 places assises et d’une de 150 places environ.

Le gymnase P Langevin fait également office de salle polyvalente.

 

L’école Louis Babin propose également une bibliothèque (Maria Socard Bocquel) et une école de musique (Django Reinhardt), place de l’église. Sur le site du Moulin de la Boisselle, ont pris place une école de danse et le foyer des anciens (rue René Dèclé).

 

Saint-Germain-les-Arpajon présente sur son territoire un centre de formation artisanale.

 

Les équipements pour personnes âgées

 

Une maison de retraite « Résidence de l’Orge » est installée aux abords du centre, rue L Roger. Elle est composée de 74 chambres de 20m2.

 

 

 

 

 

Les équipements de petite enfance

 

Une crèche de 14 places est installée au sein de la commune ainsi qu’un relais assistante maternelle.

 

 

5.2 Les autres équipements

 

Les équipements de défense incendie

 

Sur le territoire communal, la défense incendie est assurée par :

 

            . 2 bouches d’incendie de diamètre 100

            . 354 poteaux d’incendie de diamètre 100

 

29 hydrants privés sont également implantés sur le territoire dont 8 au GCAT les Cochets, 9 au régiment du 121 RT, 1 Chemin des Petites Fontaines Ste Activa, 6 Ets Dentressangle, 3 CHR Hansen et 2 LIDL derrière les bâtiments.

 

Les équipements de gestion de l’eau

 

2.3.1.13              L’eau potable

 

Le Syndicat Intercommunal des Eaux de la Région du Hurepoix assure l’alimentation en eau potable des 74 868 habitants des communes d’Arpajon, Avrainville, Ballancourt-sur-Essonne, Boissy-Sous-Saint-Yon, Breuillet, Breux-Jouy, Cheptainville, Egly, Guibeville, Itteville, Leudeville, Leuville-Sur-Orge, Linas (Chemin Royal Et Grace De Dieu), Marolles-En-Hurepoix, La Norville, Ollainville, Saint-Germain-Les-Arpajon, Saint-Sulpice-De-Favieres, Saint-Vrain, Saint-Yon, Vert-Le-Grand, Vert-Le-Petit.

 

La gestion du service de SIE de la Région du Hurepoix a été confiée à la Compagnie des Eaux et de l'Ozone (Véolia EAU) dans le cadre d’un contrat de type concession en date du 01/01/1989.

 

Le patrimoine du service est constitué de :

> 2 installations de production d’une capacité totale de 28 600 m3 par jour

> 8 réservoirs d’une capacité totale de stockage de 15 700 m3

> 677 kilomètres de canalisations et de branchements

 

Le nombre de clients constaté sur le service d’eau potable au 31 décembre 2006 est de 2158 dont 2126 domestiques, 7 industriels et 25 bâtiments communaux.

 

 

 

Installation de production

Capacité de production (m3/jour)

ITTEVILLE FOSSE SAURET

22  000

ITTEVILLE USINE TRAIT STATION

6 200

Capacité totale de production

28 200

 

Réservoir ou château d'eau

Capacité des réservoirs (m3)

BALLANCOURT

  800

BOIS BLANCS (Cheptainville)

  8 000

CHAMPLAN (Linas)

  4 000

PORTE DE PARIS (Arpajon)

  600

PORTE D'ETAMPES (Arpajon)

  200

SAINT YON

  700

TABOR (Linas)

  700

VERT LE GRAND

  700

Capacité totale des réservoirs

  15 700

 

Installation de reprise, de pompage, ou surpresseur

Débit des pompes (m3/h)

MARCOUSIS BOIS DU FAY

500 / 150 / 350

SAINT GERMAIN LES ARPAJON

250

Surpresseur St Yon

6

 

Canalisations

Linéaire

Longueur totale du réseau (km)

677.7

Longueur d'adduction (m linéaire)

29 847

Longueur de canalisations de distribution (ml)

647 859

 

Branchements

Quantité

Nombre de branchements

22 994

Longueur de branchements (ml)

156 281

 

Compteurs

Nombre

Nombre de compteurs propriété de la société

24 264

 

 

Ressource en eau

Les ressources contribuant à l’alimentation du service de distribution en eau sont les suivantes :

 

Dénomination

Nappe sollicitée

Prise d’eau en Essonne

Rivière Essonne

Forage Mardelle

Calcaires de Saint Ouen

Forage Vaussaux

Calcaires de Saint Ouen

Forage Evangile

Calcaires de Saint Ouen

Forage Fosse Sauret

Calcaires de Saint Ouen

Forage Longue Raie

Calcaires de Saint Ouen

Forage La Cave

Calcaires de Saint Ouen

 

La protection des points d’eau et des captages a été rendue obligatoire par la loi sur l’eau du 3 janvier 1992 (article 13). Cette obligation rejoint l’article L.20 du Code de la Santé Publique qui impose aux collectivités la mise en place de périmètres de protection autour des points utilisés pour l’alimentation en eau potable. L’ensemble des forages, qui participent à l’alimentation du Syndicat, dispose d’un périmètre de protection déterminé par déclaration d’utilité publique :

·          Pour les forages d’AUBIN, l’arrêté de DUP du 21 février 1982 fixe le prélèvement maximum annuel à 1 million de m3 et un prélèvement maximum instantané de 140 litre/seconde, soit 500 m3/heure .

·          Pour les forages de la JUINE, l’arrêté de DUP du 18 janvier 1989 fixe le prélèvement maximum annuel à 2 millions de m3 et un prélèvement maximum instantané de 500 m3/h.

·          Pour l’usine, l’arrêté de déclaration d’utilité publique de la prise d’eau en Essonne a été signé le 9 octobre 2002 par le Préfet de l’Essonne.

Il fixe à 20 000 m3/jour et à 1 000 m3/heure le prélèvement maximum autorisé.

 

Usines de traitement

L’usine d’Itteville :

L’eau de l’Essonne ainsi que l’eau des forages d’Aubin est traitée à l’usine d’Itteville. Cette unité, d’une capacité de production de 1 500 m3/h, est entièrement automatisée et télésurveillée.

 

L’usine d’Itteville dispose d’une station de mesure en continu de la qualité de l’eau brute. Cette station, située au lieu-dit Aubin sur la Commune d’Itteville à environ 1200 ml de la prise d’eau, mesure en continu 9 paramètres représentatifs de la qualité de l’eau de l’Essonne.

 

L’usine de déferrisation de la Juine :

L’eau captée dans la nappe des calcaires de Saint Ouen contient du fer et du baryum. Cette eau subit un traitement de déferrisation et une désinfection au niveau de la station de déferrisation de la Fosse Sauret.

De plus, elle est mélangée à l’eau produite par l’usine d’Itteville. Ce mélange est réalisé à la station de la Fosse Sauret et au niveau du réservoir des Bois Blancs.

 

Véolia assure l’entretien et la désinfection des réservoirs ainsi que l’entretien et les travaux liés du reste du patrimoine.

 

 

2.3.1.14              L’eau usée

 

La gestion du service d’assainissement de la commune est assurée par l’agence Véolia Eau Essonne. Sur le territoire communal, le service délégué est le service publique de collecte des eaux usées ainsi que la collecte des eaux pluviales. Les entités locales de Véolia Eau sont certifiées ISA 9001.

 

Le délégataire assure le service d’assainissement pour les 8227 habitants de la commune.

Le patrimoine du service est constitué de :

 

>         22 925 ml de réseaux d’eaux usées,

>         15 651 de réseaux d’eaux pluviales,

>         2 postes de relèvement (résidence du Pré aux Canes, la petite Folie)

>         1 poste de refoulement (résidence Louis Aragon) dont l’hydraulique et les pompes sont vétustes et donc à renouveler,

>         1 siphon (rue Eugène Lagauche)

 

Les eaux usées générées sur la commune sont rejetées dans le collecteur du SIVOA (Syndicat Intercommunal de la vallée de l’Orge Aval).

Les eaux pluviales sont rejetées dans la Rémarde et dans l’Orge.

La commune est adhérente du Syndicat Intercommunal de la Vallée de l’Orge Aval pour :

 

>         le transport de ses affluents dont la dépollution est réalisée à l’usine de Valenton gérée par le SIAAP (Syndicat Intercommunal Interdépartemental pour l’assainissement de la région parisienne).

>         le transport et l’évacuation des eaux pluviales dans l’Orge.

 

Le nombre de clients constaté sur le service d’assainissement collectif au 31 décembre 2006 est de 2022 dont 1978 domestiques, 6 industriels et 20 bâtiments communaux.

 

L’agence Véolia assure un curage annuel préventif :

>         des canalisations qui garantit un libre écoulement des eaux au minimum à hauteur de 90% des sections nominales des canalisations sur tout le réseau,

>         des ouvrages et accessoires du réseau tels que les grilles, les avaloirs et les postes de relèvement.

 

 

Les équipements de gestion des déchets

 

Depuis 1996, la politique de gestion des déchets s’est considérablement renforcée et a pris un nouveau tournant en octobre 2003, après l’approbation du Plan d’élimination des déchets ménagers et assimilés de l’Essonne et l’approbation de nouvelles orientations pour la politique départementale. La «prévention des déchets » fait partie des grandes priorités de cette politique.

 

Chaque année, un Essonnien produit en moyenne 550 kg de déchets. Cette demi-tonne est composée d’éléments très différents qui ne doivent pas être mélangés. C’est pour cette raison que le tri et la collecte sont deux étapes fondamentales de la gestion des déchets.

 

2.3.1.15              La collecte des déchets

 

645 000 tonnes de déchets ménagers par an sont éliminées, en Essonne, par 8 syndicats intercommunaux. 
44% sont incinérés pour fournir de l’énergie,

31% sont stockés en décharge,

14% sont recyclés, 

11% sont compostés ou méthanisés.

 

2.3.1.16              Le traitement des déchets

 

La Communauté de communes est compétente en matière d’élimination et valorisation des déchets des ménages et déchets assimilés (collecte et traitement).

La commune dépend du SIREDOM (Syndicat Intercommunal pour la revalorisation et l’Elimination des Déchets et des ordures ménagères) situé à Morangis. Un projet de déchetterie est prévu sur la commune, il devrait s’implanter dans la zone d’activités des Cinquante Arpents située à l’Est de la commune.

 

 

La commune de Saint-Germain-les-Arpajon supporte un bon niveau d’équipements publics, répartis entre le centre-ville où sont présents la majorité des équipements administratifs et de services, et les quartiers qui accueillent des équipements sportifs, de loisirs, ou encore  scolaires.

 

Les écoles sont éparpillées sur le territoire. L’éclatement des effectifs entre les diverses écoles pose le problème de la stabilisation du nombre de classes.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

troisième partie :
Les dispositions à prendre en compte


1. Les lois nationales et les documents supra-communaux 

 

1.1 Les lois nationales qui s’imposent

 

La loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain – N° 2000-1208 du 13 décembre 2000.

 

La Loi  de Solidarité et Renouvellement Urbains (S.R.U) : article 4 : les Plans Locaux d'Urbanisme (P.L.U.) (article L.123.1 à L.123.20) – modifié par la Loi Urbanisme et Habitat du 2 Juillet 2003.

 

Les P.L.U. sont constitués de plusieurs documents dont les objectifs sont les suivants :

 

1. Exposer le diagnostic :

 

- il est établi au regard des prévisions économiques et démographiques

- il prend en compte un volet environnemental

- et il précise les besoins répertoriés en matière de développement économique, d'aménagement de l'espace, d'environnement, d'habitat, de transports, d'équipements et de services.

 

2. De présenter le Projet d'Aménagement et de Développement Durable. Ce document définit le projet communal mais n’est pas opposable au tiers.

 

3. Fixer les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols permettant d'atteindre les objectifs de la loi. Elles peuvent notamment comporter :

- l'interdiction de construire,

- la délimitation des zones urbaines ou à urbaniser,

- la délimitation des zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger,

- la définition des règles concernant l'implantation des constructions.

 

4. Etre compatibles avec les dispositions des Schémas de Cohérence Territoriale (S.Co.T.), les Programmes Locaux de l'Habitat (P.L.H.), les Plans de Déplacements Urbains (P.D.U.).

 

5. Avoir la possibilité d'instituer des servitudes dans les zones urbaines, ce qui consiste à :

- interdire les constructions ou installations,

- réserver des emplacements en vue de la réalisation d'un programme de logements,

- indiquer la localisation prévue des voies et des ouvrages publics, les installations d'intérêt général, les espaces verts à créer ou à modifier en délimitant les terrains concernés.

 

6. Intégrer les Zones d'Aménagement Concerté  (suppression des  P.A.Z. : Plans d'Aménagement de Zone )

 

La loi d’orientation sur la ville, la loi relative à la diversité de l’habitat et la loi d’orientation relative à la lutte contre les exclusions du 13 juillet 1991

 

La loi d'orientation pour la Ville du 13 juillet 1991 affirme la nécessaire prise en compte des préoccupations d'habitat dans tous les documents d'urbanisme, dans le respect de principes d'équilibre, de diversité et de mixité et avec pour objectif général d'assurer sans discrimination aux populations résidentes et futures des conditions d'habitat, d'emploi, de services et de transport répondant à la diversité de leurs besoins et leurs ressources.

 

 

 

Equilibre du bassin de vie et d'habitat

La recherche de l'équilibre doit se concevoir à une échelle intercommunale et, au-delà de l'aspect central du logement, doit prendre en compte toutes les composantes du concept habitat : équipement et services, loisirs, vie sociale, paysages, communication, emploi.

 

Diversité des besoins et de l'offre

La notion de diversité repose sur la prise en compte des situations de l'ensemble des habitants dans toutes leurs spécificités pour permettre à chacun l'accès au logement correspondant à ses besoins.

 

Mixité des populations

La notion de mixité affirme la nécessité d'assurer à tous les habitants des conditions de vie et d'habitat favorisant la cohésion sociale et de nature à éviter ou réduire tout phénomène de ségrégation, qu'il ait pour origine l'âge des populations, leurs ressources ou toute autre cause.

 

La loi n°2005-32 du 18 janvier 2005 relative à la programmation pour la cohésion sociale

 

 

Elle prévoit la mise en œuvre d’un programme national d’urgence pour le logement locatif social portant sur la création de 500 000 nouveaux logements sociaux pour la période 2005-2009, soit

100 000 nouveaux logements sociaux par an en moyenne, en plus du programme pour la rénovation urbaine.

 

Les dispositions du futur plan local d’urbanisme devront permettre de répondre à cet objectif par les outils suivants :

§  L’instauration d’emplacements réservés en vue de la réalisation de programme de logements dans le respect des objectifs de mixité sociale (article L. 123-2b du CU), c’est-à-dire en organisant la répartition du logement social dans les différents quartiers. La mise en œuvre de cette servitude de mixité sociale ne peut se faire qu’en zone urbaine. Son bénéfice est la collectivité au regard du droit de délaissement ouvert au propriétaire, en contrepartie de l’instauration de la servitude.

§  L’institution d’un droit de préemption urbain (DPU). Ce droit de préemption exercé en vue de la réalisation d’actions ou d’opérations d’aménagement définis à l’article L. 300-1 du Code de l’urbanisme permet la mise en œuvre d’une politique de l’habitat. Pour inciter à une politique active de logement, surtout à caractère social, la loi SRU a allégé les exigences de motivation pour les préemptions visant à mettre en œuvre les actions liées au PLH (article L. 210-1 CU).

 

§  L’établissement de règles permettant une constructibilité suffisante des parcelles (COS, prospects, hauteur, emprise du sol…), de manière à favoriser la création de logements en général et de logements sociaux en particulier.

 

§  La dérogation aux obligations du plan local d’urbanisme en matière de COS, en autorisant un dépassement de 20% dans le respect des autres règles pour permettre la réalisation de logements locatifs sociaux bénéficiant de prêts aidés de l’Etat au sens du code de la construction et de l’habitat (article L. 127 CU). Cette disposition est rendue applicable par délibération du conseil municipal.

 

§  La poursuite du développement de l’acquisition - amélioration pour la réalisation de logements sociaux.

 

 

Loi relative à la lutte contre l’exclusion

 

L’objectif de cette loi est de garantir sur l’ensemble du territoire, l’accès effectif de tous aux droits fondamentaux dans les domaines de l’emploi, du logement, de la protection de la santé, de la justice, de l’éducation, de la formation et de la culture, de la protection de la famille et de l’enfance.

 

L’article 46 de la loi du 29 juillet 1998 offre la possibilité de ne pas imposer la réalisation d’aires de stationnement à l’ensemble des logements locatifs sociaux ainsi qu’aux travaux de transformation ou d’amélioration de bâtiments affectés à ces logements ; il permet, nonobstant les dispositions du plan local d’urbanisme, de ne pas imposer plus d’une aire de stationnement par logement lors de la construction de logements locatifs financés avec un prêt aidé de l’Etat.

 

Le décret 99-266 du 1er avril 1999 précise que, s’agissant des travaux de transformation ou d’amélioration de bâtiment affectés à des logements locatifs aidés, les obligations en matière de réalisation d’aires de stationnement ne sont pas applicables à ces travaux, même si ceux-ci s’accompagnent de création de surface hors-œuvre nette (SHON) dans la limite d’un plafond de 50% de la SHON existante avant le commencement des travaux.

 

Les dispositions sont codifiées à l’article L.421-3 du code de l’urbanisme.

 

 

La loi n°2000-614 du 05 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage

 

Dans son article 28, la loi du 31 mai 1990 dispose que les communes de plus de 5 000 habitants doivent prévoir les conditions de passage et de séjour des gens du voyage sur leur territoire et réserver des terrains à cet effet.

 

Le Schéma Départemental d’accueil des gens du voyage, adopté par arrêté préfectoral en date du 29 janvier 2003, impose une aire de stationnement aux communes de plus de 5 000 habitants. Les 14 communes ont décidé, lors du conseil communautaire du 19 mai, de participer au financement de 64 places réparties sur 4 aires, en prenant la compétence « aires d’accueil des gens du voyage » au 1er  janvier 2006. L’accompagnement social, notamment la scolarisation et l’aide à la personne, sera réparti entre toutes les communes suivant des modalités à définir. La Communauté de Communes de l’Arpajonnais assurera ainsi la création, l’aménagement et la gestion des projets à venir, en tant que maître d’ouvrage, en lieu et place des communes concernées.

La Loi n°93-24 du 8 janvier 1993 relative à la protection et la mise en valeur des paysages

 

Le Plan Local d’Urbanisme devra prendre en compte la loi du 8 janvier 1993 sur la protection et la mise en valeur des paysages, ce qui nécessite une analyse des paysages et des sites urbains et naturels de qualité existants.

 

La Loi du 31 décembre 1992 relative à la protection contre le bruit

 

Le bruit reste aujourd’hui une des premières nuisances ressenties par les habitants des zones urbaines. C’est le bruit des transports qui est le plus fortement ressenti, même si ce n’est pas celui qui engendre le plus de plaintes spontanées, étant souvent considéré comme une fatalité.

 

La loi bruit du 31 décembre 1992 a fixé les bases d’une nouvelle politique pour se protéger contre le bruit des transports :

 

-          les maîtres d’ouvrage d’infrastructures doivent prendre en compte les nuisances sonores lors de la construction des voies nouvelles et la modification de voies existantes, et s’engager à ne pas dépasser des valeurs de niveau sonore (article 12 de la loi bruit, décret 95- 22 du 9 janvier 1995, arrêté du 5 mai 1995);

 

-          les constructeurs de bâtiments, quant à eux, ont l’obligation de prendre en compte le bruit engendré par les voies bruyantes existantes ou en projet, en dotant leur construction d’un isolement acoustique, adapté par rapport aux bruits de l’espace extérieur (article 13 de la loi bruit, décret 95-20 et 95-21 du 9 janvier 1995, arrêté du 9 janvier 1995 et du 30 mai 1996).

 

Le code de l’environnement, notamment son article L. 571-10, prévoit un recensement et un classement des infrastructures de transport terrestres en fonction de leurs caractéristiques sonores et du trafic.

 

En application de la loi du 31 décembre 1992 et notamment ses articles 13 et 14 et ses décrets d’application, les classements sonores de la voirie nationale, de la voirie départementale et du réseau ferroviaire et sites propres de transport en commun ont été approuvés le 3 janvier 2002 par arrêtés préfectoraux.

 

Ces arrêtés (20 mai 2003 pour le réseau ferroviaire et 28 février 2005 ( pour le réseau routier) précisent les secteurs du territoire communal affectés par le bruit lié à ces infrastructures qui devront être reportés.

 

Les voies concernées sur le territoire sont :

RN 20 : classée catégorie 2

RD 152 : classée catégorie  3 et 4

RER C4 : classée catégorie 3

RER C6 :  classée catégorie 1

 

La Loi relative à l’élimination des déchets et à la récupération des matériaux du 15 juillet 1975, modifiée par les lois du 13 juillet 1992 et du 2 février 1995

 

La loi relative à l’élimination des déchets et à la récupération des matériaux modifiée dispose que les décharges traditionnelles sont supprimées depuis le 1er juillet 2002. Au-delà de cette date, ne pourront être autorisés que les centres de stockage pour déchets ultimes.

 

La révision du plan d’élimination des déchets ménagers et assimilés de l’Essonne, sous compétence du conseil Général depuis le 24 juin 1999, a été approuvé le 19 novembre 2002. Le PDEDMA souligne que l’Essonne ne dispose pas de capacité d’enfouissement de classe II pour l’élimination de déchets ultimes. Cela concerne les refus de tri non incinérable des entreprises et l’élimination de déchets encombrants non valorisables.

 

La Loi relative au renforcement de la protection de l’environnement du 2 février 1995

Le P.P.R. est institué par la loi n° 95-101 du 2 février 1995 modifiant la loi n°87-565 du 22 juillet 1987. Il délimite les zones du territoire exposées aux risques naturels. Il prévoit également les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde à mettre en œuvre par les propriétaires et les collectivités locales ou les établissements publics.

La loi du 2 février 1995 porte sur les risques naturels prévisibles tels que les inondations, les mouvements de terrain, les avalanches, les incendies de forêt, les séismes, les éruptions volcaniques, les tempêtes ou les cyclones.

 

 

L’article 52 de cette loi (article L.111-1-4 du code de l’urbanisme) prescrit qu’en dehors des espaces urbanisés des communes, les constructions ou installations sont interdites dans une bande de cent mètres de part et d’autre d l’axe des autoroutes, des routes express et des déviations, au sens du code de la voirie routière, et de soixante quinze mètres de part et d’autre de l’axe des autres routes classées à grande circulation.

Toutefois, la loi prévoit que ces marges de recul ne sont pas applicables aux zones sur lesquelles les communes ont mené une réflexion préalable et globale pour l’aménagement futur des abords des axes routiers à fort trafic. Cette réflexion doit se traduire dans les documents d’urbanisme pas des règles justifiées et motivées, au regard notamment des nuisances, de la sécurité et de la qualité architecturale ainsi que de la qualité de l’urbanisme et des paysages.

Ces dispositions (L.111-1-4) sont applicables, depuis le 1er janvier 1997, aux autorisations d’occuper le sol.

Les voies concernées sur le territoire sont :

RN 20 : 2X 100 m de part et d’autre

RD 152 : 2x 75 m de part et d’autre.

Les zones à urbaniser qui ont été inscrites le long de la RN20 du temps du POS (quartier Folies et ZAC du Lièvre d’Or) n’ont pas été concernées car elles s’inscrivent dans la continuité de l’urbanisation existante. Aucun nouveau projet n’est concerné.

La Loi sur l’Air et l’utilisation rationnelle de l’énergie du 30 décembre 1996

 

 

La loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie vise à prévenir, surveiller, réduire ou supprimer les pollutions atmosphériques, à préserver la qualité de l’air et à ces fins, à économiser et à utiliser rationnellement l’énergie. En particulier l’article 20 impose à l’occasion des réalisations ou des rénovations de voies urbaines, à l’exception des autoroutes et des voies rapides, de mettre au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants, en fonction des besoins et contraintes de la circulation.

 

 

La loi aborde les thèmes de surveillance, information, objectifs de qualité de l’air, seuils d’alerte et valeurs limites.

Les outils de planification sont notamment constitués par des Plans Régionaux pour la Qualité de l’Air, les Plans de Protection de l’Atmosphère, les Plans de Déplacements Urbains (obligation d’élaborer un PDU pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants).

 

 

La loi sur l’eau du 3 janvier 1992 modifiée par la loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006

 

La loi sur l’eau définit une gestion équilibrée de la ressource en eau dont les objectifs généraux sont fixés par un Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) à l’échelle d’un bassin ou d’un regroupement de bassins. Ce document est élaboré à l’initiative du Préfet, coordinateur de bassin, dans un délai de cinq ans à compter de la publication de la loi.

 

Cette loi rappelle l’obligation de gérer l’eau comme un élément du patrimoine.

Un schéma global touchant l’eau est nécessaire, cela concerne :

-          La protection des nappes et forages.

-          L’organisation des rejets dans les rivières, avec un objectif de qualité pour ces dernières, ce qui touche l’assainissement de chaque commune,

-          L’aménagement des drainages, la protection des zones humides,

-          La protection contre les inondations et la préservation des zones d’expansion des crues.

 

Sur l’urbanisme, les incidences de la Loi sur l’Eau sont diverses. Les plus importantes sont :

 

L’alimentation en eau potable : La loi fait obligation d'instaurer officiellement, par arrêté de Monsieur le Préfet, des périmètres de protection de tous les captages publics utilisés pour l'alimentation en eau potable dans un délai de 5 ans à compter du 3 janvier 1992.

Ces périmètres sont retranscrits en servitudes.

 

La délimitation se fait après étude par un hydrogéologue agréé. Trois périmètres sont institués :

- un périmètre de protection immédiat qui doit être acquis en pleine propriété par la collectivité et où toute activité et construction sont interdites en dehors de celles inhérentes au prélèvement d'eau.

- un périmètre de protection rapproché à l'intérieur duquel des précautions quant à l'urbanisation et aux activités sont prescrites et des acquisitions de parcelles sont souhaitables.

- un périmètre de protection éloigné à l'intérieur duquel des contraintes peuvent être imposées.

 

En l'absence de périmètres de protection régulièrement instaurés par arrêté préfectoral, il importe néanmoins que tous les points d'eau d'adduction collective destinés à l'alimentation humaine reçoivent un classement spécifique de façon à protéger la ressource.

 

L’assainissement : les communes de plus de 2000 habitants ont l’obligation de collecter et de traiter les eaux usées, en mettant en place une filière complète d’assainissement selon un échéancier.

 

L'article L 222-4-8 du Code Général des Collectivités Territoriales fait obligation aux communes de prendre en charge les dépenses relatives aux systèmes d’assainissement collectif et les départements contrôlent les systèmes d’assainissement non collectif. Les communes peuvent prendre en charge également les dépenses des systèmes d’assainissement non collectif.

 

 

La Loi d’orientation agricole

 

L’article 111 de la loi d’orientation agricole du 09 juillet 1999 a modifié l’article L 112.3 du code rural. Cet article stipule qu’un plan local d’urbanisme susceptible d’entraîner une réduction des espaces agricoles ou forestiers lors de son élaboration, sa révision ou sa modification, doit faire l’objet d’un avis de la Chambre d‘Agriculture ou du Centre Régional de la propriété forestière avant d’être approuvé.

 

 

Loi d’orientation forestière

 

L’article 27 de la loi d’orientation forestière du 09 juillet 2001 prévoit la gestion forestière des bois et forêts des particuliers. Il précise que toute opération volontaire ou accidentelle ayant pour effet de détruire l’état boisé d’un terrain et de mettre fin à sa destination forestière est soumise aux dispositions du défrichement et nécessite une autorisation au titre du code forestier avant toute autre autorisation administrative exceptée celle relative aux installations classées.

 

 

 

1.2 Les documents supra communaux

Le SDRIF

L’aménagement de la Région Ile-de-France repose sur les principes qui ont conduit à l’élaboration du SDAU de 1965, modifié en 1969, mis à jour en 1975 puis approuvé en 1976. Ce SDAURIF a été mis en révision à partir de juillet 1989, révision approuvée par décret le 26 avril 1994.

 

Le Schéma Directeur de la Région Ile-de-France a permis de recadrer les objectifs de développement de la Région de façon concertée entre les services de l’Etat, de la Région, des Départements et des communes regroupées dans le cadre des Syndicats Intercommunaux d’Etudes et de Programmation (SIEP).

 

Sur la commune de Saint-Germain-les-Arpajon, le SDRIF prévoit des espaces partiellement urbanisables, ouverts à l’urbanisation à 30% dès 2003 et à 60% en 2015. Il prévoit également des espaces urbanisables à 100% ouverts à 50% dès 2003 et en totalité en 2015. Les espaces verts foncés du SDRIF ainsi que les espaces paysagers identifiés seront à protéger.

Le PDU

 

Le Plan de Déplacement Urbain de la région Ile-de-France a été adopté par arrêté inter-préfectoral le 15 décembre 2000.

 

Le PDU définit les principes d’organisation des déplacements de personnes et du transport des marchandises, de la circulation et du stationnement. Il fixe des objectifs, il établit une méthode et une organisation, il détermine les principaux chantiers à mener, il prévoit des financements.

Les mesures proposées ont pour but d’améliorer les transports collectifs, de favoriser les modes de déplacements « doux » - vélo et marche à pied – et ainsi diminuer le trafic automobile.

 

Parallèlement au plan de déplacement urbain, une démarche locale peut être engagée pour intégrer les recommandations faites dans ce projet de déplacement urbain et répondre aux préoccupations de la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie.

 

Les objectifs sont les suivants :

 

-          diminuer le trafic automobile par la promotion de modes de transports combinés et alternatifs

-          aménager et exploiter le réseau principal de voirie afin de rendre plus efficace son usage,

-          organiser le stationnement sur le domaine public, sur voirie et souterrain,

-          réduire les impacts du transport et de la livraison de marchandises.

 

Concernant l’Ile-de-France, le plan de déplacement urbain est élaboré à l’initiative de l’Etat.

 

Ce PDU vise à :

-          une diminution de 5% du trafic automobile pour les déplacements à l’intérieur de Paris et départements de la petite couronne, et une diminution de 2% pour les déplacements internes à la grande couronne et entre la petite et grande couronne.

-          une augmentation de l’usage des transports collectifs de 2% en déplacements

-          une augmentation de 10% de la part de marche pour les petits trajets, le doublement de l’utilisation du vélo

-          une augmentation de 3% de la part de tonnages de marchandises acheminées par voie d’eau et le fer.

 

Le territoire communal est concerné par un Plan Local de Déplacement. En effet, en 2004, la Communauté de Communes de l’Arpajonnais a lancé l’étude « l’Elan d’un Territoire » composée de deux volets : l’un relatif à l’aménagement du territoire, l’autre lié aux déplacements.

Un diagnostic ciblé de l’Arpajonnais a été élaboré. Il a permis de mettre en avant les grands enjeux du territoire en termes d’habitat, de développement économique, d’équipements et de services à la population, d’environnement et de déplacements.

Le Plan Local de Déplacements a été validé par le Conseil Communautaire le 3 mai 2007.

 

Le diagnostic du PLD met en avant quatre grandes problématiques :

-          un système de transport collectif lourd à valoriser par une politique d’aménagement du territoire adapté,

-          un réseau de bus et de cars foisonnant et complexe mais une offre globale relativement faible (la RD 152 assurant la relation Arpajon-Brétigny fait l’objet d’un comité d’axe TC, ligne 91.04 du Département),

-          un réseau de voirie dont il faut affirmer les fonctions et les vocations mais qui s’inscrit dans un faisceau de contraintes lourdes,

-          le stationnement : la gestion du rabattement sur les gares RER, la problématique du stationnement dans les aménagements urbains et les documents d’urbanisme, le stationnement à Arpajon

 

Trois axes d’actions majeures ont été identifiés dans le PLD :

 

ð Intégrer l’Arpajonnais dans le réseau des pôles d’excellence de la Région et du Département de l’Essonne,

-          améliorer les relations avec Paris et le Nord Essonne : aménager la RN 20 en faveur des transports en commun (site propre), ouvrir d’autres liaisons en transports en commun vers le nord Essonne

-          améliorer les relations avec l’est de l’Essonne : aménager la RD 19 et améliorer les liaisons en transport en commun entre l’Arpajonnais et l’Est Essonne Arpajon-Evry

ð Satisfaire les besoins fondamentaux de déplacements des habitants et usagers à l’intérieur de la communauté

-          contractualiser un réseau de TC communautaire réorganisé et identifiable

-          définir un réseau vert communautaire sur le territoire de l’Arpajonnais

-          valoriser l’usage des réseaux TC et vert par l’aménagement de leurs points d’échanges avec le territoire

-          valoriser l’usage des réseaux TC et vert par des dispositifs et des équipements de sécurité, d’accessibilité et d’information

ð Organiser et maîtriser le trafic automobile et de poids lourds par une stratégie cohérente d’aménagement et de gestion de la voirie compatible avec les objectifs du projet de territoire.

-          définir une hiérarchisation du réseau de voirie communautaire

-          aménager les axes du réseau de voirie d’intérêt communautaire (TC et circulations douces)

-          organiser le stationnement automobile aux gares sur voirie et dans le domaine privé (PLU)

-          Inciter les entreprises à l’élaboration de plans de mobilité

ð Assurer les conditions de mise en oeuvre du PLD

-          organiser la concertation pour mettre en oeuvre les projets d’aménagement

-          organiser des campagnes de sensibilisation et communication

 

Le PLH

 

La Communauté de communes de l’Arpajonnais a lancé une réflexion pour l’élaboration d’une politique en matière de logement et d’habitat. La démarche d’élaboration du programme local de l’habitat (PLH) a ainsi été lancée en janvier 2007 à son initiative.

 

Le diagnostic constitue la première étape de l’élaboration du programme local de l’habitat de la Communauté de Communes de l’Arpajonnais. Ce diagnostic, relatif au fonctionnement du marché du logement et de l’habitat et à son environnement, a permis de relever quelques grandes tendances locales :

-          une urbanisation fortement consommatrice d’espace

-          une croissance démographique continue depuis 1968, mais inégale selon les communes

-          des migrations alternantes importantes dues au déficit d’emploi

-          une attractivité envers les familles, déterminée par la spécialisation du parc de logements (prédominance d’habitat individuel privé et de propriétaire occupants)

-          une tendance à la décohabitation et au vieillissement de la population qui ne trouvent pas de réponses sur le territoire

-          des secteurs du parc de logements peu ou pas assez développé compte tenu de la demande (locatif privé) sur un marché immobilier très tendu

-          des attentes de publics spécifiques (gens du voyages, personnes à mobilité réduite, personnes âgées)

 

Ce diagnostic révélait ainsi les enjeux majeurs suivants :

-          maîtriser le développement local et endiguer la consommation d’espace,

-          accueillir des populations aux structures d’âge diversifiées pour un développement équilibré du territoire et développer une offre nouvelle de logements pour accueillir de nouvelles populations mais également pour répondre aux besoins des populations actuelles (desserrement des ménages) et éviter des diminutions de la population dans certaines communes ;

-          maintenir et développer l’emploi, en accompagnant les projets de développement économique par une offre en logements suffisante et adaptée : répondre à des profils d’emploi variés ;

-          agir en matière de logement et de foncier.

-          développer une offre de logements diversifiée à l’échelle infra-communautaire, (produits/typologies/localisation)  afin de garantir une mixité sociale à l’échelle communale,

-          répondre aux attentes des publics spécifiques, notamment aux besoins des gens du voyage, sédentaires, semi-sédentaires ou itinérants.

 

 

Le Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux


Le S.A.G.E Orge Yvette, est un document qui fixe les règles générales pour les différents usages de l'Eau et la gestion des milieux aquatiques à l'échelle du bassin versant de la rivière.
Il cherche à maîtriser l'altération des milieux aquatiques, les pollutions d'origine domestiques, industrielles et agricoles, les risques d'inondations, et engendre la volonté d'une gestion cohérente des ressources pour le présent et l'avenir, face à la forte croissance de la population et la diversité des activités humaines.

Le SAGE a été élaboré par la CLE (Commission Locale de l'Eau) Orge Yvette mise en place par arrêté préfectoral le 20 janvier 1999, renouvelé le 20 janvier 2005.

Faisant partie du Schéma d'Aménagement des Eaux Seine-Normandie, son périmètre à été fixé le 6 août 1997. Ainsi, il s'applique sur 116 communes du bassin versant de l'Orge, d'une superficie totale de 950 km2 de l'Essonne et des Yvelines occupés par 728 400 habitants, dont la commune de Saint-Germain-lès-Arpajon.

 

Voir carte « Le périmètre du SAGE d’ Orge-Yvette »

 

 


2. Les servitudes, les contraintes et les risques liés au territoire

 

Voir la carte des contraintes et servitudes

 

2.1 Les servitudes d’utilité publique

 

La commune est concernée par les servitudes suivantes.

 

AC2

Site et monument naturel inscrit

Parc du château de Chanteloup

AC1

Monument historique classé

Halles d’Arpajon

Monument historique inscrit

Eglise de Saint Germain-lès-Arpajon

Eglise d’Arpajon

Porte cochère au 1 rue Gambetta à Arpajon

Façade et toiture de la maison du XVème siècle au 12 place du marché à Arpajon

I4

Lignes électriques 90Kv

Bellevue – Villejust A1

Bellevue –Villejust A2

Arpajon – Bellevue

Arpajon – Villejust

 

Lignes électriques 225 Kv

Cirroliers – Villejust

Cirroliers – Liers

Lignes électriques 400 Kv

 

Cirroliers – Villejust 1

Cirroliers – Villejust2

 

Poste de transformation

T1

Chemin de fer

Lignes RER

A4

Terrains riverains des cours d’eau

L’Orge

La Boële

I3

Canalisations de transport de gaz

Brétigny-sur-Orge – Arpajon

DP de l’antenne d’Arpajon – Arpajon

Linas – Ollainville

PT1

Transmission radioélectrique (perturbation électromagnétique)

Centre de Brétigny – aérodrome

PT2

Transmission radioélectrique

Faisceau hertzien Paris-Bourges

Fort de Romainville – Boissy-sous-Saint-Yon

T4/T5

Servitude aéronautique de balisage et de dégagement

Aérodrome d’Orly et de Brétigny

EL11

Servitude grevant les propriétés riveraines

Déviation d’Arpajon

PMI

Plan d’exposition aux risques naturels

Vallée de l’Orge inférieure

 

 

2.2 Les contraintes environnementales

Les Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique

 

Le Parc du Château de Chanteloup est un site inscrit dans une Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (Z.N.I.E.F.F) de type 2 n°1599 dénommé « Vallée de l’Orge de Dourdan à la Seine ». Dans cette zone, il importe de tenir compte du domaine vital de la faune sédentaire et migratrice.

 

Les périmètres de protection des captages

 

La commune de Saint Germain-lès-Arpajon est en partie située dans les périmètres de protection du captage n°02196x0071 France Ponte F2.

 

 

Les eaux de ruissellement

 

Le territoire de Saint Germain-lès-Arpajon est classé en « zone de ruissellement urbain à maîtriser » au Schéma Directeur de la Région Ile de France.

 

 

Les risques d’inondations

 

Le territoire de Saint Germain-lès-Arpajon est couvert par un Plan d’exposition aux risques d’inondations de la vallée de l’Orge inférieure (P.E.R.I) approuvé par arrêté préfectoral le 13 décembre 1993. Ce PERI vaut servitude d’utilité publique.

 

Les catastrophes naturelles

Le site prim.net du ministère de l’environnement, du développement et de l’aménagement durable fait état de 10 arrêtés de catastrophes naturelles concernant Saint Germain-lès-Arpajon.

Il s’agit principalement d’inondation et de coulée de boue.

 

Type de catastrophe

Début le

Fin le

Arrêté du

Sur le JO du

Inondations et coulées de boue

08/12/1982

31/12/1982

11/01/1983

13/01/1983

Inondations et coulées de boue

09/04/1983

18/04/1983

21/06/1983

24/06/1983

Inondations et coulées de boue

10/08/1986

10/08/1986

11/12/1986

09/01/1987

Inondations et coulées de boue

23/07/1988

23/07/1988

19/10/1988

03/11/1988

Mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse

01/06/1989

31/12/1990

14/05/1991

12/06/1991

Mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols

01/01/1991

31/01/1997

19/09/1997

11/10/1997

Inondations et coulées de boue

31/05/1992

31/05/1992

16/10/1992

17/10/1992

Inondations et coulées de boue

18/07/1994

18/07/1994

28/10/1994

20/11/1994

Inondations, coulées de boue et mouvements de terrain

25/12/1999

29/12/1999

29/12/1999

30/12/1999

Inondations et coulées de boue

06/07/2001

07/07/2001

26/04/2002

05/05/2002

 

Risques liés au retrait-gonflement des argiles

 

La commune est soumise aux aléas liés au retrait gonflement des argiles. Les coteaux de la vallée de l’Orge sont soumis à des aléas forts.

 

2.3 Les contraintes urbaines

Les Zones d’Aménagement Concerté

 

Le territoire communal comporte quatre Zones d’Aménagement Concerté (Z.A.C) :

-       La Z.A.C de Chanteloup approuvée en 1995.

-       la Z.A.C Le Lièvre d’Or approuvée en juin 1992 destinée à l’implantation d’activité économique.

-       la Z.A.C du quartier des Gournais, approuvée en février 2005, destinée à la réalisation de logements, dont du logement social.

-       la Z.A.C du quartier des Folies, approuvée en février 2005, destinée à la réalisation de logements, dont du logement social.

 

A ce titre, le Plan Local d’Urbanisme devra prendre en compte les plans d’aménagement existants ainsi que la réglementation qui s’y applique. Ces périmètres seront également reportés dans les annexes du dossier.

Les Gens du voyage

 

Le Schéma Départemental d’accueil des gens du voyage, adopté par arrêté préfectoral en date du 29 janvier 2003, impose une aire de stationnement aux communes de plus de 5 000 habitants. Les 14 communes ont décidé, lors du conseil communautaire du 19 mai, de participer au financement de 64 places réparties sur 4 aires, en prenant la compétence « aires d’accueil des gens du voyage » au 1er  janvier 2006. L’accompagnement social, notamment la scolarisation et l’aide à la personne, sera réparti entre toutes les communes suivant des modalités à définir. La Communauté de Communes de l’Arpajonnais assurera ainsi la création, l’aménagement et la gestion des projets à venir, en tant que maître d’ouvrage, en lieu et place des communes concernées.

Les nuisances sonores

 

Avec le développement de la société moderne (urbanisme, transports…), le bruit est de plus en plus perçu comme une nuisance majeure.

 

Au vu de leur forte fréquentation, la RN20 et la RD152 ont été classées « voies bruyantes » par arrêté préfectoral du 28 février 2005. La RN20 est classée en catégorie 2 et la RD152 en catégorie 3 et 4.

 

Par arrêté préfectoral du 20 mai 2003, la voie ferrée du RER C est classée en voie bruyante de catégorie 1 et 3. Des zones de bruits d’une largeur variant de 100 à 300 mètres sont applicables depuis l’axe de la voie.

 


 

LA SYNTHESE DU DIAGNOSTIC

 

 

Atouts ou potentialités

Contraintes ou déficits

Enjeux

Situation

§  Une bonne accessibilité à l’échelle régionale

§  Une commune intégrée dans une dynamique intercommunale

§  Proximité de pôles qui font concurrence

§  Un profil résidentiel

§  Profiter de la situation stratégique du territoire afin de renforcer l’attractivité

Transports et déplacements

§  Une commune bien desservie au niveau routier régional

§  Une desserte par les transports en commun (RER)

§  Une population très mobile

§  Une commune bien reliée aux communes limitrophes

§  Des effets de barrière et peu de franchissements offerts ce qui contraint fortement la cohérence du maillage viaire communal

§  Beaucoup de voies en impasse

§  Pas de maillage de circulation douce

§  Un usage important de la voiture

§  3 infrastructures classées « voies bruyantes » (RN20, RD 152, RER)

§  Intégrer les recommandations du PDU-PLD

§  Favoriser la proximité entre lieux de résidences et pôles d’activités pour réduire les déplacements automobiles

§  Développer les circulations douces

§  Intégrer les contraintes liées aux infrastructures et tenir compte de l’évolution de leur usage

Organisation du territoire et paysage

§  Une commune fortement urbanisée

§  Un site de qualité (vallée, bois) et des outils de protection des espaces naturels (ZNIEFF, site inscrit)

§  Un paysage urbain marqué par l’importance de l’habitat pavillonnaire

§  Un étalement de la zone urbanisée et une urbanisation diffuse (« Folies » et coteau Est)

§  3 coupures : la vallée de l’Orge, la voie ferrée et la RN20 qui isolent certains quartiers (les Folies)

§  Des contraintes liées aux risques d’inondation qui limitent la possibilité d’urbanisation dans la vallée de l’Orge

§  Un paysage médiocre autour de la RN20

§  Friches et mitage des gens du voyage dans la partie nord (« Folies », « Grandes Folies », secteur des Joncs Marins)

§  Mieux relier les quartiers entre eux (raccorder le quartier des « Folies » au reste de la commune)

§  Organiser l’urbanisation (quartier des « Folies » et coteau Est)

§  Préserver les qualités paysagères

§  Intégrer les contraintes naturelles

§  Améliorer la qualité paysagère autour de la RN20

Démographie

§  Une population croissante, principalement due au solde naturel

§  Une tendance à la diminution de la taille des ménages mais un nombre de grands ménages qui se maintient

§  Une tendance au vieillissement de la population

§  Un solde migratoire négatif qui ne participe plus à la croissance

§  Favoriser la mixité générationnelle en équilibrant la pyramide des âges

§  Intégrer les recommandations du PLH

§  Modérer la croissance de la population

Habitat

§  Une augmentation du nombre de logements

§  Un parc de logements assez récent principalement constitué de résidences principales

§  Une part de logements locatifs fortement corrélée au parc social

§  Une baisse du taux d’occupation qui reste encore relativement élevé

§  Une forte pression immobilière sur le parc de logements

§  Habitat précaire des gens du voyage sédentarisés

§  Développer une offre de logements diversifiée et les conditions d’un parcours résidentiel complet

§  Favoriser la densité en diversifiant les formes urbaines et en urbanisant les dents creuses

§  Répondre à la sédentarisation des gens du voyage

Equipements

§  Un bon niveau d’équipements complété par l’offre intercommunale

§  Présence d’équipements scolaires et sportifs répartis au sein des différents quartiers

§  Des effectifs scolaires dispersés

§  Maintenir ou réorganiser les équipements publics en place

§  Anticiper les besoins liés à la tendance au vieillissement de la population

Economie

§  Taux d’emploi faible et un taux de chômage en baisse.

§  Un profil de population de classe moyenne et ouvrière

§  Trois zones d’activités implantées sur la commune (gestion intercommunale, excepté la ZAC du Lièvre d’Or)

§   Un tissu commercial qui n’est pas très important

§  Accompagner la croissance de la population par une croissance de l’emploi sur la commune

§  Encourager l’implantation du commerce de proximité

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

QUATRIEME PARTIE
CHOIX ET JUSTIFICATIONS DU PROJET D’AMÉNAGEMENT

 


1. Les justifications du projet d’aménagement et de développement durable

 

1.1  Rappel - les objectifs de la révision du PLU

 

La commune connaît une évolution régulière depuis 30 ans qui nécessite l’adaptation en permanence des moyens à mettre en œuvre pour veiller au développement et à l’aménagement harmonieux de son territoire.

 

Le P.O.S, approuvé le 13 décembre 1985, a été révisé le 26 septembre 1997 et modifié le 28 septembre 2000 et le 6 avril 2006. Une nouvelle révision est rendue nécessaire pour envisager une redéfinition de l’affectation des sols et une réorganisation de l’espace communal. Le Conseil Municipal souhaite faire évoluer et actualiser le Plan d’Occupation des Sols sans bouleverser le paysage de Saint-Germain-lès-Arpajon, dont il conservera les grandes orientations.

 

La commune de Saint-Germain-lès-Arpajon, par délibération en date du 23 novembre 2006, a donc décidé de prescrire la révision du Plan d’Occupation des Sols. Les grands objectifs de la révision sont les suivants :

 

. Adapter les documents d’urbanisme communaux conformément à la loi du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbain et à celle du 2 juillet 2003 relative à l’Urbanisme et l’Habitat.

 

. Répondre aux objectifs déjà engagés par la municipalité pour la poursuite d’un développement harmonieux de la commune à travers :

-        la maîtrise de l’extension de Saint-Germain-lès-Arpajon, en préservant la morphologie urbaine, en privilégiant la densité et la mixité des fonctions habitat, activité et en confortant la diversité de l’offre de logements.

-        La préservation du cadre de vie notamment par le maintien de la qualité architecturale des constructions, la recomposition d’un cœur de ville, la préservation et le développement des espaces verts, l’amélioration de la protection des espaces naturels et urbains, l’aménagement de circulations douces, ainsi que le traitement des déplacements dans la ville des publics handicapés ou à mobilité réduite

-        La pérennisation de l’activité agricole respectueuse de l’environnement

-        Une plus grande cohérence du système viaire et le soutien au développement de transports collectifs, intra et extra-muros (liaisons inter-quartiers, RN20, Francilienne, …)

-        La modernisation et le développement des équipements publics (sportifs, scolaires, de loisirs, éducatifs).

 

. Rechercher les secteurs représentant des enjeux d’aménagement pour la commune.

 

. Mettre en compatibilité le Plan Local d’Urbanisme avec le Programme Local de l’Habitat intercommunal, le Plan de déplacements urbains de la Région Ile de France, le Schéma Directeur de la Région Ile de France, le schéma départemental des Gens du Voyage… .

 

 

1.2  Les justifications du projet d’aménagement et de développement durable

 

Le Projet d’Aménagement et de Développement Durable est un document de synthèse exprimant les orientations politiques de la commune en termes d’urbanisme et d’aménagement de son territoire.

 

Le rôle assigné au P.A.D.D. de Saint-Germain-lès-Arpajon est l’assurance d’un développement urbain organisé, par le lancement de projets en matière d’habitat et d’activités économiques, dans le respect de la morphologie et des caractéristiques urbaines et paysagères de la commune. Le P.A.D.D. propose de fixer les perspectives d’évolution et d’aménagement de la commune, tant sur le plan des espaces bâtis à vocation d’habitat ou d’activités, des équipements publics, des déplacements, que de la protection de l’environnement et du paysage. Les règles d’occupation du sol et de construction seront édictées dans l’objectif de servir ce projet avec continuité.

 

Les enjeux retenus ont été élaborés sur la base du diagnostic territorial ; les orientations du P.A.D.D. peuvent se décliner suivant trois orientations générales  :

 

1- Maîtriser la croissance par un développement urbain cohérent et modéré

2- Relier les quartiers entre eux et miser sur les modes de déplacement alternatifs

3- Préserver, valoriser et améliorer le cadre de vie des Germinois

 

Conformément à l’article L.121-1 du code de l’urbanisme, les orientations du P.A.D.D. répondent :

 

-          au souci d’équilibre entre développement et préservation des espaces naturels.

-          à l’objectif de mixité sociale et des fonctions, en visant à une légère augmentation de la population et au renforcement de la structure urbaine et économique.

-          au souci d’une utilisation économe et durable des espaces et d’une maîtrise des besoins de déplacements.

 

Les orientations générales d’aménagement définies dans le P.A.D.D. ont été traduites dans le Plan Local d’Urbanisme par diverses mesures réglementaires. En application des dispositions de l’article R.123-2 du Code de l’Urbanisme, le présent chapitre a pour objet d’exposer les choix retenus pour l’élaboration du P.A.D.D.

 

1.2.1 Équilibre entre développement et préservation des espaces naturels

 

Aucun schéma directeur local ou SCOT ne s’imposant à ce jour au territoire de Saint-Germain-lès-Arpajon, le projet communal vise à la préservation des grands équilibres définis à l’échelle régionale par le SDRIF à ce jour opposable.

Les espaces paysagers ou espaces verts mentionnés sur la cartographie du SDRIF, notamment la vallée de l’Orge, sont respectés tout autant que les espaces boisés, avec la préservation du Bois de Chanteloup, véritable poche végétale au sein du tissu largement urbanisé.

 

Le principe de l’ouverture à l’urbanisation des ZAC en partie sur l’espace paysager inscrit au SDRIF pour la partie des Gournais et du Lièvre d’Or n’est pas remis en cause par la présente révision du PLU. En effet, ce principe a été acté par les précédentes modifications du POS (Zone des Gournais et des Folies classées en zone NA, secteur du Lièvre d’Or) et au sein des dossiers de création et de réalisation de la ZAC. L’espace paysager situé à l’emplacement de la ZAC du Lièvre d’Or avait d’ailleurs été déjà compensé par principe au sein des ZAC des Folies et des Gournais (zones N centrales). La partie située au nord du centre-ville, en transition avec la ZAC des Gournais, est située en espace paysager au SDRIF. Au sein du projet, une partie de ce secteur fait l’objet d’une réflexion pour la programmation d’un équipement à vocation culturelle. Au zonage, une zone N a été définie pour garantir la majorité du secteur concerné en espace naturel, et le principe de continuité entre la vallée de l’Orge et le Bois de Chanteloup. Seul l’est des parcelles situées le long du chemin des Prés a été inscrit en zone urbaine afin de créer un lien entre le centre-ville et la ZAC des Gournais et de permettre la réalisation de l’équipement culturel (ER 3). Cette zone urbaine est limitée à l’ouest par le passsage des lignes électriques. Afin de respecter l’espace paysager du SDRIF, en zone N, l’emplacement réservé pour création d’une aire de stationnement ne pourra se faire que dans le cadre d’un parking paysagé (ER4).

 

Le projet ne modifiera donc que très partiellement les limites entre espaces urbanisés et espaces naturels et agricoles. Les espaces ouverts à l’urbanisation sont destinés :

- à répondre aux besoins en termes de logements,

- à la création d’équipements,

- à l’implantation de nouvelles activités économiques.

Dans le cadre du projet communal, l’ouverture à l’urbanisation vise donc à actualiser des intentions déjà affichées dans le POS, dans des secteurs qui ne sont équipés en réseaux qu’au droit de la zone.

La superficie de ces espaces a toutefois été étudiée afin d’évaluer les surfaces prévues au regard des objectifs de la commune en terme de développement démographique et économique à ce jour. L’ouverture à l’urbanisation de nouveaux espaces vise à ne pas compromettre la qualité, au regard de l’activité agricole, de l’environnement naturel ou des paysages, de secteurs identifiés dans le cadre de l’état initial de l’environnement. Le projet communal vise à la protection de ces espaces naturels et agricoles.

Le projet affiche clairement la vocation des principaux espaces naturels présents sur la commune à savoir les principales masses boisées (Bois des Fosses, le parc de Chanteloup, parc des Joncs Marins), la vallée de l’Orge (zone humide), le plateau agricole. Une grande partie de la commune est située en ZNIEFF de type 2 (Vallée de l’Orge de Dourdan à la Seine). C’est pourquoi le projet vise à garantir les grandes entités naturelles présentes et reprend ainsi les espaces naturels ou paysagers repérés au SDRIF. De plus, le projet identifie des masses boisées dites de proximité qui, si elles n’ont pas l’importance des autres espaces boisés, constituent des poches boisées intéressantes en général situées au sein du tissu urbanisé ou à l’interface entre espaces naturels et tissu urbanisé. Elles contribuent à l’aération des espaces et constituent des réserves préservées de toute imperméabilisation des sols.

La préservation des espaces naturels passe aussi dans le projet par la conscience d’un patrimoine naturel intéressant sur la commune et donc la mise en valeur de ces espaces : ainsi, l’ouverture au public d’une partie du Bois des Fosses, du parc de Joncs Marins et du Bois de Chanteloup sera reconduite ou actualisée et ces espaces pourront faire l’objet d’aménagements légers (création de cheminements, installations légères démontables de type jeux pour enfants ou parcours sportif, etc…).

1.2.2  Mixité sociale et des fonctions, en visant à une légère augmentation de la population et au renforcement de la structure urbaine et économique.

 

Un PADD construit autour du renforcement de la mixité

L’ensemble du PADD est construit autour de cet objectif de mixité sociale et des fonctions. La première orientation (Maîtriser la croissance par un développement urbain cohérent et modéré) développe en effet deux volets complémentaires (Maîtriser la croissance démographique/ Rapprocher lieux de vie et lieux d’activités : renforcer l’attractivité économique du territoire). La troisième orientation (Préserver, mettre en valeur et améliorer le cadre de vie des Germinois) insiste quant à elle sur les objectifs de cadre de vie au sens le plus général à savoir le renforcement de la fonction paysagère et récréative (préserver et mettre en valeur le patrimoine naturel, paysager et bâti) mais aussi le renforcement des services à la population (Conforter l’offre en équipements, commerces et services de proximité).

 

Le choix d’une croissance démographique maîtrisée

Compte-tenu des différents mécanismes de consommation du parc de logements, les besoins en logements pour, au minimum, maintenir la population actuelle (2006) de 9 108 habitants ont déjà été présentés, ci-avant dans le diagnostic : il est nécessaire de construite entre 437 et 584 logements pour maintenir la population de 2006. Puis ont été proposés à titre d’hypothèse, les besoins en logements générés par un scénario de croissance de population au rythme de 1,48 % / an (croissance observée entre 1990 et 1999, celle observée sur la dernière période 1999-2006 est de 1,53 %/ an).

 

Suite à ces réflexions, le projet retenu pour la commune vise à maintenir une croissance de la population, mais de manière mieux maîtrisée, pour atteindre environ 10 000 habitants d’ici 15 ans, soit une croissance de population entre 2006 et 2024 d’environ 0,5 % par an. En effet, cette croissance doit s’accompagner d’une offre de logements plus qualitative, qui corresponde davantage aux besoins des populations habitant déjà à Saint-Germain-lès-Arpajon et souhaitant y poursuivre leur parcours résidentiel, et aussi aux populations extérieures. Elle doit également être accompagnée du renforcement des fonctions essentielles à la vie germinoise à savoir la création d’équipements adéquats, d’emplois sur la commune, mais aussi de services à la population.

 

 

 

 

 

Logements nécessaires pour le maintien de la population

a

Hypothèse basse : 2,5 pers./log

Hypothèse haute : 2,4 pers./log

442 logements

600 logements

Objectif de population : 10 000 hab. en 2024 soit +900 hab. par rapport à 2006

b

Hypothèse basse : 2,5 pers./log

Hypothèse haute : 2,4 pers./log

360 logements

375 logements

SOIT des besoins de :

=a+b

802 logements

975 logements

 

Ainsi, il a été identifié un besoin de 800 logements environ minimum pour parvenir à cet objectif quantitatif de population.

Le PLU intègre des opérations qui cumulent en tout environ 330 logements programmés :

-          ZAC des Folies : 130 logements (déjà inscrite au POS)

-          ZAC des Gournais : 135 logements (déjà inscrite au POS)

-          Lotissement du chemin des Vallées : 30 logements

-          Potentiel de la zone 2AU : 35 logements

Ainsi, le présent PLU intègre les projets de ZAC déjà existants et actés dans le POS. Par ailleurs, le lotissement du Chemin des vallées était déjà permis par le zonage du POS. La zone 2AU a été définie car elle correspond à une volonté de restructuration du secteur plus que d’étalement. Ainsi, le présent PLU n’ouvre pas véritablement à l’urbanisation de nouveaux secteurs d’habitat mais réintègre ces projets.

Les besoins restant seront couverts par des opérations au coup par coup dans les dents creuses et cœurs d’îlots du tissu existant. Pour ce faire, la traduction réglementaire du PADD a majoré les possibilités de densification dans les secteurs UA et UBa. Dans les secteurs plus résidentiels, l’instauration d’une bande d’implantation de 50 m va permettre de maîtriser la densification des parcelles, souvent laniérées sur la commune et permettre d’atteindre cet objectif démographique en limitant les extensions sur les espaces naturels et agricoles existants.

 

Simulation des capacités théoriques de logements

Zone UA

Superficie de la zone

26,37 ha

Superficie théorique utilisable

Superficie de la zone moins :  25% de voirie, et emprises des équipements : cimetière, collège, futur équipement (emplacement réservé), pôle administratif

1,15 ha

Potentiel théorique

42 log. /ha, hypothèse de densité dans les espaces déjà urbanisés en tissu urbain diffus (SDRIF, sept.2008)

483 logements

Zone UB secteur gare

Superficie de la zone

23,10 ha

Superficie théorique utilisable

Superficie de la zone moins :  25% de voirie, et emprises voirie et EPP

14,94

Potentiel théorique

42 log. /ha, hypothèse de densité dans les espaces déjà urbanisés en tissu urbain diffus (SDRIF, sept.2008)

627 logements

 

Ces calculs rendent compte du potentiel théorique de ces zones. Toutefois, la situation en tissu déjà urbanisé les contraint à une évolution liée à deux processus : l’intensification du tissu et le renouvellement urbain. Ces deux processus aboutiront ainsi à des réalités en terme de constructions de logements inférieures au potentiel théorique, ce dernier rendant davantage compte d’une logique de construction ex nihilo.

Au final, les règles instaurées dans l’ensemble des zones en matière d’implantations, d’emprise au sol et de COS s’il y a lieu doivent permettre de mettre en œuvre les objectifs démographiques à travers la construction de logements à Saint-Germain-lès-Arpajon.

 

Les leviers d’actions pour la mixité sociale

Par-delà la diversification et le renforcement des fonctions urbaines présentes sur le territoire de Saint-Germain-lès-Arpajon qui participent à cet objectif général de mixité sociale, le PADD affiche deux actions complémentaires pour promouvoir celui-ci.

 

En effet, la légère augmentation de population attendue doit s’accompagner d’un effort portant sur la mixité sociale des populations habitantes. C’est pourquoi deux actions (Créer les conditions d’un parcours résidentiel/Diversifier les formes urbaines) ont été définies pour y participer. En effet, le levier d’action privilégié est ici le logement sous ses différents aspects : en terme de type de logements, un produit défini par son statut d’occupation, sa taille, son nombre de pièces…mais aussi en terme de formes urbaines, à savoir d’objet bâti.

 

Le projet de la commune vise donc à porter un effort particulier sur la diversification de l’offre de logements et la création de logements de divers types. Les ZAC des Gournais et des Folies  participent à ce travail sur la diversification des logements proposés, ici au sein d’une même opération.

 

Toutefois, cet objectif de mixité sociale doit s’actualiser à l’échelle de toute la commune, c’est pourquoi le projet vise à promouvoir la création de logements sociaux (20%) au sein du tissu urbain déjà constitué dans les opérations de plus de 15 logements. Cet ordre de grandeur (20%) est défini en cohérence avec ce qui est demandé par l’article 55 de la loi SRU à l’échelle des communes concernées et vise à une répartition géographique des logements sociaux sur la commune.

 

La commune de Saint-Germain-lès-Arpajon est par ailleurs confrontée à la problématique spécifique des Gens du voyage sédentarisés ou en voie de sédentarisation. La commune est concernée par la réalisation d’une structure d’accueil de longue durée, objectif inscrit au schéma départemental d’aires d’accueil des gens du voyage. Jusqu’à présent l’action communale a essentiellement eu lieu dans le cadre de négociations au cas par cas. C’est pourquoi la commune souhaite poursuivre cette action dans le cadre de la mise en place d’un outil opérationnel, la MOUS (Maîtrise d’Œuvre Urbaine et Sociale) afin d’apporter une réponse à leurs demandes et de mettre en place un accompagnement social. De plus, la commune a travaillé avec un bailleur social à la réalisation de sept terrains familiaux situés chemin latéral, projet inscrit au PADD.

 

Enfin, le travail sur les formes urbaines doit participer à cet effort de mixité. Le manque de diversité des formes urbaines du parc de logements germinois transparaît à travers les représentations majoritaires de constructions de type pavillonnaires et de collectifs. Le projet affiche donc une volonté de voir apparaître des opérations aux programmes aux formes urbaines mixtes et en général un travail plus recherché sur les formes urbaines innovantes dans le respect du cadre de vie et du paysage environnant.

 

Le renforcement de la structure économique et des commerces, services, équipements

La structure économique de la commune mérite d’être renforcée afin d’offrir à la population habitant Saint-Germain-lès-Arpajon une offre en emplois diversifiée et adaptée aux besoins locaux. Aussi l’objectif de légère augmentation de la population est fortement lié à celui d’une amélioration du taux d’emplois pour ne pas limiter le devenir de la commune à une seule vocation résidentielle. Il s’agit de trouver localement les réponses aux demandes et attentes des habitants de la commune.

 

C’est pourquoi le projet lie fortement la croissance démographique au renforcement de l’attractivité économique du territoire : ces deux objectifs s’inscrivent dans la première orientation générale définie dans le projet. Celui-ci vise donc à promouvoir un développement équilibré pour Saint-Germain-lès-Arpajon qui, en parallèle des réflexions sur l’habitat, aborde l’accueil des nouvelles populations sous l’angle d’un accompagnement économique qui participe du cadre de vie général sur la commune.

 

Le renforcement de l’attractivité économique du territoire passe avant tout par le maintien des zones d’activités existantes dont la plus importante, les Grands Bois/les Cochets, est située en limite communale, le long de la gare de triage de Brétigny-sur-Orge. Ces zones ont vocation à accueillir et concentrer des activités d’importance ou non compatibles avec l’environnement résidentiel des quartiers, de type grandes surfaces commerciales, activités artisanales ou industrielles d’importance,… De nouvelles zones d’activités seront aménagées dans la poursuite des logiques jusqu’alors entreprises en entrée nord de la commune par la RN20 (ZAC du Lièvre d’or et ZA intercommunale des Folies) , mais aussi tout le long de la RN20.

 

La diversité des fonctions au sein des quartiers sera assurée par le maintien et le renforcement des conditions d’accueil des commerces et services de proximité, c’est-à-dire des petites et moyennes activités commerciales, artisanales qui participent véritablement de la vie des quartiers et du centre-ville.

 

De la même façon le projet vise à la fois à renforcer l’offre en équipements en lien avec l’ensemble des actions portées par le projet. Ainsi, la légère augmentation de la population tout autant que les besoins actuels en équipements, nécessitent une réponse. Le projet prévoit ainsi la restructuration de la cuisine centrale et la création de plusieurs équipements (équipements scolaire, petite enfance, gymnase, complexe socio-culturel…) répartis dans les nouveaux quartiers (ZAC des Folies et des Gournais) mais aussi à l’interface entre le nouveau centre-ville et la ZAC des Gournais, ou au sein du quartier existant des Folies. La répartition géographique de ces nouveaux équipements permet ainsi de renforcer les équipements dans des secteurs jusqu’à présent peu pourvus en équipements publics et de renforcer le rôle du centre-ville.

1.2.3  Le souci d’une utilisation économe et durable des espaces et d’une maîtrise des besoins de déplacements.

 

Une problématique forte sur le territoire de Saint-Germain-lès-Arpajon

Le territoire germinois souffre, en terme de fonctionnement urbain, de forts effets de coupure et d’une d’une trame viaire peu adaptée au trafic de transit traversant la commune qui nuisent notamment aux liaisons interquartiers, au fonctionnement du centre-ville actuel et à la cohésion d’ensemble de la commune. C’est pourquoi le souci d’une utilisation économe et durable des espaces et d’une maîtrise des besoins de déplacements occupe une large place dans le PADD.

 

Cet objectif est formulé à travers l’objectif, affiché :

- dès la première orientation, de croissance démographique dans le cadre d’un développement urbain cohérent et modéré, par le souci d’accompagner la légère augmentation de population une croissance du nombre d’emplois (Rapprocher lieux de vie et lieux d’activités : renforcer l’attractivité économique du territoire) ; de plus, cette orientation vise à renforcer les pôles de centralité dans la commune (Développer des centralités à l’échelle de la commune et des quartiers) ;

- dans la troisième orientation, par la volonté de préserver et mettre en valeur le patrimoine naturel et paysager,

- mais surtout à travers l’orientation centrale qui se consacre spécifiquement à la thématique des déplacements (Relier les quartiers entre eux et miser sur les modes de déplacements alternatifs).

 

Amélioration et optimisation des conditions de déplacement

Le projet vise à intégrer les projets figurant dans le Plan Local de Déplacements mais aussi dans les projets du Conseil Général, notamment la transformation de la RN20 en boulevard urbain. Sur la commune de Saint-Germain-lès-Arpajon, plusieurs aménagements vont contribuer à faciliter les échanges est-ouest sur la commune. C’est pourquoi cette évolution est essentielle pour accompagner la création des nouveaux quartiers ouverts sur le tissu existant (notamment ZAC des Gournais et ZAC des Folies) et motiver la réalisation d’une grande liaison interquartier (en partie à travers le raccordement de voies existantes, secondée par des liaisons douces). En effet, cette liaison s’appuie sur l’aménagement de l’existant et n’a pas vocation à créer un nouveau passage de la vallée de l’Orge afin de ne pas porter atteinte à l’intégrité de ce site naturel.

Par ailleurs, compte-tenu de la légère augmentation de population et de la volonté d’une diversification des fonctions portées par le projet, les conditions de déplacements dans le centre-ville doivent être revues. C’est pourquoi l’un des objectifs porte sur le quartier centre-ville plus spécifiquement. Le projet a en effet pour objectif de limiter la place de la voiture et de créer un centre-ville à l’échelle du piéton, dans des conditions sécurisées. C’est pourquoi une solution doit être apportée au trafic de transit intercommunal et communal (plan de circulation, liaison de contournement à étudier). La liaison de contournement de centre-ville a seulement vocation à détourner le trafic de transit du centre fonctionnel (équipement/commerces) de Saint-Germain lès Arpajon et favoriser les déplacements piétonniers en son cœur. La commune ne souhaite pas créer une liaison plus transversale qui impliquerait d’empiéter un peu plus encore sur le site naturel de la vallée de l’Orge. Par ailleurs, les cheminements piétons doivent être maintenus pour irriguer le centre-ville et ses abords.

 

Enfin, le développement des modes de déplacements alternatifs occupe une place particulière dans le projet (Conforter l’offre en transports en commun/Développer les modes de déplacement doux). Le projet reprend les grandes actions définies dans le PDUIF (Plan de Déplacements Urbains de la région Ile de France) et le PLD (Plan Local de Déplacements) de l’Arpajonnais pour lesquels la RN20 et la RD152 font l’objet de réaménagements (PDUIF+PLD), la création d’un circuit vert reliant les espaces naturels (PLD)... A échelle plus spécifiquement communale, l’intérêt pour les déplacements alternatifs et transports en commun sera manifesté par la reconduite du Taxi Tub, la prise en compte des déplacements doux dans la réalisation des nouveaux quartiers (ZAC), le réaménagement des espaces du centre-ville et la conservation voire création de cheminements doux stratégiques vers la gare ou le centre-ville.

 

Densification autour des gares et des pôles de services

Le développement urbain de Saint-Germain-lès-Arpajon repose sur l’ouverture à l’urbanisation de certaines zones, déjà traitées comme telles dans le POS antérieur, mais sur une réflexion sur la réorganisation de la commune autour d’un centre-ville aux contours redéfinis et de centres de quartiers aux Folies et autour de la gare dans lesquels on privilégiera le renouvellement urbain et la densification. En effet, l’ambition du projet communal est bien de créer les conditions d’un renouvellement urbain qui permette d’intensifier le tissu existant autour de la gare qui constitue un pôle central de la vie quotidienne des Germinois dans leurs déplacements domicile-travail et d’un centre-ville élargi pour accueillir des commerces et services à la taille d’une commune de 10 000 habitants.

 

Le renforcement de ces pôles passe par celui des commerces-services de proximité (prévu par l’orientation Préserver et mettre en valeur le cadre de vie des Germinois > Conforter l’offre en équipements, en commerces et services de proximité), et la volonté de conserver voire poursuivre le maillage de liaisons douces : depuis le centre historique vers la rue de Chanteloup, et de la gare vers les quartiers situés plus au nord (Bretonnière et Bas Fourcon).

 

Développement des zones d’activités économiques à proximité de transports en commun

Le développement urbain cohérent et modéré recherché par le projet repose notamment sur l’accompagnement de la croissance de population par la création d’emplois sur la commune. En effet, la commune accueille une population active importante qu’elle n’arrive pas à fixer en terme d’emplois sur la commune. Afin de limiter les déplacements journaliers domicile-travail et les nuisances associées (trafic important, nuisances sonores qualité de l’air), le projet vise à conforter les principales zones d’activités existantes ou déjà prévues sur la commune.

 

Compte-tenu des nuisances sonores et de pollution imposées aux riverains aujourd’hui par la RN20, la commune souhaite privilégier les activités le long de cette voie qui devrait être transformée en boulevard urbain. Des activités sont déjà implantées par séquences le long de la voie. La ZAC du Lièvre d’Or, créée en 1985, le plan de zonage du POS renvoyant jusqu’alors à son PAZ (1992, modifié le 6 avril 2006) constitue une zone à vocation d’activités qui n’a, à ce jour pas encore été aménagée, en entrée nord à l’ouest de la RN20. De la même façon, toujours le long de la RN20, une zone classée en NA au POS, constitue une zone d’activités intercommunale non aménagée. Le projet communal vise donc à privilégier l’installation d’activités économiques le long de cette voie bruyante et de créer une traversée de Saint-Germain-lès-Arpajon cohérente en matière de fonctions et de paysage urbain. De plus, la RN20 est bien desservie par les transports en commun et permettra une desserte optimale des sites d’activités.

 

Les autres zones d’activités présentes sur le territoire communal seront conservées (Cochets/Grands Bois, Butte aux Grés). Leur desserte sera facilitée par l’aménagement de passages et la sécurisation des traversées de la RN20 (accès à la partie germinoise de la ZA de la Butte aux grés), et l’optimisation de cheminements piétons notamment autour de la gare (cf. Relier les quartiers entre eux et miser sur les modes déplacement alternatifs > Encourager les modes de déplacements doux).

 

Le PADD prévoit une extension de la zone d’activités des Cochets car celle-ci est actuellement en phase d’être comblée. La commune a déjà été contactée par des entreprises désireuses de s’implanter à cet endroit.

 

Bilan de la consommation des espaces

Le SDRIF de 1994 classait les trois quarts de la commune en espace urbanisé avec de vastes espaces de « bois, forêts » ou « espaces paysagers ou espaces verts ». A l’est de la commune, le SDRIF de 1994 a défini pour la commune de Saint-Germain-lès-Arpajon des espaces urbanisables (ouverts à 50% dès 2003 et en totalité à l’horizon 2015) et des espaces partiellement urbanisables (ouverts à l’urbanisation à 30% dès 2003 et à 60% à l’horizon 2015, les 40% restants devront être conservés à l’état naturel).

 

Les espaces partiellement urbanisables définis sur la carte de destination des sols du SDRIF de 1994 représentent environ 84,2 ha, répartis sur deux secteurs, l’un au nord de l’espace urbanisable d’environ 52,8 ha, l’autre au sud, de 31,4 ha environ.

 

Le secteur nord a été urbanisé à hauteur de 28,8 ha. Sachant que 30% pouvaient être consommés en 2003, soit 15,8 ha et 30 % de plus d’ici 2015, on peut considérer qu’en préservant 40% à l’état naturel (soit 21,12 ha), il reste environ 3 ha dans les espaces partiellement urbanisables.

 

Le secteur sud a été urbanisé à hauteur de 14 ha. Sachant que 30% pouvaient être consommés en 2003, soit 9,42 ha et 30 % de plus d’ici 2015, on peut considérer qu’en préservant 40% à l’état naturel (soit 12,56 ha), il reste 4,8 ha dans les espaces partiellement urbanisables.

 

Les espaces urbanisables définis sur la carte de destination des sols du SDRIF de 1994 représentent environ 51,2 ha dont 17,2 ha ont été consommés par ce secteur de la zone d’activités des Cochets. Sachant que 50% pouvaient être consommés en 2003, soit 25,6 ha et 50 % de plus d’ici 2015, on peut considérer qu’il reste 34 ha urbanisables dans les espaces urbanisables.

 

SDRIF 1994

Estimations des surfaces concernées

Capacité théorique maximum

Espaces verts

Or, à ce jour, ont déjà été urbanisés :

Restent donc :

Espace partiellement urbanisable

Secteur nord : 52,8 ha

Secteur sud :14 ha

60% (30%+30%)

 

Secteur nord : 31,7 ha

Secteur sud : 18,8 ha

40%

 

Secteur nord : 21,1 ha

Secteur sud : 12,56 ha

Secteur nord : 28,4 ha

Secteur sud : 14 ha

Secteur nord : 3,3 ha

Secteur sud : 4,8 ha

Espace urbanisable

51,2 ha

100% (50%+50%) : 25,6 ha

-

17,2 ha

34 ha

BILAN

118 ha

76,1

33,6 ha

59,6 ha

42,1 ha

 

Le présent PLU conserve 38 ha en zone agricole dont moins de 1500 m² en Nh. Parallèlement, quoique classé en zone UI, un espace boisé classé nouvellement repéré au zonage vient garantir la préservation de cet espace naturel à hauteur de 7,7 ha concernés. Ainsi, en tout, le zonage garantit environ 45,7 ha d’espaces naturels ou assimilés, soit un objectif supérieur à ce que permet le SDRIF de 1994.

 

Le présent PLU ouvre à l’urbanisation dans le secteur des Cochets 22,6 ha à vocation d’activités. Cette ouverture à l’urbanisation portera, au final, la zone urbanisée dans ce secteur à près de 82 ha, sur les 101 ha autorisés sur l’ensemble de la zone (espaces urbanisables + espaces partiellement urbanisables) à l’objectif 2015. Le PLU s’inscrit donc dans une évolution modérée et une consommation d’espaces raisonnée. La zone 2AUi située dans le prolongement de la zone d’activités existante a été définie en lien avec la proximité du poste de transformation électrique présent dans cet angle sud-est de la commune, qui constitue un élément attractif pour certaines entreprises. Ces 22,6 ha se répartissent en partie sur des espaces classés au SDRIF comme « urbanisables » (7,6 ha) et « partiellement urbanisables » (15 ha). Le déficit en espaces verts créé dans la partie espace partiellement urbanisable est ainsi compensé, à l’ouest, par l’urbanisation mesurée de l’espace urbanisable.

 

Le projet de SDRIF, approuvé en 2008, prévoit à Saint-Germain-lès-Arpajon une pastille d’urbanisation préférentielle dans le secteur des Cochets, soit un potentiel de 25 ha. Dans le secteur des Folies, il prévoit une pastille de densification préférentielle à savoir que « les pastilles indiquent un potentiel à ne pas compromettre et un objectif renforcé en matière de densification. [Une pastille] ne porte pas nécessairement sur l’intégralité de l’espace concerné, mais concerne tout particulièrement les parties mutables qu’il comprend. »

Ainsi, les objectifs d’urbanisation du PLU s’inscrivent dans le respect des orientations définies par le SDRIF actuellement applicable (1994) et le SDRIF révisé, approuvé en 2008.

 

 

 


2. Les justifications des dispositions du P.L.U. : le zonage mis en place et la réglementation

 

 

En cohérence avec les objectifs et les options décrites dans le présent rapport de présentation, le Plan Local d’Urbanisme de la commune de Saint-Germain-lès-Arpajon répartit le territoire communal en plusieurs zones distinctes :

-          Les zones urbaines (U) qui correspondent à des secteurs déjà urbanisés et à des secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter (R.123.5 du Code de l’Urbanisme),

-          Les zones à urbaniser (AU), correspondent à des secteurs naturels de la commune, destinés à être ouverts à l’urbanisation à plus ou moins long terme (R123.6 du Code de l’Urbanisme)

-          Les zones naturelles et forestières (N), correspondant aux secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison soit de la qualité des sites, des milieux naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique, soit de l’existence d’une exploitation forestière, soit de leur caractère d’espaces naturels (R.123.8 du Code de l’Urbanisme.)

-          Les zones agricoles (A), correspondant aux secteurs agricoles de la commune, protégés en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles.

 

Chaque zone est soumise à des règles propres conformes aux objectifs d’aménagement. A chacune d’entre elles, correspond un règlement de 14 articles qui définit les règles d’occupation du sol.

 

Le P.L.U prévoit d’autre part les emplacements réservés, pour la réalisation des équipements futurs, cohérents avec le développement de la commune.

 

La transformation du Plan d’Occupation des Sols en Plan Local d’Urbanisme implique un certain nombre de changements d’ordre réglementaire, pour être conforme avec les lois SRU et Urbanisme et Habitat. Pour une meilleure compréhension, il convient de les rappeler ici.

 

> Pour le zonage :

La dénomination des zones change. Les zones urbaines restent en U.

 

L’emprise de la voie ferrée est incluse dans les zones qu’elle traverse. La zone UM du POS est supprimée afin de répondre à la demande de RFF. Par ailleurs, les ZAC ont été intégrées au zonage et au règlement.

 


D’autres évolutions, présentées par la suite sont issues du parti pris de simplification du zonage.

 

Vocation des zones

Dénomination des zones

POS

PLU

ZONES URBAINES

Zones urbaines mixtes

UA

UC

UEa/b

UG

UH/UH*

UR

UA

UB

UC

UD

UE/UEr

Zone urbaine spécifique à vocation économique

UIa/b/c

UIa/b/c

Zone urbaine spécifique à vocation d’équipements

UL

-

Zone urbaine spécifique aux activités militaires

UN

UN

Zone urbaine spécifique aux activités ferroviaires

UM

-

ZONES A URBANISER

Zones urbaines mixtes

NA

1AUH, 2AU

Zone urbaine spécifique à vocation économique

NA UI

1AUi, 2AUi

ZONE  AGRICOLE

Zone agricole

NC

A

ZONE NATURELLE

 

 

Zone naturelle

ND, NB

N, Nh, Ne, Ng

 

 

> Pour le règlement : le règlement est également modifié pour s’adapter à la loi SRU.

 

Ainsi, les articles 1 et 2 dans le POS :

Article 1 : occupations et utilisations du sol admises

Article 2 : occupations et utilisations du sol interdites

 

Sont remplacés dans le PLU par :

Article 1 : les occupations et utilisations du sol interdites,

Article 2 : les occupations et utilisations du sol soumises à des conditions particulières.

 

L’article 5, qui dans le POS définissait les caractéristiques des terrains est désormais soumis à conditions dans le PLU, suite à la loi Urbanisme et Habitat du 2 juillet 2003 : la superficie minimale des terrains constructibles peut être réglementée lorsque cette règle est justifiée pour préserver l’urbanisation traditionnelle ou l’intérêt paysager de la zone ou pour des conditions d’assainissement.

 

L’article 15, relatif au « dépassement de COS » est supprimé.

 

En outre, pour toutes les zones, l’article 12 (stationnement) a évolué : en effet, il n’est pas possible de réglementer plus de 9 catégories : logements, bureaux, entrepôts, activités industrielles, artisanales, hôtels, constructions et installations nécessaires aux services publics et d’intérêt collectif, commerces et activités agricoles.

 


2.1 Évolution du zonage et du règlement

 

Principales prescriptions communes à toutes les zones

Sont ici justifiées les règles qui se retrouvent communément dans toutes les zones. Les articles ne seront par la suite justifiés zone par zone que s’ils présentent une légère évolution par rapport à ces principes généralement réglementés.

 

Article 1

Les occupations interdites à l’article 2 peuvent varier d’une zone à l’autre. Toutefois, dans l’ensemble des zones urbaines, le stationnement des caravanes est interdit. En effet, aujourd’hui, le contexte en la matière à Saint-Germain-lès-Arpajon est particulier, la commune accueillant déjà un grand nombre de familles sédentarisées. La situation des gens du voyage sur la commune est diffuse : il n’y a pas actuellement de concentration d’implantations de caravanes dans un secteur en particulier, ce qui participe à la mixité de la commune.

 

La commune souhaite donc conserver cette caractéristique tout en travaillant à l’amélioration des conditions de logements des gens du voyage à travers d’autres outils. La commune entend ainsi gérer les situations existantes mais ne pas créer un appel pour de futures implantations. Les terrains familiaux, la mise en place d’une MOUS et le PAPA vont permettre de régulariser des situations dans les normes de confort généralement admises pour les logements. La commune souhaite poursuivre ce travail dans l’ensemble du territoire qui ne saurait se traduire dans le PLU.

 

Article 2

Les occupations soumises à condition à l’article 2 peuvent varier d’une zone à l’autre. Toutefois, dans les zones urbaines mixtes a été inscrit le principe d’une programmation systématique de logements sociaux à hauteur de 20% dans les opérations d’au moins 15 logements. Cette prescription vise à mieux répartir à l’échelle de la commune les logements sociaux.

 

Article 3

L’article 3 des zones urbaines a été simplifié par rapport au POS. Compte-tenu des problèmes rencontrés actuellement sur la commune liés à la réalisation d’accès trop étroits par rapport aux usages (notamment en phase travaux lors de division de terrains), la largeur minimale d’accès a été majorée à 3,5 m au lieu de 3 m au POS. Une définition illustrée en annexe permet de préciser l’application de la règle. En effet, une distinction plus claire est établie avec les voies de desserte. La règle reprend ici ce qui était prescrit au POS.

 

Cette redéfinition des règles d’accès est essentielle pour la maîtrise des constructions en second rideau autorisées de fait, en déduction des règles d’implantation, dans les zones urbaines.

 

Article 4

L’article 4 contribue à garantir la desserte des constructions par les réseaux publics et à ainsi gérer notamment les questions d’assainissement pour limiter les impacts sur l’environnement. La rédaction de la règle a été revue mais s’inscrit dans la même logique que celle définie au POS.

 

Il est désormais fait explicitement référence au schéma directeur d’assainissement, au zonage d’assainissement et au règlement d’assainissement du SIVOA.

 

La possibilité de rejeter les eaux pluviales dans le réseau est supprimée afin de responsabiliser davantage les constructeurs et d’orienter la gestion des eaux pluviales vers une gestion à la parcelle. En effet, la problématique de gestion de l’eau est forte sur la commune compte-tenu des risques d’inondation. La notion de pleine terre, introduite à l’article 13, viendra conforter les possibilités de gestion des eaux pluviales sur la parcelle.

 

Par ailleurs, compte-tenu des problèmes rencontrés sur la commune entre riverains (liés au rejet des eaux pluviales d’un bâtiment implanté en limite séparative sur la parcelle riveraine), un paragraphe a été ajouté stipulant que des dispositifs techniques doivent être prévus pour gérer sur la parcelle les eaux pluviales des bâtiments implantés en limite séparative. Les conditions d’implantation des annexes et autres constructions définis aux articles 7 visent aussi à limiter ces dysfonctionnements.

 


Article 5

L’article 5 n’a jamais été réglementé car la situation de la commune ne justifiait pas de réglementation particulière.

 

Article 11

Afin d’assurer une bonne insertion des nouveaux bâtiments dans leur environnement, dans le respect des caractéristiques des constructions existantes, des prescriptions particulières, à l’article 11 du règlement, sont imposées. La plupart des règles édictées ont été adaptées de la rédaction du POS qui s’inspirait déjà d’une analyse de l’architecture locale et n’ont pas été remises en cause par le présent document (règles applicables aux antennes paraboliques, aux modifications des constructions existantes…).

 

Quelques évolutions ont été admises. A titre d’exemple, l’adaptation de la règle liée aux ouvertures de toit a permis d’assouplir celle-ci assouplissement comme le souhaitaient certaines habitants. Désormais, ce type d’aménagement est conditionné au rapport entre somme des largeurs des ouvertures et longueur de la toiture.

 

Plus généralement, afin de répondre aux préoccupations environnementales actuelles et ne pas contraindre des projets innovants en matière d’économie d’énergie voire plus généralement de développement environnemental durable, un nouveau paragraphe a été introduit afin de permettre à ces constructions de déroger aux règles sous conditions. Ainsi, les règles en matière de pente de toiture par exemple ne devraient pas contraindre les projets les plus innovants mais offrir un cadre réglementaire aux autres projets.

 

Toiture

Dans le même souci d’une meilleure adaptation des règles aux préoccupations environnementales, le principe d’implantation du faîtage parallèle ou perpendiculaire à l’alignement ou aux limites séparatives a été supprimé, afin de préférer aux motifs d’implantation géométrique celle d’implantation en rapport avec le soleil notamment.

 

La règle concernant les matériaux de toiture est assouplie pour les réhabilitations de constructions existantes. En effet, il est désormais toléré des tuiles de type 20 au m² (et non plus 22 au m²).

 

Enfin, concernant les châssis de toit, la règle est simplifiée. C’est désormais l’ensemble des ouvertures de toit qui sont concernées par des proportions en rapport avec la longueur du pan de toiture concerné : la somme des largeurs des ouvertures ne doit pas excéder la moitié de la longueur de la toiture afin de ne pas mettre en avant des ouvertures disproportionnées par rapport à la volumétrie générale du bâti.

 

Clôtures

La règle concernant les clôtures a été précisée par rapport au POS. Ainsi, les clôtures (sur rue et séparatives) doivent être d’une hauteur comprise entre 1,20 et 1,80 m. Cette disposition précise la règle existante qui imposait une hauteur maximale de 2 m pour les clôtures sur rue. Cette nouvelle disposition garantit une unité de traitement à l’échelle de la commune et limite la création de rues emmurées entre les murs de clôture, paysage qu’il était possible d’obtenir auparavant. Les possibilités offertes pour les clôtures sur rue ont elles-aussi été revues et assouplies en proposant une alternative entre mur plein et soubassement et grille. Si la règle ne mentionne plus aujourd’hui l’interdiction de l’utilisation de plaques et poteaux béton, elle insiste plutôt sur la forme des clôtures afin de rester dans une simplicité d’aspect qui permette au paysage, notamment de la rue, de rester cohérent et homogène.

 

Interventions sur les constructions existantes

L’ensemble des prescriptions existantes au POS est repris. Seule la taille imposée des châssis de toit a été supprimée afin de permettre la réalisation de projet qui respecte les règles de proportions édictées mais s’inscrivent dans des dimensions différentes.

 

Article 12

Les mesures prescrites en matière de stationnement visent un objectif de satisfaction des besoins en la matière en dehors de la voie publique, afin d’éviter tout encombrement et d’assurer la meilleure desserte possible. La commune de Saint-Germain-lès-Arpajon, compte-tenu de son taux de motorisation et sa forte problématique de stationnement, notamment dans les quartiers centraux, souhaite avoir une politique forte en matière de réponse aux besoins en stationnements des usagers et intégrer cette préoccupation au sein des projets de constructions.

 

Les prescriptions en matière de dimensions des places de stationnement, écrites au POS, ont été supprimées. La règle désormais insiste sur le respect des prescriptions réglementaires en vigueur afin de s’adapter aux évolutions législatives elles-mêmes et insiste notamment sur la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances. Ainsi, il est explicitement formulé la volonté de la commune de prendre en compte les besoins des personnes handicapes et à mobilité réduite.

 

Le nombre de places par catégorie de construction tel que défini au POS n’est plus applicable en l’état compte-tenu des nouvelles dispositions d’instruction des permis de construire. C’est pourquoi la présente révision a permis de redéfinir des normes applicables en fonction des types d’occupation du sol et de la SHON.

 

Ainsi, pour les constructions à usage d’habitation, la règle a été revue. Le minimum de place par logement (1) a été minorée par rapport au POS (1,5 voire 2). Toutefois, en fonction des seuils de SHON, la règle a été affinée afin de s’adapter à la SHON des constructions qu’elles soient individuelles ou collectives. Le seuil minimum est de 40 m² ; en effet, il s’agit d’encadrer les conditions de stationnement des petits logements, d’ailleurs recherchés sur la commune. L’adaptation de la règle s’accompagne d’une politique forte de la commune d’intensification urbaine autour de la gare et du centre-ville. Ainsi, la commune souhaite organiser sa politique de stationnement en rapport avec le recours croissant aux transports en commun attendu avec le renforcement du réseau ferré régional, du TCSP sur la RN20 et cette restructuration des pôles de vie germinois.

 

Concernant les bureaux, le PLU reprend les proportions déjà affichées dans le POS (50% de la SHON) et l’applique aussi aux activités artisanales pour lesquelles rien n’était précisé dans le POS.

 

Pour les autres activités (commerces, industrie, entrepôts), la règle reprend les proportions définies dans le POS, à savoir 60 % de la SHON

 

Pour l’hébergement hôtelier et les autres services publics et d’intérêt collectif, la règle est plus souple afin de permettre une meilleure adaptation aux besoins réels. Ainsi, pour ceux-ci, une note doit expliquer les réflexions mises en œuvre pour répondre de manière optimale aux besoins du projet et à son ampleur.

 

De la même façon, la règle définie en A12 (zones agricoles) vise à s’adapter aux besoins réels tout en garantissant la sécurité des autres usagers.

 

2.1.1 Les zones urbaines mixtes

 

Les zones urbaines mixtes couvrent l’ensemble des tissus urbains mixtes. Elles sont donc constituées d’habitat, de commerces, de constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif. Elles correspondent aux anciennes zones urbaines du POS auxquelles a été ajoutée la ZAC de Chanteloup.

 

La principale évolution par rapport au POS consiste en la simplification du zonage, notamment entre tissus pavillonnaires et en la refonte globale du zonage par une structuration suivant une logique plus concentrique.

 

En effet, pour rappel, le PADD affiche une volonté forte de restructurer le tissu urbain de Saint-Germain-lès-Arpajon par la constitution d’un centre-ville à l’échelle des 10 000 habitants attendus d’ici 2024, secondés par des centres de quartiers situés autour de la gare et dans le quartier des Folies.

 

Ainsi, dans le PLU, pour respecter les spécificités du tissu urbain et permettre la mise en œuvre de ces objectifs de renouvellement urbain, notamment dans le centre, plusieurs zones U ont été créées :

-          la zone UA correspond aux nouvelles limites définies pour le cœur de ville.

-          la zone UB correspond à des cœurs de quartier secondant le cœur de ville. Il s’agit à la fois du centre historique, mais aussi, à l’est, des abords de la gare, ou encore à l’ouest du territoire, de la zone bâtie centrale du quartier des Folies (UBa).

-          la zone UC correspond aux résidences d’habitat collectif.

-          la zone UD correspond à des secteurs mixtes par leurs formes urbaines et l’imbrication entre habitat, commerces et autres activités ainsi qu’aux secteurs d’habitat pavillonnaire groupé.

-          la zone UE reprend l’ensemble de la zone mixte à dominante pavillonnaire qui se veut très aérée en terme d’implantation du bâti.

 

2.1.1.1  Dispositions communes à toutes les zones urbaines mixtes

 

 

A l’article 8, il n’a pas été fixé de règle. En effet, la configuration des parcelles sur la commune est très variable, et subsistent notamment un grand nombre de parcelles laniérées. Cette situation complique et conditionne de fait l’implantation des constructions sur les parcelles. Les constructions sont déjà encadrées par les autres règles d’implantation (par rapport aux voies et aux limites séparatives). C’est pourquoi, afin de ne pas contraindre par exemple l’implantation de locaux techniques nécessaires à des systèmes d’énergies renouvelables, aucune règle n’a été fixée.

 

L’article 14 n’a été réglementé que dans les zones UD et UE. En effet, ces secteurs de constructions individuelles nécessitent une maîtrise particulière afin de préserver leur caractère ou de ne pas créer de surdensification incontrôlée.

 

 

2.1.1.2  La zone UA : la volonté de redéfinir un cœur de ville

 

Justification du périmètre de la zone UA

La zone UA correspond aux intentions affichées au PADD de redéfinir les contours d’un centre-ville à l’échelle de 10 000 habitants.

Aujourd’hui, le tissu dense de centre-ville se situe en limite communale avec Arpajon et est enserré à l’est et à l’ouest par des quartiers pavillonnaires. En terme de pratique, le centre de gravité du cœur de ville correspond au secteur situé autour du carrefour entre les rues René Dècle, du Dr Babin, de Chanteloup et la route de Leuville : on y trouve le pôle Babin qui constitue le seul pôle de commerces-services du centre-ville, et un pôle d’équipements communaux (groupe scolaire, mairie, église…). Une résidence d’habitat collectif (résidence Louis Babin) est déjà implantée dans ce secteur, mais le reste du tissu est constitué de maisons individuelles.

C’est pourquoi le projet a redéfini le centre-ville en distinguant un centre historique (UB, anciennement UA au POS) d’un cœur de ville (UA) plus à même d’accueillir un tissu dense par le biais du renouvellement urbain et de diversifier les fonctions en accompagnement de la légère augmentation de population attendue.

La zone UA s’articule ainsi autour des rues René Dècle et du Docteur Babin, et se poursuit au nord le long de la route de Leuville jusqu’au bois de Chanteloup, au collège et aux limites de la ZAC des Gournais. Au sud-est, la rue R.Dècle et l’impasse de l’Orge viennent border le centre-ville. Le début de la rue de la Glacière vient façonner le sud-ouest du centre en englobant la mairie.

La zone UA représente ainsi 24,6 ha d’un seul tenant.

Cette délimitation de la nouvelle zone UA englobe des terrains classés au POS auparavant en UL (équipements), en UC (habitat collectif), en UEb (quartiers mixtes), en UH (habitat individuel). Ce nouveau zonage obéit ainsi à la volonté de donner une cohérence d’ensemble et une lisibilité nouvelle à ce quartier de cœur de ville, sans pour autant contraindre la variété des typologies aujourd’hui représentées ni la mixité des fonctions (habitat, équipements, commerces, services, …).

La zone UA est entourée d’espaces de transition vers les autres quartiers, à savoir :

-          au nord, vers la ZAC des Gournais, le collège Roland Garros qui sera conforté par l’implantation d’autres équipements,

-          à l’ouest, le Bois de Chanteloup à la fois parc urbain de centre-ville et masse boisée bordant des secteurs plus résidentiels,

-          à l’est par la vallée de l’Orge, devancé en partie par le parc de la mairie,

-          au sud, par les quartiers résidentiels (lotissements pavillonnaires et centre ancien) situés en entrées de ville et dans la continuité du tissu urbain d’Arpajon.

Le dessin de la zone UA offre donc l’opportunité de créer un centre-ville dense recentré au cœur de la commune à proximité directe d’espaces naturels majeurs (Bois de Chanteloup et vallée de l’Orge) praticables par le public.

 

Justification du règlement de la zone UA

L’opportunité de créer une zone UA, différente de l’ancienne zone UA correspondant au centre historique (aujourd’hui en UB) répond à la volonté communale d’offrir les conditions plus favorables au renouvellement urbain du quartier et offre notamment des possibilités importantes de renouvellement urbain pour les secteurs auparavant situés en UH.

En effet, en matière de formes urbaines, il est recherché des caractéristiques urbaines denses en terme de bâti, d’implantation, de hauteur, d’emprise au sol,… et la création d’un front bâti qui marque l’identité urbaine de ce centre-ville. C’est pourquoi, en UA, le règlement fixe notamment les hauteurs et emprises au sol maximum les plus importantes des zones urbaines mixtes.

En matière de mixité des fonctions, la zone UA est définie comme la plus mixte des zones urbaines mixtes.

L’article 1 du règlement de la zone UA vise ainsi à restreindre les occupations du sol qui dégraderaient l’homogénéité des éléments bâtis du centre ville ou ne sont pas compatibles avec les fonctions accueillies (notamment l’habitat). Ainsi sont interdits : les activités industrielles, les activités agricoles, les entrepôts, les terrains de camping, les dépôts, les installations classées soumises à autorisation. Cette rédaction s’inscrit dans la droite de ligne de ce que prévoyait le POS, notamment en UA.

Dans cette zone centrale, afin de maintenir et développer la mixité urbaine, les occupations et utilisations du sol admises à l’article 2 correspondent à celles qui sont compatibles avec la présence des habitations et se trouvent communément dans les tissus urbains centraux. Toutefois, pour préserver la morphologie urbaine du secteur, ces occupations – commerces, bureaux, artisanat - sont limitées en superficie. Les seuils définis dans le PLU en UA sont les plus importants de ceux définis dans l’ensemble des zones urbaines mixtes afin de créer les conditions d’accueil d’activités qui pourraient contribuer à animer le quartier du cœur de ville, et la commune tout entière. La rédaction de cet article a évolué dans le sens d’un plus grand encadrement des conditions imposées aux bureaux et aux commerces par rapport à ce qui était écrit en UA et en UEb au POS. Il s’agit en effet de privilégier les activités et services de proximité, et de ne pas encourager des implantations générant du trafic extérieur.

Par déduction des articles 1 et 2, les équipements et services d’intérêt collectif, tout comme l’habitat et l’hébergement hôtelier sont autorisés de fait et sans condition.

Afin de restructurer le paysage du centre-ville et mettre davantage en scène cette centralité, il est recherché, à l’article 6, la constitution d’un front bâti dense à l’alignement. Ainsi, le paysage de la zone UA rappellera les éléments d’identité urbaine du centre ancien (zone UB). Des reculs sont autorisés sous réserve d’une cohérence avec le tissu existant et de la préservation d’une continuité bâtie par le biais d’une clôture.

La recherche d’un front bâti dense est confortée à l’article 7 par la possibilité de s’implanter sur les deux limites séparatives latérales, voire sur une seule des limites. Les fonds de parcelle font l’objet d’une règle spécifique de retrait systématique des constructions, à l’exception des annexes sous conditions : en effet, il est recherché la constitution d’un front bâti sur la rue qui préserve les fonds de parcelle garants d’une aération du tissu. Comme dans le POS, une marge de recul par rapport à l’Orge est définie compte-tenu des risques d’inondation. Le reste de la rédaction de l’article a été revu et homogénéisé par rapport au POS :

-          les références aux largeurs de terrain ont été supprimées, l’alternative proposée par rapport aux limites répondant aux différentes situations.

-          les marges de recul minimal en fonction de la présence ou non de vues directes (4 ou 8 m) ont été revues (3 ou 6 m) dans un souci de recherche d’un tissu plus dense et afin de moins contraindre l’implantation des bâtiments sur des terrains de faible largeur.

L’emprise au sol des constructions, définie à l’article 9, a été réévaluée par rapport au POS. Compte-tenu du caractère de cœur de ville à créer, elle est désormais réglementée afin de maîtriser la densité et en partie l’imperméabilisation des parcelles pour concilier le caractère dense de centre-ville (emprise forte limitée à 60 %) avec un tissu toutefois aéré (40% restant). L’emprise au sol est donc plus forte que celle définie au POS (50 % maximum en UA, autres zones, emprise inférieure). Toutefois, la conjugaison de cet article avec les préconisations de l’article 13 et l’ajout d’une référence à la surface en pleine terre encadre mieux l’imperméabilisation des sols dans le respect de l’équilibre écologique des terrains.

Dans le souci de recherche d’un nouveau front bâti dense de cœur de ville, la hauteur des constructions a été redéfinie à l’article 10 à 12 mètres depuis le sol naturel au faîtage. Cette hauteur correspond au maximum des hauteurs jusqu’alors autorisées (en UC, UEb, et UL notamment) et s’inscrit comme légèrement supérieure à ce qui était pratiqué dans le centre ancien (11 m en UA au POS). Par rapport au POS, la rédaction de l’article a supprimé la double référence à l’égout du toit et au faîtage : cette référence unique au faîtage rend plus souple les applications de la règle, notamment dans le cadre de la mise en place de systèmes innovants en matière d’énergie renouvelable, et favorise la diversité des formes urbaines.

L’article 13 a seulement évolué en partie. En effet, désormais, la référence en matière d’espaces libres n’est plus définie comme un pourcentage des « espaces laissés libres par les éventuelles constructions » (en UEb et UH au POS). Afin de permettre une règle plus respectueuse de l’environnement, y compris dans le secteur le plus dense de la commune, la notion de pleine terre est introduite. Celle-ci garantit ainsi l’infiltration des eaux de ruissellement sur chaque parcelle. Le pourcentage fixé va plus loin qu’au POS dans certaines zones puisqu’il est fixé par rapport à l’ensemble de la parcelle et non par rapport aux espaces libres, et améliore donc le coefficient d’imperméabilisation dans l’ensemble de la nouvelle zone UA. De plus, pour ne pas négliger l’aspect paysager de ces surfaces, la notion de pleine terre est doublée de sa végétalisation en général (surfaces enherbées, plantées,…). Par rapport au POS, les prescriptions en matière de plantations à maintenir ou liées aux aires de stationnement définies en UA du POS sont reprises.

 

2.1.1.3  La zone UB : conforter l’identité du tissu ancien et créer des cœurs de quartier

 

 

Justification du périmètre de la zone UB

La zone UB correspond aux intentions affichées au PADD de conforter des cœurs de quartiers, secondant le cœur de ville (UA).

Aujourd’hui, le tissu de ces quartiers est plus ou moins dense et constitué avant tout par des constructions individuelles. Leur situation est stratégique en terme de positionnement géographique (proximité du cœur de ville ou de la gare) ou en lien avec les projets (ZAC des Folies). Dans tous les cas, quoique ce soit évident dans le tissu ancien du centre-ville, les cœurs de quartiers portent des traces de tissu ancien, témoins d’anciens hameaux.

Le renouvellement urbain de la structure urbaine de Saint-Germain-lès-Arpajon s’attache donc à renouer avec les traces du passé en confortant des cœurs de quartiers de fait essentiels à l’identité et au fonctionnement quotidien de la commune.

La zone UB correspond à 3 secteurs bien identifiés :

- le centre ancien prolongeant le centre-ville vers Arpajon

Les contours de ce secteur correspondent à ceux de la zone UA inscrite au POS, si ce n’est près de la mairie où une légère extension du périmètre va permettre la réalisation d’annexes de l’hôtel de ville en bordure du Parc de la mairie.

Le secteur UB centre-ville représente ainsi 6,3 ha dans le prolongement du cœur de ville (UA).

 

- la zone bâtie dense aux abords de la gare RER La Norville représentant le cœur de quartier Est de la zone urbaine.

Elle se situe au sud de la route de Corbeil, de part et d’autre de la voie ferrée et au nord de la rue de la gare et de la rue Chaudet. Elle correspond en partie aux zones UA, UG, UH, UL du POS et rassemble bien plusieurs fonctions et tissus.

Le secteur UB gare représente ainsi 23,4 ha situés dans un rayon moyen de 400 m autour de la gare, d’où l’enjeu stratégique du renforcement de ce quartier. Aujourd’hui, deux liaisons douces irriguent déjà le quartier, de part et d’autre de la voie ferrée : le passage Joseph Mogentale, et la sente reliant la rue de la Gare à la rue des Coteaux puis la route de Corbeil. Par ailleurs, un emplacement réservé devrait permettre de finaliser le raccordement entre l’impasse Camille Claudel et l’impasse de la Gare.

 

- la zone bâtie centrale (secteur UBa) du quartier des Folies.

Elle est localisée au nord de la rue des Bruyères, de part et d’autre du Bois Bourdon et vient ainsi dans le prolongement sud de la ZAC des Folies. Elle correspond à une partie de la zone UH inscrite au POS, un tissu jusqu’alors avant tout résidentiel et peu diversifié (constructions individuelles).

Le secteur UBa (Folies) représente 5,46 ha situés à l’arrière de l’actuel front bâti sur la RN20, en position d’interface avec la ZAC des Folies. Le chemin du Lavoir permet de relier en 350 m le franchissement de la RN20 qui donne accès au bois de Chanteloup et au reste de la commune dont le cœur de ville.

 

Justification du règlement de la zone UB

 

Le règlement de la zone UB vise ainsi à créer une zone bâtie légèrement moins dense que dans le centre-ville mais qui se veut être le relais entre le centre et les autres quartiers en terme de densité.

C’est pourquoi le règlement UB s’inscrit dans la droite ligne des prescriptions et logiques qui prévalaient déjà pour la zone UA.

 

L’article 1 du règlement de la zone UB reprend les interdictions qui prévalaient déjà en zone UA, et ce pour les mêmes raisons. Il vise ainsi à restreindre les occupations du sol qui dégraderaient l’homogénéité des éléments bâtis ou ne sont pas compatibles avec les fonctions accueillies (notamment l’habitat). Ainsi sont interdits : les activités industrielles, les activités agricoles, les entrepôts, les terrains de camping, les dépôts, les installations classées soumises à autorisation. Cette rédaction s’inscrit dans la droite ligne de ce que prévoyait le POS, notamment en UA (centre ancien) .

De la même façon, afin de maintenir et développer la mixité urbaine, les occupations et utilisations du sol admises à l’article 2 correspondent à celles qui sont compatibles avec la présence des habitations et se trouvent communément dans les tissus urbains centraux. Comme en UA, pour préserver la morphologie urbaine du secteur, ces occupations – commerces, bureaux, artisanat - sont limitées en superficie. Les seuils définis dans le PLU en UB s’inscrivent dans une logique de décroissance progressive par rapport à UA : si les seuils applicables aux bureaux et à l’artisanat restent inchangés (150 et 100 m²) par rapport à UA, le seuil applicable aux commerces est légèrement inférieur (150 m²) à celui pratiqué en UA (200 m²). En effet, il s’agit de favoriser ici des implantations de commerces de proximité à l’échelle du quartier qui ne fassent pas concurrence au cœur de ville.

La rédaction de cet article a évolué dans le sens d’un plus grand encadrement des conditions imposées aux bureaux (qui n’étaient soumis à aucune condition) par rapport à ce qui était écrit en UA au POS. A contrario, le classement en zone UB de secteurs anciennement classés en UG au POS, dont le règlement interdisait toute implantation d’activités économiques, permet d’apporter plus de mixité dans le quartier. La nouvelle rédaction se rapproche davantage de celle de la zone UH du POS qui autorisait déjà sous conditions (100 m² maximum) les constructions nouvelles à usage commercial, artisanal et services.

Par déduction des articles 1 et 2, les équipements et services d’intérêt collectif, tout comme l’habitat et l’hébergement hôtelier sont autorisés de fait et sans condition.

Afin de restructurer le paysage de ces quartiers, notamment celui de la gare composés auparavant d’une mosaïque de zones, et de conserver les caractéristiques urbaines du tissu ancien, la rédaction de l’article 6 distingue le tissu ancien structuré autour de la rue Louise Roger et celle du Docteur Babin (axes principaux) du reste des quartiers situés en zone UB.

Ainsi, pour ce qui est de ces deux rues du tissu ancien, le règlement reprend le règlement UA du POS qui vise bien à maintenir un front urbain bâti et dense à l’alignement : les constructions doivent s’implanter à l’alignement de ces deux rues, mais des exceptions sous conditions sont admises. L’épaississement du centre-ville par la création de la zone UA de cœur de ville dans le PLU entend d’ailleurs renouer avec cette caractéristique morphologique pour créer une réelle continuité.

Pour le reste de la zone, la règle a été assouplie et simplifiée par rapport au POS. Désormais, afin de permettre une densification en front de rue et la préservation des fonds de parcelle, une alternative est proposée entre implantation à l’alignement ou retrait de 5 m de l’alignement, comme proposé auparavant au POS en UG, UH et UL. La règle est simplifiée avec la suppression de référence à l’axe de la route.

La recherche d’un front bâti dense, qui rappelle le cœur de ville et mette en scène ces cœurs de quartier, est confortée à l’article 7 par la possibilité de s’implanter sur les limites séparatives dans les mêmes conditions que dans la zone UA à savoir : sur les deux limites séparatives latérales, ou sur une seule des limites, les fonds de parcelle faisant l’objet d’une règle spécifique de retrait systématique des constructions, à l’exception des annexes sous conditions. Le reste de la rédaction de l’article a été revu et homogénéisé par rapport au POS, comme déjà fait en UA :

-          les références aux largeurs de terrain ont été supprimées, l’alternative proposée par rapport aux limites répondant aux différentes situations.

-          le tissu urbain recherché a évolué : la possibilité de retrait des deux limites séparatives latérales est supprimée afin de mieux structurer les parcelles et limiter les implantations consommatrices d’espaces peu valorisables (sur les côtés des constructions).

-          les marges de recul minimal en fonction de la présence ou non de vues directes (4 ou 8 m) ont été revues selon les secteurs géographiques concernés (3 ou 6 m, à l’exception des rues L. Roger et Dr Babin) dans un souci de recherche d’un tissu plus dense et afin de moins contraindre l’implantation des bâtiments sur des terrains de faible largeur.

L’emprise au sol des constructions, définie à l’article 9, a été réévaluée par rapport au POS. Compte-tenu du caractère de cœur de quartier à créer, elle est désormais réglementée, comme en UA, afin de maîtriser la densité et en partie l’imperméabilisation des parcelles pour concilier le caractère dense de centre-ville (emprise forte limitée à 55 % en UB et 45 % en, UBa) avec un tissu toutefois aéré (45 et 55% restant). L’emprise au sol est donc plus forte que celle définie au POS (50 % maximum en UA et UL, autres zones, emprise inférieure). L’emprise au sol est donc légèrement augmentée pour les secteurs UB compte-tenu de leur positionnement stratégique (proche du centre-ville et de la gare). Le secteur UBa, anciennement UH au POS, conserve la même emprise au sol (45%) car malgré la volonté de renforcer sa vocation d’animation du quartier, il reste moins bien desservie par le réseau routier et les modes de déplacements alternatifs. Comme dans le reste des zones urbaines mixtes, la conjugaison de cet article avec les préconisations de l’article 13 et l’ajout d’une référence à la surface en pleine terre encadre mieux l’imperméabilisation des sols dans le respect de l’équilibre écologique des terrains.

Dans le souci de recherche d’un nouveau front bâti dense de cœur de ville, la hauteur des constructions a été maintenue à l’article 10 à 11 mètres depuis le sol naturel au faîtage. Cette hauteur correspond au maximum des hauteurs jusqu’alors autorisées (en UA, UG, et UH notamment) et s’inscrit comme légèrement inférieur à ce qui est pratiqué dans en UA dans le PLU (12 m). Par rapport au POS, la rédaction de l’article a supprimé la double référence à l’égout du toit et au faîtage : cette référence unique au faîtage rend plus souple les applications de la règle, notamment dans le cadre de la mise en place de systèmes innovants en matière d’énergie renouvelable, et favorise la diversité des formes urbaines.

L’article 13 a seulement évolué en partie. En effet, désormais, la référence en matière d’espaces libres n’est plus définie comme un pourcentage des « espaces laissés libres par les éventuelles constructions » (en UH au POS). Comme dans le reste des zones urbaines, afin de permettre une règle plus respectueuse de l’environnement, y compris dans les secteurs les plus denses de la commune, la notion de pleine terre est introduite (ici en UB, 20 % minimum de la surface totale du terrain). Celle-ci garantit ainsi l’infiltration des eaux de ruissellement sur chaque parcelle. Le pourcentage fixé va plus loin qu’au POS dans certaines zones puisqu’il est fixé par rapport à l’ensemble de la parcelle et non par rapport aux espaces libres, et améliore donc le coefficient d’imperméabilisation dans l’ensemble de la nouvelle zone UB. De plus, pour ne pas négliger l’aspect paysager de ces surfaces, la notion de pleine terre est doublée de sa végétalisation en général (surfaces enherbées, plantées,…). Par rapport au POS, les prescriptions en matière de plantations à maintenir ou liées aux aires de stationnement définies en UA du POS sont reprises pour l’ensemble de la zone UB du PLU.

 

 

2.1.1.4  La zone UC : s’adapter aux spécificités des résidences collectives

 

 

Justification du périmètre de la zone UC

La zone UC correspond aux résidences d’habitat collectif. C’est cette spécialisation en terme de forme urbaine qui justifie la définition d’un zonage spécifique. La zone UL du POS a été supprimée et les équipements liés à ces quartiers ou résidences ont été intégrés dans la zone UC puisqu’ils fonctionnent le plus souvent ensemble.

Il s’agit donc d’une zone multi-sites qui comprend les résidences suivantes, déjà classées en UC au POS, concentrés en rive droite de l’Orge :

-          la Cité Jules Vallès dont l’école anciennement classée en UL au POS,

-          la résidence des Cendrennes,

-          le Pré Barallon et le pôle d’équipements limitrophes (espace Olympe de Gouges, école Elsa Triollet, stade Gaston Cornu…)

La résidence de la Boisselle, classée en UC au POS, a été intégrée dans la zone UA du PLU compte-tenu de sa situation stratégique à proximité du pôle de commerces-services-équipements existant.

Enfin, le secteur UCa, existant déjà au POS, a été repris : il correspond à l’habitat installé en rive gauche de l’Orge, aux abords du bois de Chanteloup. Il englobe désormais les équipements situés de l’autre côté du Bois de Chanteloup (école Joliot Curie), auparavant classés en ULa au POS. La constitution d’un zonage et d’un règlement spécifique répond à l’exigence de préservation du Bois de Chanteloup imposée par le SDRIF et reprise par le projet communal dans le PADD.

La zone UC représente 22,7 ha dont 6,4 ha en UCa.

 

Justification du règlement de la zone UC

L’article 1 du règlement de la zone UC reprend les interdictions qui prévalaient déjà en zone UA et UB, et ce pour les mêmes raisons. Il vise ainsi à restreindre les occupations du sol qui dégraderaient l’homogénéité des éléments bâtis ou ne sont pas compatibles avec les fonctions accueillies (notamment l’habitat). Ainsi sont interdits : les activités industrielles, les activités agricoles, les entrepôts, les terrains de camping, les dépôts, les installations classées soumises à autorisation. En UCa, la règle est plus contraignante : elle permet de prendre en compte l’existant mais vise à stopper l’urbanisation de ce secteur, situé dans une masse boisée à valeur écologique. Cette rédaction s’inscrit dans la droite ligne de ce que prévoyait le POS en UC.

De la même façon, afin de maintenir et développer la mixité urbaine, les occupations et utilisations du sol admises à l’article 2 correspondent à celles qui sont compatibles avec la présence des habitations et se trouvent communément dans les tissus urbains centraux. Comme en UA et UB, pour préserver la morphologie urbaine du secteur, ces occupations – commerces, bureaux, artisanat - sont limitées en superficie. Les seuils définis dans le PLU en UC s’inscrivent dans une logique de décroissance progressive par rapport à UA : si le seuil applicable à l’artisanat reste inchangé (100 m²) par rapport à UA et UB, le seuil applicable aux commerces et bureaux est légèrement inférieur (100 m²) à celui pratiqué en UA et UB (200/150 m²). Si, au final, les seuils sont semblables à ce qui avait été écrit dans le POS pour les bureaux et l’artisanat, la rédaction de la nouvelle règle permet de mieux encadrer les activités commerciales, auparavant admises sans condition. De plus, le PLU introduit une condition supplémentaire, à savoir leur implantation en pied d’immeuble. En effet, il s’agit toujours de favoriser ici des implantations de commerces de proximité à l’échelle du quartier qui ne fassent pas concurrence au cœur de ville ou génèrent des flux que la trame viaire existante ne pourrait supporter. De plus, ces activités doivent participer à la qualité urbaine et à l’animation de ces micro-quartiers eux-mêmes.

De la même façon qu’à l’article 1 et pour les mêmes raisons de préservation de l’espace naturel limitrophe, l’article 2 mentionne des conditions particulières qui limitent les occupations du sol pour le secteur UCa aux seuls aménagements dans le volume existant des constructions.

Par déduction des articles 1 et 2, les équipements et services d’intérêt collectif, tout comme l’habitat et l’hébergement hôtelier sont autorisés de fait et sans condition.

Les articles 6 et 7 reprennent les prescriptions du POS qui prévoyait un retrait systématique des constructions défini à la fois par rapport à l’axe des voies et à l’alignement, et un retrait des limites séparatives. Les marges de recul sont, dans ce deuxième cas, définies en fonction de la hauteur des constructions avec des marges minimales (4 ou 8 m) qui assurent la sécurité et l’hygiène des résidences. Cette rédaction favorise un tissu très aéré qui dégage de nombreux espaces libres et qui constitue la caractéristique morphologique de ces quartiers, c’est pourquoi elle est reprise ici.

L’emprise au sol des constructions, définie à l’article 9, a été maintenue, telle que définie POS, à 25 %. Le POS précisait déjà une longueur maximale des immeubles barres de 60 m, ce qui correspond à la longueur de ceux du domaine de Chanteloup. On trouve sur la commune d’autres barres d’une cinquantaine à une centaine de mètres de longueur (Résidence des Cendrennes et Cité Jules Vallès).

Le projet communal vise à promouvoir une diversification des formes urbaines qui passe notamment par la recherche architecturale. C’est pourquoi la longueur maximum de ces immeubles barres a été abaissée à 40 m, ce qui ne remet pas en cause les constructions existantes mais appelle à une nouvelle écriture architecturale des résidences collectives à l’avenir. Une exception a été accordée au secteur UCa compte-tenu des contraintes par ailleurs imposées aux autres articles qui permettent d’encadrer l’évolution de ce secteur.

Dans le souci de simplification de la règle et de recherche d’une cohérence avec le reste du territoire, la hauteur des constructions a été définie à l’article 10 à 12 mètres depuis le sol naturel au faîtage. Cette hauteur correspond en général au maximum des hauteurs jusqu’alors autorisées pour chacune des résidences concernées, à l’exception de la cité Jules Vallès où la hauteur autorisée à l’égout du toit ou à l’acrotère était de 15 m. Au sein du PLU, cette hauteur de 12 m correspond aux volumétries recherchées dans le cœur de ville (en UA), c’est-à-dire R+2, R+2+combles, R+3 et s’inscrit comme légèrement supérieure au reste des zones urbaines mixtes.

L’article 13 a évolué. En effet, désormais, la référence en matière d’espaces libres n’est plus définie comme un pourcentage des « espaces laissés libres» (en UC au POS). Comme dans le reste des zones urbaines, afin de permettre une règle plus respectueuse de l’environnement, la notion de pleine terre est introduite (ici en UC, 30 % minimum de la surface totale du terrain). Celle-ci garantit ainsi l’infiltration des eaux de ruissellement sur chaque parcelle. Le pourcentage fixé va plus loin qu’au POS dans certaines zones puisqu’il est fixé par rapport à l’ensemble de la parcelle et non par rapport aux espaces libres, et améliore donc le coefficient d’imperméabilisation dans l’ensemble de la nouvelle zone UC. Dans la zone UC et dans les zones urbaines mixtes moins denses, le pourcentage est plus important que dans les zones UA (cœur de ville) et UB (tissu ancien et cœurs de quartier). La zone UC est notamment située sur des secteurs sensibles : le Pré Barallon est situé dans la vallée de l’Orge et les autres résidences sur le rebord du plateau. C’est pourquoi l’infiltration des eaux avant leur ruissellement vers l’Orge doit être organisée. Les 45 % restant de la parcelle (25 % d’emprise au sol et au moins 30 % garantis en pleine terre) contribueront quant à eux au fonctionnement du site (aires de stationnement, terrasses, cheminements aménagés…).

De plus, pour ne pas négliger l’aspect paysager de ces surfaces, la notion de pleine terre est doublée de sa végétalisation en général (surfaces enherbées, plantées,…). Par rapport au POS, les prescriptions en matière de plantations à maintenir ou liées aux aires de stationnement définies en UC du POS sont redéfinies en cohérence avec ce qui est imposé dans les zones UA et UB. La règle est plus contraignante (un arbre pour 50 m² au lieu de 100 m² au POS).

 

2.1.1.5  La zone UD

 

 

Justification du périmètre de la zone UD

La zone UD correspond à des secteurs mixtes par leurs formes urbaines et l’imbrication entre habitat, commerces et autres activités ainsi qu’aux secteurs d’habitat pavillonnaire groupé.

 

Elle constitue une fusion des anciennes zones UG et UEb du POS, qui se distinguaient l’une de l’autre essentiellement par le degré de diversité des fonctions accueillies. Ainsi, cette zone se caractérise par des formes et fonctions variées :

-          immeubles collectifs et maisons en bande ou individuelles isolées au milieu de jardins (UEb du POS),

-          commerces et équipements parfois installés au rez-de-chaussée d’immeubles d’habitation (UEb du POS),

-          activités artisanales et de services, petites et moyennes surfaces commerciales (UEb du POS),

-          ensemble d’habitations individuelles groupées (UG du POS).

Aujourd’hui, le tissu de ces quartiers est un tissu de transition entre les quartiers les plus denses, ou les quartiers d’habitat collectif, et les quartiers les moins denses et les plus résidentiels de la commune. On retrouve la zone UD en rive droite de l’Orge, à proximité du centre-ville autour de la place Mozart, en limite communale avec Arpajon ; au sein de quartiers plus résidentiels comme la Cité des Grillères ; dans le secteur des bas Fourcons (rue de l’Orge) ; en limite  communale avec Brétigny-sur-Orge autour des résidences Louis Aragon et Frédéric mistral ; et le long de la route de Corbeil.

Le zonage reprend les contours des zones UEb et UG si ce n’est dans le secteur des Bas Fourcons où la limite de l’ancienne zone UG a été repoussée plus au nord : il s’agit d’éviter le morcellement du zonage et intégrer les quelques constructions restantes dans la même séquence urbaine le long de la route d’Aulnay. Par ailleurs l’ancienne zone UEb (résidence Louis Babin) située dans le centre-ville a été intégrée à la zone UA du PLU.

La zone UD représente ainsi 15,25 hectares.

 

Justification du règlement de la zone UD

 

Le règlement de la zone UD vise ainsi à créer une zone bâtie légèrement moins dense que les cœurs de quartier (zone UB) qui constitue une transition entre quartier ceux-ci, les quartiers d’habitat collectif et les quartiers plus résidentiels et au tissu plus aéré (zone UE).

C’est pourquoi le règlement UD s’inscrit en partie dans la droite ligne des logiques impulsées dans les zones UA, UB et UC mais évolue vers notamment des densités plus faibles et un tissu plus résidentiel.

 

L’article 1 du règlement de la zone UD reprend les interdictions qui prévalaient déjà en zone UA, UB et UC, et ce pour les mêmes raisons. Il vise ainsi à restreindre les occupations du sol qui dégraderaient l’homogénéité des éléments bâtis ou ne sont pas compatibles avec les fonctions accueillies (notamment l’habitat). Ainsi sont interdits : les activités agricoles, les entrepôts, les terrains de camping, les dépôts, les installations classées soumises à autorisation. L’hébergement hôtelier est de plus ici interdit afin que ce type d’implantations se dirige de manière privilégiée vers le cœur de ville (UA) ou les cœurs de quartiers (UB). Cette rédaction s’inscrit dans la droite de ligne de ce que prévoyait le POS, notamment en UA (centre ancien).

De la même façon, afin de maintenir et développer la mixité urbaine, les occupations et utilisations du sol admises à l’article 2 correspondent à celles qui sont compatibles avec la présence des habitations et se trouvent communément dans les tissus urbains centraux. Comme dans les autres zones urbaines mixtes, pour préserver la morphologie urbaine de la zone, ces occupations – commerces, bureaux, artisanat - sont limitées en superficie et sous réserve qu’elles soient non nuisantes. Les seuils définis dans le PLU en UD sont les mêmes que ceux qui ont été définis en zone UB afin de conserver une logique d’ensemble et de permettre au sein des quartiers l’accueil par exemple de professions libérales en regroupement (de type cabinet médical). Afin de ne pas limiter l’exercice des activités existantes, il est autorisé des extensions limitées pour les activités commerciales, ou des aménagements pour le reste.

La rédaction de cet article a évolué dans le sens d’un plus grand encadrement des conditions imposées aux commerces, bureaux, activités artisanales et industrielles (qui n’étaient soumis à aucune condition) par rapport à ce qui était écrit en UEb au POS. A contrario, le classement en zone UD de secteurs anciennement classés en UG au POS, dont le règlement interdisait toute implantation d’activités économiques, permet d’apporter plus de mixité dans ces quartiers et une diversification des fonctions dans ces secteurs résidentiels denses.

Par déduction des articles 1 et 2, les équipements et services d’intérêt collectif, tout comme l’habitat sont autorisés de fait et sans condition.

Afin de restructurer le paysage de ces quartiers, et de mettre en scène la transition entre les cœurs de quartiers et les séquences d’habitat individuel moins dense (UE), l’article 6 impose une implantation en retrait de 5 m de l’alignement. La référence à l’axe des voies a été supprimée afin d’alléger l’application de la règle. La définition de ce retrait était déjà définie au POS dans les zones UEb et UG. La marge de recul (5 m) correspond à ce qui peut être observé dans le tissu existant.

La rédaction de l’article 7 a avant tout porté sur la simplification de la règle écrite au POS. Le principe d’une distinction entre les constructions principales et les annexes a été conservé, selon quelles soient implantées ou non dans une bande de 50 m mesurée à partir de l’alignement. En effet, il s’agit de limiter la consommation des fonds de parcelle et ainsi de préserver une aération des îlots. Cette bande de 50 m permet une intensification mesurée du bâti dans ces secteurs. Les implantations possibles pour les constructions principales par rapport aux limites séparatives latérales sont multiples (sur les deux limites, sur une limite, en retrait) afin de s’adapter à la largeur des terrains. Les marges de retrait sont définies en fonction de la présence ou non de vues directes (2,5 ou 8 m) et s’inspirent de ce qui était déjà pratiqué au POS en UEb. L’implantation des annexes est conditionnée par la volumétrie des bâtiments (en limite latérale ou en retrait) afin de limiter la multiplication des bâtiments annexes en mitoyenneté et de limiter les complications liées aux murs mitoyens (notamment le rejet d’eaux pluviales sur une parcelle voisine).

L’emprise au sol des constructions, définie à l’article 9, a été réévaluée par rapport au POS. Compte-tenu du caractère de quartiers de transition, elle est désormais réglementée, comme dans le reste des zones urbaines, afin de maîtriser la densité et en partie l’imperméabilisation des parcelles pour concilier l’intensification urbaine (emprise limitée à 50 %) avec un tissu toutefois aéré (50% restant). L’emprise au sol est donc plus forte que celle définie au POS (40 % maximum en UEb et en UG). L’emprise au sol est notamment augmentée pour la zone UD afin de permettre des extensions aux constructions situées anciennement en UG, souvent composées de petites surfaces (constructions individuelles de 75 m² sur de petites parcelles (250/300 m²). Par ailleurs, la définition de ce seuil maximum de 50 % s’inscrit dans la logique d’aération progressive du tissu de la zone UA (60%) à la zone UE.

La hauteur des constructions a été revue à l’article 10 à 10 mètres depuis le sol naturel au faîtage. Cette hauteur est légèrement inférieure à ce qui était autorisé jusqu’alors par le POS dans les zones UEb et UG (plutôt de l’ordre de 11 à 15 m). Cette rédaction ne remet pas en cause les constructions existantes. Au sein du PLU, cet ordre de grandeur s’inscrit dans la logique d’abaissement progressif des hauteurs de la zone UA à la zone UE. Par rapport au POS, la rédaction de l’article a supprimé la double référence à l’égout du toit et au faîtage : cette référence unique au faîtage rend plus souple les applications de la règle, notamment dans le cadre de la mise en place de systèmes innovants en matière d’énergie renouvelable, et favorise la diversité des formes urbaines.

L’article 13 a évolué en partie. En effet, désormais, la référence en matière d’espaces libres n’est plus définie comme un pourcentage des « espaces laissés libres » (en UEb au POS). Comme dans le reste des zones urbaines, afin de permettre une règle plus respectueuse de l’environnement, la notion de pleine terre est introduite (ici en UD, 30 % minimum de la surface totale du terrain). Celle-ci garantit ainsi l’infiltration des eaux de ruissellement sur chaque parcelle. Le pourcentage fixé va plus loin qu’au POS (en UEb) puisqu’il est fixé par rapport à l’ensemble de la parcelle et non par rapport aux espaces libres, et améliore donc le coefficient d’imperméabilisation dans l’ensemble de la nouvelle zone UD. De plus, pour ne pas négliger l’aspect paysager de ces surfaces, la notion de pleine terre est doublée de sa végétalisation en général (surfaces enherbées, plantées,…). Par rapport au POS, les prescriptions en matière de plantations à maintenir, liées aux aires de stationnement ou aux stockage de matériaux à l’air libre définies en UEb et UG du POS sont reprises comme au POS pour l’ensemble de la zone UD du PLU.

 

 


2.1.1.6  La zone UE

 

 

Justification du périmètre de la zone UE

La zone UE correspond à l’ensemble de la zone mixte à dominante pavillonnaire qui se veut très aérée en terme d’implantation du bâti. Le secteur UEr correspond à une zone peu dense localisée route de Leuville, de part et d’autre de la rue Chaudet ainsi qu’à une partie du bâti implanté entre le Chemin des Petites Fontaines et le chemin du Mesnil, et chemin de Saint Michel.

 

La zone UE reprend dans l’ensemble la zone UH inscrite auparavant au POS, à l’exception des secteurs déjà intégrés dans les autres zones définies au PLU. Ainsi, la zone UH définie au POS au nord de la rue René Dècle fait désormais partie de la zone UA du PLU. A l’inverse, dans le quartier des Folies, le secteur situé le long de la rue Pierre Curie, inscrit en UA au POS, est désormais intégré en partie dans la zone UE, compte-tenu de la volonté de privilégier un front bâti à vocation économique à proximité directe de l’alignement futur de la RN20.

 

Le secteur UEr, quant à lui, correspond à la zone UR du POS. Une partie a été soumise à un périmètre d’attente d’un projet global d’aménagement au titre de l’article L123-2 du code de l’urbanisme. En effet, à l’heure actuelle, la municipalité souhaite voir ce secteur restructuré mais, n’ayant pas de projet précis sur ce secteur, elle a souhaité mettre en place un périmètre d’attente sur ces terrains stratégiques dans l’attente d’un projet bien défini.

Aujourd’hui, le tissu de ces quartiers est le moins dense de la commune. Il s’agit de quartiers résidentiels caractérisés par la forte spécialisation des formes urbaines. On trouve en effet uniquement des constructions individuelles implantées au coup par coup, en partie sous forme d’extensions linéaires le long des principales voies (route de Leuville, route d’Aulnay, route de Corbeil) ou encore sous forme de lotissements (ZAC de Chanteloup par exemple). La taille des parcelles témoigne d’un tissu plus relâché que dans les autres quartiers de Saint-Germain-lès-Arpajon.

La zone UE représente ainsi 156,03 hectares.

 

Justification du règlement de la zone UE

 

Le règlement de la zone UE vise ainsi à créer une zone bâtie plus lâche et aéré que les autres quartiers de la commune.

C’est pourquoi le règlement UE s’inscrit en partie dans la droite ligne des logiques impulsées dans les zones UA, UB, UC et UD mais évolue vers notamment des densités plus faibles et un tissu à vocation encore plus résidentielle.

 

L’article 1 du règlement de la zone UE reprend les interdictions qui prévalaient déjà dans les autres zones urbaines mixtes, et ce pour les mêmes raisons (restreindre les occupations du sol qui dégraderaient l’homogénéité des éléments bâtis ou ne sont pas compatibles avec les fonctions accueillies, notamment l’habitat). Ainsi sont interdits : les activités agricoles, les entrepôts, les terrains de camping, les dépôts, les installations classées soumises à autorisation. L’hébergement hôtelier est de plus ici interdit, comme en UD, afin que ce type d’implantations se dirige de manière privilégiée vers le cœur de ville (UA) ou les cœurs de quartiers (UB). La zone UE constitue la seule zone urbaine mixte où les activités industrielles sont totalement interdites afin de préserver la vocation résidentielle de ces quartiers. Si la mixité des fonctions est recherchée à l’échelle de chaque zone, on privilégiera ici, comme écrit à l’article 2, des fonctions qui participe davantage au cadre de vie et à l’animation de ces quartiers résidentiels. Cette rédaction s’inscrit dans la droite de ligne de ce que prévoyait le POS, notamment en UH.

A l’article 2, ont été définies les occupations du sol qui correspondent à celles compatibles avec la présence des habitations. Ces occupations se retrouvent dans les autres zones urbaines mixtes (commerces, artisanat, bureaux). Comme ce qui a été fait pour celles-ci, afin de préserver la morphologie urbaine de la zone, ces occupations – commerces, bureaux, artisanat - sont limitées en superficie et sous réserve qu’elles soient non nuisantes. Les seuils définis dans le PLU en UE sont les mêmes que ceux qui ont été définis en zone UD pour les commerces et bureaux afin de conserver une logique d’ensemble. Le seuil applicable aux activités artisanales est légèrement majoré par rapport au reste des zones et à ce qui était prévu au POS en UH. Toutefois il s’inscrit ici dans une cohérence d’ensemble avec les deux autres activités (commerces et bureaux).

Afin de ne pas limiter l’exercice des activités existantes, il est autorisé des extensions limitées pour les activités commerciales, ou des aménagements pour le reste.

Par déduction des articles 1 et 2, les équipements et services d’intérêt collectif, tout comme l’habitat sont autorisés de fait et sans condition.

Compte-tenu de l’existant et du caractère plus aéré de ces quartiers, l’article 6 impose une implantation en retrait de l’alignement, dont la marge de recul est différente selon le secteur (zone UE ou secteur UEr). Les marges sont définies en cohérence avec ce qui était écrit au POS dans les zones UH (5 m) et UR (10 m), ici respectivement pour UE et UEr. La référence à l’axe des voies a été supprimée afin d’alléger l’application de la règle. Le principe de prise en compte de l’existant a quant à lui été repris dans le PLU. En effet, pour des secteurs comme la rue Pierre Curie (aux Folies), où les constructions sont implantées à l’alignement, cette exception permet une prise en compte du caractère spécifique de la morphologie de cet ancien cœur de hameau.

La rédaction de l’article 7 a avant tout porté sur la simplification de la règle écrite au POS mais en reprend les grands principes. Cette rédaction, applicable à l’ensemble de la zone UE à l’exception du secteur UEr, s’inscrit dans la continuité de ce qui a déjà été écrit pour la zone UD qui constitue un tissu de transition vers ces quartiers. Le principe d’une distinction entre les constructions principales et les annexes a été conservé, selon quelles soient implantées ou non dans une bande de 50 m mesurée à partir de l’alignement. En effet, il s’agit de limiter la consommation des fonds de parcelle et ainsi de préserver une aération des îlots. Cette bande de 50 m permet une intensification mesurée du bâti dans ces secteurs. Les implantations possibles pour les constructions principales par rapport aux limites séparatives latérales sont de deux sortes (sur une limite, en retrait) afin de s’adapter à la largeur des terrains. Les marges de retrait sont définies en fonction de la présence ou non de vues directes (2,5 ou 8 m) et s’inspirent de ce qui était déjà pratiqué au POS en UH. L’implantation des annexes est conditionnée par la volumétrie des bâtiments (en limite latérale ou en retrait) afin de limiter la multiplication des bâtiments annexes en mitoyenneté et de limiter les complications liées aux murs mitoyens (notamment le rejet d’eaux pluviales sur une parcelle voisine).

Le secteur UEr fait l’objet d’une règle spécifique, visant à préserver l’aération qui le caractérise. C’est pourquoi un retrait systématique est imposé (10 m). Les marges de recul en fonction des la présence de vues principales ou non sont plus importantes (4 et 8 m) que dans le reste de la zone UE (2,5 et 8 m). Cette rédaction reprend ce qui était applicable au POS en zone UR.

Enfin, comme dans le POS, une marge de recul par rapport à l’Orge est définie compte-tenu des risques d’inondation.

Compte-tenu de la volonté de maintenir le caractère aéré de ces tissus, l’emprise au sol de la zone UE, définie à l’article 9, reprend ce qui était prescrit pour la zone UH dans le POS (40%). Celle du secteur UEr, plus lâche, reste inférieure à l’ensemble de la zone, mais a été légèrement réévaluée (+5%) par rapport au POS (20%) afin de permettre des évolutions minimes du bâti (légères extensions, vérandas,…).

La hauteur des constructions a été revue à l’article 10 à 9 mètres depuis le sol naturel au faîtage. Cette hauteur est légèrement inférieure à ce qui était autorisé jusqu’alors par le POS dans les zones UH et UR (plutôt de l’ordre de 11 m). Cette rédaction ne remet pas en cause les constructions existantes. Au sein du PLU, cet ordre de grandeur s’inscrit dans la logique d’abaissement progressif des hauteurs de la zone UA à la zone UE. Par rapport au POS, la rédaction de l’article a supprimé la double référence à l’égout du toit et au faîtage : cette référence unique au faîtage rend plus souple les applications de la règle, notamment dans le cadre de la mise en place de systèmes innovants en matière d’énergie renouvelable, et favorise la diversité des formes urbaines. Enfin, compte-tenu de la spécificité à Saint-Germain-lès-Arpajon de la configuration de certains terrains dans la vallée de l’Orge, la règle en cas de terrain en pente est désormais rappelée.

L’article 13 a évolué en partie. En effet, désormais, la référence en matière d’espaces libres n’est plus définie comme un pourcentage des « espaces libres de toute construction » (en UH et UR au POS). Comme dans le reste des zones urbaines, afin de permettre une règle plus respectueuse de l’environnement, la notion de pleine terre est introduite (ici en UE, 30 % minimum de la surface totale du terrain, comme en UD). Celle-ci garantit ainsi l’infiltration des eaux de ruissellement sur chaque parcelle. De plus, pour ne pas négliger l’aspect paysager de ces surfaces, la notion de pleine terre est doublée de sa végétalisation en général (surfaces enherbées, plantées,…). Par rapport au POS, les prescriptions en matière de plantations à maintenir, liées aux aires de stationnement en UH et UR du POS sont reprises pour l’ensemble de la zone UE du PLU.

Afin de favoriser le renouvellement urbain dans l’ensemble de la zone, un COS est fixé à l’article 14. La zone UE est donc la seule à voir cet article réglementé. Il est fixé à 0,30 ce qui correspond au maximum observé en zone UH du POS. A été ajoutée l’application de l'article L123.1.1 du code de l'urbanisme afin de limiter la division parcellaire.

 

2.1.2 Les zones urbaines spécifiques

 

2.1.2.1  La zone UI

 

Justification du périmètre de la zone UI

La zone UI est une zone spécifique à vocation d’activités économiques. Elle comprend 3 secteurs et deux sous-secteurs :

 

Le secteur UIa  constitué par des zones réservées à l’accueil d’activités économiques et commerciales :

-          en limite d’Ollainville la Roche, dans le secteur de la Butte aux Grés qui accueille déjà des entreprises et friches industrielles, au sud-ouest de la RD 920. Cette zone reprend les contours de la zone UIa inscrite au POS dans ce secteur.

-          sur le plateau des Cinquante Arpents, occupé par des activités, sur le secteur des Cochets. Ce secteur était classé en NA UI et en UM au POS : la zone NA UI a été aménagée et la zone UM, liée aux infrastructures ferroviaires, n’existe plus en tant que telle.

 

Le secteur UIb  constitué par des zones réservées à l’accueil d’activités de bureaux, et commerciales localisées de part et d’autre de la RN20. Ce secteur reprend en partie la zone UEa qui existait au POS ainsi que la zone UIb et une partie de la zone UA qui encadraient au POS la RN20. En effet, la ville souhaite voir se développer, de part et d’autre de cette voie à grande circulation, une logique d’ensemble, amorcée par les zones d’activités au nord (Lièvre d’Or et Folies, classées en zones à urbaniser), qui s’étirerait tout le long de la traversée de Saint-Germain-lès-Arpajon. En effet, la vocation d’habitat semble peu compatible avec les nuisances associées à la RN20.

 

Le secteur UIc  constitué par des zones réservées à l’accueil d’activités économiques et commerciales. Il s’agit des activités existantes de part et d’autre de la route du Moulin d’Aulnay, aux bords de l’Orge. Ce secteur comprend deux sous-secteurs liés au zonage du PERI :

- UIci est situé en zone bleue

- UIcj est situé en zone rouge.

Il s’agit d’un secteur sensible de la commune. C’est pourquoi les limites de la zone UIc, déjà existante, au POS, n’ont été que peu modifiées. Ainsi, dans le secteur des Bas Fourcon, les terrains situés le long de l’Orge (terrains France Ponte) ont été retirés de la zone UIc et classés en Ne afin de ne pas permettre lors de la mutation du site, l’implantation de nouvelles activités dans ce secteur sensible.

 

Les sous-secteurs UICi et j était déjà inscrits au POS en tant que tel et sont reportés au PLU en compatibilité avec le règlement du PERI.

 

La zone UI représente 127,86 ha.

 

Justification du règlement de la zone UI

Le règlement de la zone UI correspond à l’objectif affiché dans le PADD de renforcer l’attractivité économique de la commune, notamment par le maintien et l’amélioration des zones d’activités existantes.

 

Dans cette zone, à l’article 1 et 2, les occupations et utilisations du sol admises correspondent à celles que l’on trouve habituellement dans les tissus urbains à vocation d’activités. Ainsi, sont interdites les occupations du sol qui s’éloignent la vocation première de la zone à savoir : les dépôts , les campings, les activités agricoles, mais aussi les entrepôts car le dimensionnement des voies desservant la commune ne permet pas d’accueillir en toute sécurité de flux de poids lourds. Les dépôts liés aux activités elles-mêmes sont soumis à condition à l’article UI2 pour les secteurs UIa et b. De la même façon, il n’est souhaité voir se développer de l’hébergement hôtelier loin des zones mixtes, où il est par ailleurs autorisé. C’est pourquoi, cette occupation est ici interdite.

 

Les secteurs UIa et UIc sont ainsi les moins restrictifs. Toutefois, dans les secteurs UIb et sous-secteurs UIci et j, des compléments sont ajoutés à ces premières interdictions. En effet, il s’agit de prendre en compte les diverses problématiques touchant la zone à savoir les risques d’inondation et la proximité de la RN20.

 

En effet, la zone UIb privilégie l’accueil d’activités commerciales ou de bureaux compte-tenu de sa desserte optimale par la RN20 et de sa situation de vitrine. La requalification de la RN20 devrait permettre de créer un front bâti de qualité. L’extension des constructions existantes (hors zone non aedificandi) est autorisée en UIb.

 

Compte-tenu des risques d’inondation dans la vallée de l’Orge, les sous-secteurs UIci et j sont soumis à des interdictions particulières qui limitent les occupations du sol, conformément aux prescriptions du PERI.

 

Les constructions à usage d’habitation font l’objet de conditions particulières : elles ne sont autorisées dans l’ensemble de la zone que pour permettre le bon fonctionnement des activités et en UIa et UIc, afin de permettre une évolution du bâti, des extensions à vocation de logement sont consenties.

 

Comme dans le reste des zones, l’article 3 vise à garantir les conditions minimales de sécurité de desserte et d’accès aux terrains. Ainsi, la rédaction de l’article s’inspire de ce qui était déjà valable en UI au POS mais va plus loin. La largeur minimale d’accès est désormais de 3,5 m et non plus 3 m afin de prévenir les difficultés d’accès des véhicules de livraison. Cet ordre de grandeur est en cohérence avec la largeur minimale prescrite dans les zones urbaines mixtes. De la même façon, dans le cas d’une voie en impasse, le rayon de retournement est fixé à 15 m (et non plus 13 m) pour les mêmes raisons de facilité de desserte.

 

L’article 6 est réglementé avant tout en lien avec la position de la zone en bordure de RN20. En effet, une zone non aedificandi s’impose de fait afin de permettre la requalification de la voie en boulevard urbain (30 m depuis l’axe de la voie). Le règlement va plus loin et impose un retrait supplémentaire de 5 m qui, en lien avec l’article 13, doit permettre un aménagement paysager de qualité (cf. plantations d’alignement à créer). Dans l’ensemble de la zone, un retrait de 5 m est imposé par rapport aux voies (ou au retrait de 35 m le long de la RN20). Toutefois, ce retrait peut être majoré pour les dépôts et stockage afin de limiter leur impact en bordure de voie.

 

L’implantation des constructions par rapport aux limites séparatives vise, à l’article 7, à limiter l’impact des volumétries des bâtiments d’activités sur les parcelles riveraines et à garantir ainsi une aération minimale du tissu. a été précisée dans le cadre de la présente révision du PLU. Il est ainsi imposé une marge minimale de recul de 5 m des limites séparatives, comme déjà prescrit au POS dans l’ensemble de la zone UI. Les dispositions de retrait par rapport à l’Orge sont aussi reprises.

 

A la différence des zones urbaines mixtes où l’article 8 n’était pas réglementé, les prescriptions visent ici à garantir des conditions de sécurité minimale sur les sites d’activités, certains étant notamment susceptibles d’accueillir du public. Ainsi, dans l’ensemble de la zone, une alternative est offerte, comme c’était déjà le cas UIa et UIc au POS, entre l’implantation de manière contiguë ou en retrait (5 m). Pour le secteur UIb, la règle n’impose donc plus de retrait systématique mais permet une application plus souple. Compte-tenu de la vocation de la zone (notamment commerces et bureaux) et donc de la typologie de bâti susceptible d’être accueilli, il a été introduit une disposition qui tient compte de la présence de vues principales : en effet, dans ce cas, la marge de retrait doit être majorée à 8 m.

 

L’article 9 s’inscrit dans la droite ligne des équilibres définis au POS : l’emprise au sol autorisée est plus forte (50%) en UIa et UIb, qu’en UIc, secteur plus sensible. De la même façon, leurs vocations respectives et leur situation dans la commune sont plus ou moins favorables au renforcement des activités : les secteurs UIa et UIc s’inscrivent ou bien dans le cadre de zones d’activités existantes, ou à proximité, ou bien en position de vitrine sur la RN20 alors que le secteur UIc est constitué de sites d’activités implantés à proximité directe d’habitation ou d’espaces naturels sensibles.

 

Pour les mêmes raisons, la hauteur des constructions, définie à l’article 10, a été revue par rapport au POS. En effet, le secteur UIb s‘inscrit désormais dans les mêmes proportions que celles définies déjà au POS pour UIa (12 m). Le secteur UIC quant à lui voit sa hauteur autorisée (9 m) minorée par rapport à ce qui était prévu au POS (12 m). En effet, la volonté de la commune est de na pas renforcer les activités sur ce secteur de Saint-Germain-lès-Arpajon, situé à proximité directe de l’Orge, et de l’espace naturel sensible des Joncs Marins.

 

Afin de répondre à la volonté affichée d’améliorer la qualité des zones d’activités, l’article 13 constitue un levier d’action important. Dans le cadre de la révision du POS en PLU, les prescriptions ont été renforcées à l’échelle de la zone toute entière. Comme dans le reste des zones urbaines, afin de permettre une règle plus respectueuse de l’environnement, la notion de pleine terre est introduite (ici en UI, 20 % minimum de la surface totale du terrain). Cet ordre de grandeur est plus volontariste que ce que préconisait le POS (20 % des espace laissés libres devant être paysagés en UIa). La notion de pleine terre garantit ainsi l’infiltration des eaux de ruissellement sur chaque parcelle, les zones d’activités n’étant pas sur la commune exemptes de ces problématiques, notamment sur le plateau des Cinquante Arpents. De plus, pour ne pas négliger l’aspect paysager de ces surfaces, la notion de pleine terre est doublée de sa végétalisation en général (surfaces enherbées, plantées,…).

 

De plus, dans le souci de voir se développer le long de la RN20, en accompagnement de la requalification de l’axe en boulevard urbain, des zones d’activités qualitatives et paysagées, l’article 13 impose dans les secteurs concernés (UIa et UIb) un principe de plantations d’alignement réalisées sur la parcelle dans la bande de recul imposé à l’article 6, qui devra être elle-même engazonnée.

 

Le reste des prescriptions imposées reprend celles édictées au POS.

 

L’article 14 n’est pas réglementé. Les conditions d’occupation du sol résulte des articles précédemment évoqués.

 

 

2.1.2.2  La zone UN

 

 

Justification du périmètre de la zone UN

La zone UN est une zone d’activités spécialisée réservée aux activités militaires. Elle reprend les contours de la zone UN existante au POS qui correspondent aux emprises de la base militaire de Linas-Montlhéry situées sur la commune de Saint-Germain-lès-Arpajon.  Elle représente 40,08 ha.

 

Justification du règlement de la zone UN

Le règlement tient compte de la vocation spécifique de cette zone.

 

Ainsi, les articles 1 et 2 limitent les occupations du sol à celles liées directement aux activités militaires.

 

La rédaction des articles 3 et 4 reprend les éléments déjà définis au POS mais s’inscrit dans la même logique de rédaction que pour les autres zones du règlement.

 

Les articles  d’implantation 6 à 8 sont identiques à ceux déjà existants au POS. Ils visent à une application souple en offrant à chaque fois une alternative. Seules les constructions à usage d’habitation font l’objet de conditions particulières qui restent néanmoins souples et reposent sur une adaptation des marges de retrait à la volumétrie des constructions.

 

L’article 9 n’est pas réglementé pour permettre l’implantation des ouvrages militaires nécessaires.

 

La hauteur des constructions définie à l’article 10 reste inchangée (12 m). Elle s’inscrit dans la logique des hauteurs autorisées en UA ou en UC, pour permettre la réalisation de petits collectifs, ou en UI pour les activités.

 

L’article 11 reprend ce qui était défini au POS. Il rappelle l’article R.111-21 du Code de l’Urbanisme.

 

L’article 12 n’impose que des prescriptions pour les constructions à usage d’habitation. Celles-ci sont semblables à celles définies dans les autres zones.

 

Dans un souci paysager, l’article 13 est renforcé. En effet, il est rappelé le principe d’un maintien des plantations existantes, du traitement des espaces libres en espaces verts, et de plantations en lien avec les aires de stationnement. Ce secteur accueillant plusieurs constructions à usage d’habitation, cette règle vise à garantir un traitement paysager minimal du cadre de vie.

 

L’article 14 n’est pas réglementé. Les conditions d’occupation du sol résulte des articles précédemment évoqués.

 

2.1.3 Les zones à urbaniser mixte

 

Deux zones à urbaniser ont été définies : les zones 1AUh, qui reprend les deux ZAC existantes sur la commune (Gournais et Folies) et la zone 2AU située chemin des Petites Fontaines.

 

2.1.3.1  La zone 1AUh

 

Justification du périmètre de la zone 1AUh

Les zones 1AUh calquent le projet d’aménagement des ZAC des Gournais et des Folies. Le découpage des sous-secteurs est ainsi le témoin des caractéristiques propres de chaque secteur en terme d’implantation, de volumétrie du bâti etc…

 

Ces deux ZAC étaient déjà intégrées à l’ancien POS. Le zonage a évolué à la marge pour la ZAC des Gournais, afin de tenir compte de l’évolution des réflexions en terme de programmation architecturale selon les secteurs qui avaient été définies auparavant.

 

La zone 1AUh représente 15,9 ha.

 

Justification du règlement de la zone 1AUh

 

Le règlement de la zone 1AUh vise ainsi à encadrer les projets des deux ZAC, déjà intégrés au POS, et à unifier leur règlement dans le cadre de la création de deux quartiers mixtes à vocation dominante d’habitat.

Les articles 1 et 2 encadrent particulièrement l’aménagement de la zone en interdisant toute construction à l’exception de celles soumises à la condition d’un schéma d’ensemble à l’article 2. Ainsi, les occupations du sol autorisées correspondent à celles compatibles avec l’habitat (vocation dominante de la zone ) à savoir les équipements et le commerce.

 

Comme dans le reste des zones, l’article 3 vise à garantir les conditions minimales de sécurité de desserte et d’accès aux terrains. Il correspond aux normes exigées dans les zones urbaines.

 

L’article 6 encadre les règles d’implantations par rapport aux voies. Selon les secteurs, les règles varient et permettront de créer des séquences animant le paysage de la rue. En secteur 1AUha a été instauré le principe d’une bande constructible (entre 5 et 15 m), et en 1AUd, le principe d’un retrait systématique. Le paysage de ces deux secteurs sera ainsi marqué par une aération de principe du front de rue. En secteurs 1AUhb et c, les conditions d’implantation sont plus libres, en offrant la possibilité d’implantation à l’alignement ou en retrait jusqu’à 6,5 m.

 

L’article 7 vise à créer un tissu urbain avec des implantations au moins sur une limite séparative latérale. Toutefois, afin de préserver les fonds de jardin et limiter les dysfonctionnements de voisinage, l’implantation des constructions principales et des annexes est encadrée en limitant en arrière de jardin (au-delà de 25 m), la longueur des annexes implantées en limite séparative. Les marges de recul imposées sont fonction de l’existence de vues principales. Des dérogations sont prévues pour s’adapter aux différents types de constructions et de situations.

 

L’emprise au sol des constructions (50% maximum) est réglementée à l’article 9 dans le même esprit que ce qui est pratiqué en zone UD pour les anciennes opérations groupées. Il s’agit d’une emprise au sol moyenne : cet ordre de grandeur permet la réalisation d’opérations relativement denses, qui s’intègrent au tissu urbain et limitent la consommation d’espaces à l’échelle de l’opération, mais qui permet en parallèle de garantir la moitié de la parcelle en espaces non construits.

 

Les hauteurs des constructions ont été étudiées, à l’article 10, pour s’intégrer au mieux dans l’environnement paysager des sites concernés. Elles ont été simplifiées par rapport au POS avec une hauteur imposée seulement au faîtage ou à l’égout du toit afin de simplifier les aménagements nécessaires par exemple dans le cadre de pentes de toit pour l’utilisation de systèmes d’énergie renouvelable. Elles correspondent à des hauteurs de R+1+ combles à R+2 maximum.

 

L’article 11 insiste sur la qualité de l’aspect extérieur des constructions. Concernant les clôtures, un choix est offert entre un aspect végétal (haie doublée ou non de grillage) et plus minéral (soubassement). Les hauteurs imposées à minima garantissent la structuration de la limite espace privé-espace public dans le paysage de la rue.

L’article 13 a évolué. Comme dans le reste des zones urbaines, afin de permettre une règle plus respectueuse de l’environnement, la notion de pleine terre est introduite (ici en 1AUh, 30% minimum de la surface totale du terrain). Celle-ci garantit ainsi l’infiltration des eaux de ruissellement sur chaque parcelle et l’aération du tissu dans un contexte proche de l’Orge (secteur des Gournais). Le pourcentage fixé s’apparente à ce qui était déjà proposé au POS (30%). Par rapport au POS, des prescriptions en matière de plantations à maintenir ou liées aux aires de stationnement sont désormais définies afin de limiter la minéralisation du paysage. Dans le même esprit, les exigences en plantations de haute tige, déjà inscrites au POS, sont maintenues.

 

 


2.1.3.    La zone 2AU

 

Justification du périmètre de la zone 2AU

Ce secteur de la commune est peu structuré. Situé en bordure du parc des Joncs Marins, il dispose d’une image peu qualitative. La volonté de la commune est de restructurer ce secteur c’est pourquoi un périmètre d’attente d’un projet d’aménagement a été inscrit en zone UEr, où les terrains sont déjà pour partie urbanisés ou occupés par des gens du voyage, de l’autre côté du chemin des Petites Fontaines. De ce côté, les terrains sont en friche et quelques maisons se sont implantées aux marges.

Le cœur d’îlots n’est pas occupé. Des jardins familiaux ont été créés au nord du secteur.

 

Ainsi la commune souhaite pouvoir proposer, en lien avec la requalification de ce secteur de la commune, un projet d’ensemble sur ces terrains qui permettraient de répondre aux besoins en logements identifiés. En parallèle, une orientation d’aménagement a été définie afin de maîtriser le devenir de la zone et les intentions d’aménagement : des accès sont notamment imposés pour la desserte de la zone.

 

Le périmètre de la zone 2AU inclut les jardins familiaux et une bande d’espace boisé classés qui participent à l’animation paysagère de ce secteur. La zone 2AU représente ainsi 3,5 ha dont 3000 m² d’EBC et 1,4 ha d’espace paysager à protéger (correspondant aux jardins familiaux).

 

Justification du règlement de la zone 2AU

Cette zone ne pouvant être urbanisée qu’après renforcement des réseaux (notamment les accès et la desserte interne de la zone) et modification du document d’urbanisme, le règlement est volontairement allégé, ne réglementant que les articles obligatoires, à savoir ceux d’implantation (articles 6 et 7). Le reste du règlement sera précisé dans le cadre de la modification.

Les articles 1 et 2 visent à limiter fortement les occupations du sol dans l’attente de la modification du PLU et de la définition d’un projet d’ensemble. Seules sont aussi autorisés les aménagements des constructions existantes à vocation d’habitation, puisque cette vocation sera à terme renforcée.

L’article 6 propose une alternative souple, qui peut permettre à la fois la création d’un tissu aéré et la création d’un front bâti (alignement ou retrait de 5 m).

L’article 7 s’inscrit dans la même logique en proposant des possibilités qui permettent de nuancer le caractère plus ou moins aéré de la zone.

2.1.4 Les zones à urbaniser spécifiques

 

2.1.3.1  La zone 1AUi

 

Justification du périmètre de la zone 1AUi

La zone 1AUi concerne la ZAC du Lièvre d’Or située en entrée de territoire le long de la RN20. Il s’agit d’une zone à urbaniser à court terme, déjà prévue au POS. Les limites de la zone restent inchangées. La zone 1AUi se décompose en deux secteurs (1AUi1 et 1AUi2), rendus nécessaires par la nuance de surface maximale constructible définie à l’article 14 du règlement de zone.

 

La zone 1AUI représente 6,54 ha.

 

Justification du règlement de la zone 1AUi

Le règlement de la zone 1AUi vise à encadrer qualitativement les implantations des activités dans ce secteur d’entrée de ville, en bordure d’un axe de circulation majeur, la RN20. Il correspond au projet lié à la ZAC du Lièvre d’Or.

 

Les articles 1 et 2 visent à consacrer la vocation économique de la zone en limitant les occupations du sol à celles en lien avec l’activité. Les logements ne sont ainsi admis que sous cette condition, de même que les entrepôts. L’hébergement hôtelier, les bureaux, l’artisanat et les activités industrielles sont autorisées de fait dans la zone. Les commerces sont soumis à condition afin que le front bâti le long de la RN20 soit à vocation commerciale. En effet, la zone 1AUi privilégie l’accueil d’activités commerciales ou de bureaux compte-tenu de sa desserte optimale par la RN20 et de sa situation de vitrine. La requalification de la RN20 devrait permettre de créer un front bâti de qualité. Les constructions à usage d’habitation font l’objet de conditions particulières : elles ne sont autorisées dans l’ensemble de la zone que pour permettre le bon fonctionnement des activités.

Aucune construction ni aire de stationnement ne sont autorisées dans une large de recul de 35 m de la RN20 afin de permettre la requalification de la voie ainsi qu’un large paysagement des abords de la zone.

 

Comme dans le reste des zones, l’article 3 vise à garantir les conditions minimales de sécurité de desserte et d’accès aux terrains.

 

L’article 6 est réglementé avant tout en lien avec la position de la zone en bordure de RN20. En effet, une zone non aedificandi s’impose de fait afin de permettre la requalification de la voie en boulevard urbain (30 m depuis l’axe de la voie). Le règlement va plus loin et impose un retrait supplémentaire de 5 m qui, en lien avec l’article 13, doit permettre un aménagement paysager de qualité (cf. plantations d’alignement à créer). Dans le reste de la zone, un retrait est imposé par rapport aux voies. Toutefois, ce retrait est défini avant tout en fonction de la volumétrie des bâtiments d’activités, qui reste spécifique.

 

Ce principe de retrait systématique dont la marge est définie en fonction de la volumétrie du bâtiment concerné est repris aux articles 7 et 8.

 

L’emprise au sol des constructions, définie à l’article 9, reprend celle déjà autorisée au POS (50%) et autorisée dans les secteurs voisins UIa et UIb afin de garder la même cohérence le long de la RN20.

 

L’article 10 s’inscrit dans les mêmes logiques que celles observées en zone UI. Toutefois, une nuance est établie avec un principe de hauteur à 9 m pouvant être porté, par séquences, à 12 m. Cette règle incite à une recherche architecturale tout en permettant une adaptation selon les besoins des activités.

 

L’article 11 reprend les exigences du projet de ZAC. Le règlement insiste notamment sur le traitement des façades en bordure de la RN20, la commune souhaitant voir se réaliser des façades qualitatives accompagnant la traversée de la commune. Les règles édictées encadrent le projet de manière qualitative pour garantir des matériaux (produits verriers par exemple), un traitement des façades ou des ouvertures compatibles avec la position de la zone en entrée de ville. Ces règles visent à promouvoir un projet de zone d’activités bien intégrée dans le paysage et de qualité.

 

Afin de répondre à la volonté affichée d’améliorer la qualité des zones d’activités, l’article 13 constitue un levier d’action important, comme pratiqué déjà en zone UI. Si la notion de pleine terre n’est pas ici introduite, à l’échelle du projet d’aménagement, une zone naturelle parcourt la ZAC transversalement et permet la conservation de surfaces non imperméabilisées. L’article reprend et simplifie des prescriptions déjà imposées au POS.Un accent est mis sur l’intégration des aires de stationnement compte-tenu de la vocation de la zone et de l’impact visuel de ces aires sur le paysage environnant.

 

De plus, dans le souci de voir se développer le long de la RN20, en accompagnement de la requalification de l’axe en boulevard urbain, des zones d’activités qualitatives et paysagées, l’article 13 impose un principe de plantations d’alignement réalisées sur la parcelle dans la bande de recul imposé à l’article 6, qui devra être elle-même engazonnée.

 

L’article 14 est réglementé et constitue le cadre général d’application des règles en définissant les surfaces maximales constructibles pour les deux secteurs de la ZAC (1AUi1 et 1AUi2).

 

 

2.1.3.1  La zone 2AUi

 

Justification du périmètre de la zone 2AUi

La zone 2AUi est une zone spécifique à urbaniser à long terme sous réserve d’une modification du PLU. Elle concerne les secteurs des Cochets à l’est de la commune et des Folies en bordure de la RN20.

 

Le secteur des Folies, situé à l’est de la RN20, était déjà défini comme secteur d’extension au POS. Ce projet de zone d’activités à vocation intercommunale n’étant pas défini à ce jour, il a été classé en 2AU.

 

Le secteur des Cochets était auparavant classé en zone NC (agricole). La zone d’activités des Cochets (classée désormais en UIa) ne dispose plus d’espaces disponibles. C’est pourquoi la zone d’extension des Cochets vise à offrir de nouveaux terrains disponibles pour des activités nécessitant de vastes emprises et les équipements nécessaires (proximité du transformateur électrique).

 

La zone 2AUi représente ainsi 31,09 ha.

 

Justification du règlement de la zone 2AUi

Cette zone ne pouvant être urbanisée qu’après renforcement des réseaux (notamment les accès et la desserte interne de la zone) et modification du document d’urbanisme, le règlement est volontairement allégé, ne réglementant que les articles obligatoires, à savoir ceux d’implantation (articles 6 et 7) et les articles 1,2 et 13. Le reste du règlement sera précisé dans le cadre de la modification.

Les articles 1 et 2 visent à limiter fortement les occupations du sol dans l’attente de la modification du PLU et de la définition d’un projet d’ensemble. Seules sont aussi autorisés les aménagements des constructions existantes à vocation commerciale (puisque cette vocation sera à terme renforcée) ou d’habitation.

L’article 6 insiste selon la situation des terrains le long de la RN20 ou non : en effet, le trait pour les terrains situés le long de la RN20 est important (75 m) et vise à assurer le retrait imposé pour le réaménagement de la voie en boulevard urbain et l’aménagement des aires de stationnement nécessaires aux activités commerciales. Pour le reste des voies, les retraits sont minimisés à 5 m, ce qui permet la constitution d’un front bâti si nécessaire.

L’article 7 propose des possibilités qui permettent de nuancer le caractère plus ou moins aéré de la zone, avec des implantations sur une limite séparative ou en retrait. Le retrait minimal est peu important pour favoriser la constitution d’un tissu avec une morphologie plus urbaine.

L’article 13 garantit le principe déjà imposé dans les zones UI et 1AUi, à savoir les plantations d’alignement à créer dans une marge de 5 m le long de la RN20.

 

2.1.5 Les zones naturelles et forestières

 

Justification du périmètre de la zone N

La zone N correspond aux intentions affichées au PADD de préservation des espaces naturels et du cadre de vie en général.

En effet, la commune dispose en effet de grandes entités paysagères à préserver ainsi que d’espaces végétalisés à plus petite échelle qui participent de l’aération de la commune et de son cadre de vie. C’est pourquoi la zone N recouvre l’ensemble du Bois de Chanteloup, la vallée de l’Orge dont le parc de la Mairie, le bois des Joncs Marins mais aussi la partie du bois des Fosses non située dans le périmètre militaire. Ces espaces correspondent à la zone ND du POS. Toutefois, une partie de la vallée désormais classée en N, était inscrite en NC au POS. Cette évolution, qui ne contraint pas l’exploitation des terres agricoles, témoigne de la volonté de limiter l’implantation de bâtiments agricoles dans le secteur déjà sensible de la vallée et ainsi de limiter les impacts paysagers.

Par ailleurs, les zones naturelles inscrites dans le cadre des ZAC des Folies, du Lièvre d’Or et des Gournais et actées dans les modifications de POS approuvées ont été reprises. En lien avec la zone naturelle des Gournais et afin d’assurer une liaison entre le Bois de Chanteloup et la vallée de l’orge par le maintien d’un espace paysager, une zone naturelle a été créée sur une partie de l’ancienne zone UL du POS. Afin d’assurer le stationnement de l’équipement culturel la bordant en zone UA, est autorisé dans cette zone un parking paysagé.

Quatre secteurs ont été créés pour répondre à leur spécificité :

- le secteur Na correspond au château de Chanteloup et ses abords immédiats. La création de ce secteur répond à la volonté communale de permettre à une activité (de type clinique ou équipement hôtelier) afin de réinvestir les lieux et contribuer ainsi à l’entretien du bâtiment, aujourd’hui dans un mauvais état .

- le secteur Ne correspond à une zone sensible située à l’ouest de la route d’Aulnay en bordure de l’Orge dont la mutation du site doit permettre de valoriser cet espace. Aujourd’hui occupé par des bâtiments d’activités (classé en UIc au POS), la proximité directe d’une activité au lit mineur de l’Orge n’est plus souhaitable. De plus, ce secteur s’inscrit dans la continuité directe de l’espace naturel de la vallée de l’Orge déjà identifié au sud de la commune.

- le secteur Nh correspond aux constructions isolées ou situées dans les espaces naturels ou agricoles. Ces terrains étaient classés en ND ou en NC au POS. Compte-tenu de la sensibilité écologique des sites ou de l’intérêt paysager, ces constructions, situées souvent à proximité directe des sites naturels ou agricoles, doivent être clairement identifiées afin de limiter la progression de l’urbanisation dans ces secteurs. Ainsi, dans le secteur Nh, la constructibilité est strictement limitée, seules de légères extensions sont autorisées.

- le secteur Ng est actuellement constitué de terrains agricoles (classé en NC au POS). Il permettra l’implantation d’une aire d’accueil des gens du voyage au sud de la route de Corbeil et de la voie ferrée.

Le zonage a donc pour objet de mieux identifier la zone naturelle stricte et d’encadrer fortement les constructions situées autrefois en zone naturelle ou agricole du POS, qui constituent des exceptions d’urbanisation en sites naturels.

La zone N représente ainsi 104,74 hectares.

 

Justification du règlement de la zone N

Les occupations et utilisations du sol interdites à l’article 1 sont celles qui ne respectent pas la vocation des sites et qui ne sont pas en cohérence avec la vocation naturelle et la valeur paysagère des secteurs. C’est pourquoi la plupart des activités économiques sont interdites (commerces, artisanat, industrie, entrepôts). Les équipements et services d’intérêt collectif sont eux-mêmes soumis à condition.

De la même façon, afin de préserver les sites et d’encadrer au maximum les implantations dans ces secteurs, les occupations et utilisations du sol admises à l’article 2 sont énumérées selon les secteurs et leur spécificité. Ainsi, dans la zone N stricte, les occupations du sol sont limitées à des aménagements et aucune nouvelle construction n’est autorisée. Il s’agit d’exhaussements et affouillements, d’installations légères, d’aménagement d’infrastructures (voies et parking paysagé) ou de l’aménagement des constructions existantes.

Par secteur, sont ensuite détaillées les occupations du sol qui leur sont spécifiques : l’hébergement hôtelier et les bureaux sont autorisés sous conditions en Na ; les équipements et services d’intérêt collectifs sont seulement autorisés dans le secteur Ne ; les extensions (d’habitat ou agricoles) dans le secteur Nh ; enfin, des chalets ou constructions à vocation d’habitat (70 m² d’emprise au sol maximum) en Ng. Cet article justifie donc la délimitation de secteurs distincts afin d’encadrer au maximum les implantations en zone N.

Afin de ne pas compromettre la vocation naturelle de ces secteurs et d’en préserver le paysage, la rédaction de l’article 6 distingue la zone N stricte des secteurs appelés à évoluer (Nh, Ng, Ne). Ainsi, le recul systématique des constructions est imposé avec des marges de 12 m en N (qui ne ‘applique qu’à l’existant) et de 5 m dans les secteurs définis. En effet, afin de limiter la consommation des espaces naturels et en rapport avec l’existant, cette marge est inférieure. Les ordres de grandeur des marges de recul reprennent ceux des zones ND et NB du POS.

Les constructions nouvelles ou extensions n’étant possibles que dans les secteurs, l’article 7 a été rédigé en imposant un retrait systématique des limites séparatives, inférieurs aux 8 m imposés dans le POS (en ND). La rédaction proposée dans le PLU reprend les principes de l’article NB 7 du POS qui proposait un tissu plus resserré dans un environnement aéré. De la même façon que pour l’article 6, il s’agit de favoriser un tissu aéré mais dont l’implantation des constructions limite la consommation des espaces naturels. C’est pourquoi l’article 7 reprend une distinction selon la présence ou non de vues principales. De plus, il distingue la règle selon le type de constructions : construction principale ou annexe.

L’emprise au sol des constructions n’est réglementée, à l’article 9, que pour les secteurs Na, Ne et Nh, les autres secteurs n’étant pas concernés. Le POS ne réglementait pas cet article. Le PLU vise à ajuster aux besoins la règle pour encadrer les implantations en milieu naturel ou secteur sensible. L’emprise au sol définie en Ne est forte (50%) mais doit permettre de satisfaire les besoins en surface d’un équipement. Celles définies pour les secteurs Na et Nh visent seulement à encadrer les extensions de constructions existantes (+ 50% de l’emprise au sol existante en Na et +30% de l’emprise au sol existante en Nh) sans définir de seuil maximal.

La hauteur des constructions a été maintenue à l’article 10 à 9 mètres depuis le sol naturel au faîtage. Cette hauteur correspond au maximum de la hauteur jusqu’alors autorisée en ND au POS.

L’article 13 a seulement évolué en partie. En effet, l’ensemble des prescriptions du POS sont reprises et complétées. Désormais, comme dans le reste des zones, afin de permettre une règle plus respectueuse de l’environnement, y compris dans les secteurs les moins denses de la commune, la notion de pleine terre est introduite : elle est définie à 30 % minimum de la parcelle pour les secteurs appelés à évoluer en terme de constructions (Nh et Ne). La pleine terre garantit ainsi l’infiltration des eaux de ruissellement sur chaque parcelle. La règle proposée va donc plus loin qu’au POS en matière de traitement des surfaces dans ces secteurs. De plus, pour ne pas négliger l’aspect paysager de ces surfaces, la notion de pleine terre est doublée de sa végétalisation en général (surfaces enherbées, plantées,…).

 

2.1.6 La zone agricole

 

 

Justification du périmètre de la zone A

La zone A correspond aux intentions affichées au PADD de préservation des espaces naturels et agricoles.

Deux secteurs étaient inscrits au POS en NC : les bords de l’Orge et le plateau sud. Le zonage du PLU ne reprend en A que le plateau sud, les qualités paysagères des bords de l’Orge nécessitant un classement plus stricte en N.

La zone A représente ainsi 37,81 hectares.

 


Justification du règlement de la zone A

Toute occupation, à l’exception des constructions directement liées aux activités agricoles sont interdites à l’article 1, ceci dans un souci de préservation de la richesse agricole que constitue cette zone.

La valeur agronomique des terres impose d'assurer la pérennité des exploitations en interdisant toute utilisation du sol incompatible avec leur fonctionnement ou de nature à porter atteinte à l'équilibre économique et écologique qui leur est indispensable.

Sont autorisées à l’article 2 toutes constructions sous conditions d’être liées à l’activité agricole. De ce fait, les logements, lorsqu’ils sont destinés aux exploitants sont autorisés dans la zone agricole.

Les équipements et infrastructure nécessaires au service public ou d’intérêt collectif sont autorisés dans la zone, sans condition, puisqu’ils sont nécessaires au fonctionnement de la collectivité.

L’implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques est fixée, à l’article 6, à 12 mètres minimum sur l’ensemble de la zone. Cette distance correspond à celle inscrite dans le POS. Ce recul permet en effet d’éviter l’effet de masse que provoquerait l’alignement par rapport à la voie de certains bâtiments dont les hauteurs sont importantes. De plus, il réserve une marge pour gérer les entrées-sorties et le stationnement des véhicules agricoles sans nuire au fonctionnement et à la sécurité de la zone.

De la même façon, l’implantation par rapport aux limites séparatives, définie à l’article 7, reprend les dispositions du POS et vise à limiter l’impact des volumétries des bâtiments agricoles sur les parcelles riveraines.

L’article 8 est, contrairement aux autres zones, réglementé ici afin de garantir l’aération et le fonctionnement interne de la parcelle. Il reprend les dispositions déjà prévues au POS.

L’article 9 n’est pas réglementé afin de ne pas contraindre l’exercice des activités agricoles. En effet, comme dans le POS, l’emprise au sol, difficilement applicable en zone A puisque le parcellaire est parfois de dimension très importante, n’est pas fixée.

La rédaction de l’article 10 reprend les hauteurs déjà prescrites au POS et distingue ainsi les volumes destinés à l’habitation, des volumes liés aux bâtiments agricoles.

Afin d’assurer une bonne insertion des nouveaux bâtiments à leur environnement, dans le respect des caractéristiques des constructions existantes, des prescriptions particulières, à l’article 11 du règlement, sont imposées. Les prescriptions sont distinguées selon qu’il s‘agisse des bâtiments agricoles ou autres afin de s’adapter au mieux à leurs propriétés.

Les mesures prescrites en matière de stationnement à l’article 12 visent un objectif de satisfaction des besoins en la matière en dehors de la voie publique, afin d’éviter tout encombrement et d’assurer la meilleure desserte possible.

L’effort porté sur le traitement des espaces extérieurs à l’article 11, est relayé, à l’article 13, par l’obligation de traitement paysager et d’écrans végétaux aux abords des bâtiments afin de favoriser l’intégration des bâtiments dans leur environnement.

Comme dans le POS, le COS n’est pas fixé à l’article 14 ; les possibilités d'occupation du sol résultent de l'application des articles 3 à 10.

 


2.2 Tableau récapitulatif des surfaces des zones et des secteurs

 

POS

PLU

UA

-

11 ha

UA

-

24,6 ha

UC

UC

13,7 ha

UB

UB

29,33 ha

 

UCa

5,15 ha

 

UBa

5,46 ha

 

TOTAL UC

18,85 ha

 

TOTAL UB

34,8 ha

UE

UEa

6,60 ha

UC

UC

16,4 ha

 

UEb

8,50 ha

 

UCa

6,4 ha

 

TOTAL UE

15,1 ha

 

TOTAL UC

22,8 ha

UG

 

13,30 ha

UD

-

15,25 ha

UH

 

145,64 ha

UE

UE

131,15 ha

UH*

 

3,2 ha

 

UEr

24,21 ha

UI

UIa

10,7 ha

 

UEr*

0,29 ha

 

UIb

4 ha

 

TOTAL UE

156,03 ha

 

UIc

7,94 ha

UI

UIa

108,93 ha

 

UIci

0,6 ha

 

UIb

14,86 ha

 

UIcj

0,3 ha

 

UIc

3,27 ha

 

TOTAL UI

23,54 ha

 

UIci

0,57 ha

UL

-

16,4 ha

 

UIcj

0,19 ha

UM

-

11,9 ha

 

TOTAL UI

127,86 ha

UN

-

47,90 ha

UN

-

40,08 ha

UR

-

16,75 ha

 

TOTAL ZONES URBAINES

421,82 ha

 

TOTAL ZONES URBAINES

325,44 ha

1AUh

1AUha

1,15 ha

NA

-

26,4 ha

 

1AUhb

0,50 ha

NAUI

-

83,20 ha

 

1AUhc

5,92 ha

 

TOTAL ZONES A URBANISER

109,60 ha

 

1AUhd

8,31 ha

NB

 

9,6 ha

 

TOTAL 1AUh

15,9 ha

NC

 

70,45 ha

2AU

-

3,51

ND

 

104,71 ha

1AUi

1AUi1

3,7 ha

 

TOTAL ZONES NATURELLES

184,70 ha

 

1AUi2

2,86 ha

 

 

TOTAL 1 AUi

6,54 ha

2AUi

-

31,09 ha

 

TOTAL ZONES A URBANISER

57,05 ha

N

N

99,50 ha

 

Na

0,44 ha

 

Ne

1,28 ha

 

Nh

2,87

 

Ng

0,62 ha

 

TOTAL ZONES NATURELLES ET FORESTIERES

104,74 ha

A

-

37,81 ha

 

TOTAL ZONE AGRICOLE

37,81 ha

EBC

-

73,5

EBC

-

74,2 ha

2.3 Dispositions complémentaires

2.3.1  Les espaces boisés classés

 

Le présent PLU a conservé dans l’ensemble les espaces boisés classés du précédent POS.

Toutefois, quelques évolutions ont eu lieu à la marge. Trois espaces anciennement classés en EBC ont été déclassés :

-          dans le secteur du Fonceau, deux entités boisées : l’une (3960 m²) n’a jamais correspondu à une espace boisé. Il s’agit d’un cœur d’îlot occupé par des jardins privatifs. Ce secteur n’est pas identifié sur la carte IGN et la photo aérienne témoigne de son occupation du sol. L’autre espace (4917 m²), quoique identifié sur la carte IGN, est peu entretenu et en état de friche boisée : il ne participe pas qualitativement à l’ambiance paysagère du secteur.

 

-          Dans le secteur de la Bretonnière , 2016 m² d’EBC ont été déclassés, car ils sont désormais construits.

-           

-          Dans le secteur sud du Bois de Chanteloup , 16966 m² d’EBC ont été déclassés, afin de permettre des aménagements légers (de type parcours sportif par exemple). Ils ont été reclassés en espace paysager à protéger (EPP).

 

-          Dans le secteur chemin des Petites Fontaines (2789 m²): des EBC ont été déclassés en fond de parcelle car correspondent plus aux jardins privatifs des habitants qu’à un EBC.

 

 

Parallèlement, trois espaces sont nouvellement intégrés dans les espaces boisés classés :

-          l’angle sud du Bois des Fosses (11043 m²) : cet espace a été repéré comme espace boisé sur la carte IGN. Situé en zone militaire, il constitue un espace tampon avec le tissu urbanisé environnant. Une partie du bois des Fosses a déjà été défrichée, mais l’ensemble forme un tout cohérent.

 

-          dans le secteur des Cochets (23 714 m²) : cet espace constitue la seule entité boisée importante située au sud de la voie ferrée, à l’est du territoire. Ayant déjà fait l’objet d’une réduction, il convient de protéger cet espace d’ailleurs repéré sur la carte IGN, tout en permettant le projet d’extension de bâtiments prévu sur la zone.

 

   

 

-          - l’accès voirie à créer ER 1 au nord de la ZAC des Gournais sera accompagné de part et d’autre d’EBC à créer (2971,9 m²).


Ainsi, par rapport au POS qui comptabilisait 73,5 ha d’EBC, le PLU présente un bilan qui repose sur :

-          la suppression de 3,06 ha d’EBC

-          l’ajout de 3,77 ha d’EBC.

Les espaces boisés classés sont donc bien maintenus à l’échelle de la commune et sont représentés à hauteur de 74,2 ha.

2.3.2 Les espaces paysagers à protéger

Plusieurs éléments ont été repérés au titre de l’article L. 123-1-7 du code de l’urbanisme qui spécifie que : « les PLU peuvent identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les quartiers, îlots, immeubles, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou écologique et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur protection ».

 

Sur la commune, plusieurs éléments ont été repérés au plan de zonage :

-          des espaces paysagers à protéger. Ceux-ci se retrouvent dans quatre secteurs de la commune :

o    le bois de Chanteloup : afin de renforcer la vocation paysagère du bois, déjà affirmée par la trame d’espaces boisés classés, le reste des espaces non bâti est classé en EPP. La partie d’EBC déclassée est notamment inscrite en EPP afin de permettre les aménagements de mise en valeur.

o    les jardins familiaux situés Chemin  des Petites Fontaines, qui participent à la qualification de ce secteur de transition avec le parc des Joncs Marins ;

o    les jardins des constructions situés route de Leuville : ces parcelles très laniérées dégagent des fonds (ou avants) de jardins importants dont l’aération est caractéristique de ce secteur.

o    à la Bretonnière : l’EBC déclassé à l’arrière du parc et désormais accueillant deux constructions est reclassé en EPP afin de conserver la lisibilité paysagère de l’ancien parc. Parallèlement, l’espace (bassin de rétention paysager) situé à l’angle de la rue du Parc et de la route de Corbeil est classé en EPP.

o    dans le secteur des Cochets : une extension des bâtiments d’activités est prévue. Afin d’encadrer le projet et de limiter les impacts paysagers, visuels et dans une seconde mesure sonore, des espaces paysagers ont été inscrits.

 

-          des alignements d’arbres à créer le long de la RN20, dans la marge de recul imposée aux articles 6 du règlement. En effet, la commune souhaite garantir la qualité paysagère et la végétalisation des abords de la RN20, artère qui traverse le territoire et constitue une vitrine de la commune.

2.3.3 Les emplacements réservés

Le Plan Local d’Urbanisme permet de préciser les besoins, de définir des projets et de prévoir des réserves foncières nécessaires.

Au regard des besoins de la commune en terme d’équipements et conformément au Projet d’aménagement et de développement durable, trois emplacements réservés ont été inscrits par la commune au plan de zonage afin :

-          de renforcer les liaisons douces (1 emplacement réservé inscrit pour la création d’un cheminement piétonnier)

-          de renforcer les équipements (1 emplacement réservé inscrit à ce titre).

-          d’assurer la desserte des zones à urbaniser (2 emplacements pour l’aménagement d’accès)

-          de permettre une fluidité du trafic en centre-ville en créant une aire de stationnement à proximité d’équipements

OBJET

SUPERFICIE A ACQUERIR (m²)

BENEFICIAIRE

1

Création d’un accès

1 256 m²

Commune

2

Création d’un cheminement piéton

1160 m²

Commune

3

Création d’équipement culturel

13 716 m²

Commune

4

Création d’une aire de stationnement paysagée

5 164 m²

Commune

Les autres emplacements réservés du POS ont été supprimés car ils sont réalisés ou ne correspondent plus au projet communal. La servitude liée au C5-C6 (imposée par le SDRIF de 1994) n’apparaît plus ainsi au SDRIF approuvé en septembre 2008 (en attente d’application).

2.3.4 Le périmètre d’attente

 

Au plan de zonage, a été inscrit, sur une partie de la zone UEr, un périmètre d’attente de projet en application de l’article L 123-2 du Code de l’urbanisme. Dans ce périmètre, en application des dispositions de l’article L 123-2 du code de l’urbanisme, toutes les constructions ou installations d’une superficie supérieure à 20 m² de SHON sont interdites dans l’attente de l’approbation par la commune d’un projet d’aménagement global du secteur. Le délai pendant lequel cette servitude est instituée est de 5 ans à compter de l’entrée en vigueur du présent PLU. Lorsque le projet d’aménagement sera approuvé, le présent règlement d’urbanisme fera l’objet d’une modification.

 

2.3.5  Intégration des principaux équipements des ZAC

 

En application de l’article L. 123-3 du Code de l’urbanisme, qui stipule que « dans les zones d'aménagement concerté, le plan local d'urbanisme peut en outre préciser : a) La localisation et les caractéristiques des espaces publics à conserver, à modifier ou à créer ; b) La localisation prévue pour les principaux ouvrages publics, les installations d'intérêt général et les espaces verts. », ont été reportés les principaux espaces verts, cheminements, et équipements constitutifs du projet de ZAC, dans le secteur des Folies et des Gournais.

 


3. Incidences des orientations du plan sur l’environnement

 

 

Le territoire de la commune de Saint-Germain-lès-Arpajon s’étend sur une superficie de 631 hectares, situés à une trentaine de kilomètres au sud de Paris, en bordure de la Vallée de l’Orge.

La commune est située à l’interface entre le tiers nord de l’Essonne, caractérisé par une forte concentration urbaine, généralement pavillonnaire, et les deux-tiers sud, caractérisés quant à eux par un large espace rural qui alterne massifs boisés et petites vallées avant de s'étaler largement en plateau au sud-ouest.

Le territoire communal est traversé à l’ouest par la RN 20, empruntant un axe historique majeur entre Paris et Orléans, et offre une liaison directe vers Paris. La commune est en effet bien reliée au cœur et au reste de l’agglomération parisienne grâce à la proximité d’autres grandes infrastructures de transports à vocation régionale voire nationale et internationale : autoroutes (Francilienne, A6, A10), réseau ferroviaire (lignes SNCF, gare TGV à Massy, RER C), aéroport international d’Orly.

De par cette situation dans la dynamique de l’agglomération parisienne, Saint-Germain-lès-Arpajon est située dans un secteur largement urbanisé mais qui dispose d’espaces naturels de qualité. C’est pourquoi la commune s’inscrit dans la ceinture verte d’Ile de France.


Le PADD du présent PLU affirme la volonté d’une légère augmentation de la population, de préservation du cadre de vie existant de Saint-Germain-lès-Arpajon (notamment les quartiers pavillonnaires) tout en assurant le renouvellement de population, le soutien au dynamisme économique, la limitation des contraintes (pollutions sonores et visuelles,…), l’amélioration de la qualité de vie par la préservation des espaces naturels, les traitements paysagers….

Afin de pouvoir mener à bien ces projets, la politique de renouvellement urbain est ciblée sur les secteurs où un potentiel de développement a été reconnu. C’est au travers de ces actions que les impacts doivent être mesurés afin de limiter au maximum les nuisances engendrées pour l’environnement.

La commune poursuit plusieurs projets susceptibles d’avoir des répercussions sur l’environnement.

 

1/ Des projets en cours sont intégrés dans le PLU.

Par le biais de la procédure de ZAC, ces projets aujourd’hui en phase de réalisation ont été validés, et par la même ont fait l’objet d’études particulières, notamment d’études d’impacts et de dossiers de déclaration au titre de la loi sur l’eau, visant à résorber les atteintes à l’environnement en prévoyant des mesures compensatoires.

 

> L’intégration de la ZAC des Folies

Le projet d'aménagement du quartier des Folies, concrétise l'aboutissement d'un processus ancien. En effet, jusqu'au début du siècle, le quartier des Folies était une zone de maraîchage et d'horticulture où se trouvaient des cabanes de jardins et parfois quelques petites maisons. A partir des années cinquante, un habitat diffus s'est installé, au fur et à mesure de la disparition des activités agricoles, sans que des équipements ne soient créés.

Dans les années soixante-dix, la commune a lancé une réflexion sur la manière d'encadrer le processus d'urbanisation afin d'implanter les équipements nécessaires à l'aménagement du quartier. Plusieurs projets ont été envisagés mais aucun n'a pu être mené à bien.

A l'époque, l'ensemble de la zone était classée en NA au POS, ce qui bloquait les extensions, y compris dans le bâti existant. Lors de la révision en 2000, les zones bâties ont été classées en zone UH, ce qui a permis de conforter et d'améliorer les constructions existantes et de permettre la réalisation de nouvelles constructions de maisons individuelles sur les parcelles en friche incluses dans ce périmètre. Les différents réseaux (voiries, eau potable, eaux usées) ont également été améliorés et renforcés. Peu à peu, les zones urbaines se sont améliorées et modernisées.

Restent les zones NA strictes qui ont été laissées en attente afin d'éviter le mitage, tant qu'un projet d'ensemble de qualité, répondant aux objectifs d'urbanisme de la municipalité, n'a pas été approuvé.

En 2004, la municipalité a engagé une démarche en vue de l'élaboration d'un projet, sous la forme d'un concours et d'une concertation publique. C'est ainsi que la zone d'aménagement concerté du quartier des Folies a été créée.

Une modification du POS approuvée en avril 2006 a permis l'aboutissement de cette démarche, en ouvrant la zone à l'urbanisation et en mettant dans le document d'urbanisme des principes et des prescriptions qui sont la traduction réglementaire des principes d'urbanisme et des projets retenus. Le projet du quartier des Folies vise à finir l'aménagement du quartier dans de bonnes conditions, pour les habitants actuels et futurs.

Ce projet aura des impacts sur l’environnement immédiat par l’aménagement d’espaces non urbanisés aujourd’hui occupés par des friches, haies, broussailles sous la forme de nouvelles constructions et l’aménagement d’espaces publics.

La ZAC est intégrée au PLU et reprise intégralement en zone AU. La présente révision du POS en PLU a permis d’adapter le règlement et le zonage alors définis aux traductions réglementaires du projet plus généralement retenu dans le PADD.

 

> L’intégration de la ZAC des Gournais

Les terrains concernés sont situés au nord du territoire. Le secteur s'étend depuis le nord du collège jusqu'à la limite communale avec Leuville. Il est limité à l'Est par l’Orge et la Boelle et par la route de Leuville à l'Ouest.

Ce sont d'anciens terrains maraîchers, aujourd'hui la plupart d'entre eux ne sont plus cultivés. Or il s'agit d'un site assez proche des équipements de la commune, qui peut être desservi assez facilement et qui présente un certain nombre d'atouts pour l'accueil d’un habitat assez résidentiel.

L’extrémité Nord en limite de Leuville, est classée en espace naturel au SDRIF, ainsi que bords de l'Orge jusqu'au chemin des Prés du Roy ; la vocation de ces terrains doit rester naturelle. Par ailleurs, le SDRIF prévoit le principe d'une continuité verte entre le Parc des Joncs Marins, la vallée de l'Orge et le parc de Chanteloup.

L'aménagement du site des Gournais est un projet ancien. En effet, les terrains qui ne sont plus utilisés à des fins agricoles étaient classés en zone NA stricte dans le Plan d'Occupation des Sols (POS) daté du 13 Décembre 1985, en vue d'une ouverture à l'urbanisation.

Le Plan d'Occupation des Sols de Saint-Germain-lès-Arpajon modifié en septembre 2000 rappelle et précise ce projet. La commune avait prévue la réalisation d'une urbanisation à dominante de maisons individuelles avec des jardins assez grands dans le cadre d'une opération d'ensemble afin de préserver l'aspect paysager de qualité du site. Le projet initial a connu quelques évolutions, notamment concernant son périmètre qui a été étendu à certaines parcelles ou fonds de parcelle et ceci en concertation avec les riverains de la Route de Leuville et les propriétaires concernés. Ces changements ont fait l’objet d’une modification du POS en avril 2006.

La ZAC est intégrée au PLU et reprise intégralement en zone AU.

 

> L’intégration de la ZAC du Lièvre d’Or

 

Les terrains concernés sont situés au nord du territoire en position d’entrée de ville, à l’est de la RN20. Le site était à l’origine maraîcher d’où la forme laniérée des parcelles. La vocation agricole du site a été abandonnée, la plupart des parcelles étant en friche. Le site a accueilli par  le passé des dépôts de voiture. Seuls quelques bâtiments précaires sont implantés dans la zone. Enfin, une ligne haute tension de 400 000 volts traverse le site et franchit la RN20 d’est en ouest.

 

Aujourd’hui non valorisé et soumis à une contrainte forte (ligne HT), le site du Lièvre d’Or bénéficie, grâce à sa situation en bordure de RN20, de nombreux atouts pour la réalisation d’un projet de création de zones d’activités économiques qui permettra de répondre aux besoins de la commune en la matière et améliorera le paysage d’entrée de ville.

 

C’est pourquoi la ZAC du Lièvre d’Or a été créée par délibération du conseil municipal en date du 4 mars 1992. Le plan d’aménagement de la zone a été approuvé le 25 juin 1992 et le dossier de réalisation le 2 octobre 1992. Cependant, depuis sa création, la ZAC n’a accueilli aucune construction.

 

Le site étant classé en vert clair au SDRIF (espace paysager ou espace vert) l’ouverture à l’urbanisation du site a été conditionnée par la compensation de ces surfaces classées. Cette zone verte a donc été redistribuée sur le site du Lièvre d’Or lui-même mais également sur deux autres secteurs : celui des Folies et celui des Gournais.

 

La ZAC est intégrée au PLU et reprise intégralement en zones AUi.

2/ Les autres projets du PADD

Le PADD, traduit dans le zonage-règlement, prend en compte d’autres projets, notamment :

-          la requalification de la RN20 en boulevard urbain,

-          la création d’une zone 2AU

-          la création de terrains familiaux à destination des gens du voyage,

-          l’extension de la zone d’activités des Cochets…

 

3.1 Impacts et mesures de compensation sur le milieu physique (sol, eau et air)

 

æ  IMPACTS

Afin de répondre aux besoins de développement de la commune, le projet privilégie une politique forte de renouvellement urbain des secteurs déjà urbanisés comme en témoigne les réflexions sur la restructuration du zonage ou le règlement (réévaluation des conditions d’urbanisation plus favorables à une intensification urbaine des tissus déjà constitués aux articles 6, 7, 9, 10).

Malgré tout, le projet reprend plusieurs projets prévus de longue date (ZAC des Folies, Gournais, Lièvre d’Or, zone d’activités des Folies). Ceux-ci font partie des réponses apportées notamment en matière de besoins en logements et en activités économiques sur le territoire de Saint-Germain-lès-Arpajon.

Ces terrains, lorsqu’ils ne sont pas en partie urbanisés, constituent un espace naturel souvent déjà dégradé et les mesures et principes d’encadrement de l’aménagement de la zone seront également l’occasion de procéder aux travaux, de requalification des espaces naturels et toutes les mesures prises en faveur de la faune et de la flore permettront à celle-ci de « reconquérir » ces espaces.

L’extension de la zone d’activités des Cochets va réduire l’espace disponible sur le plateau agricole mais s’inscrit dans un contexte topographique favorable aux aménagements.

Le relief

La requalification ou la rénovation de secteurs et les projets urbains s’adapteront au relief existant. Ces secteurs s’étendent dans le tissu urbain existant et ne nécessiteront que les déblaiements nécessaires aux réalisations de projets. Ils s’inscriront dans le respect de la topographie naturelle. Lorsque les exhaussements et affouillements sont autorisés, ils le sont en dehors des zones inondables. Seule la ZAC des Gournais est située dans un secteur plus sensible, sur l’un des coteaux de la vallée de l’Orge.

L’hydrographie et l’hydrologie

Les besoins en eau potable seront accrus en fonction de l’augmentation de la population.

Les surfaces imperméabilisées seront plus importantes, engendrant un risque d’accroissement du phénomène de ruissellement dans une commune déjà concernée par les risques d’inondation.

Les rejets des eaux des constructions (toitures…) et des espaces imperméabilisés créés (espaces publics et voiries) sont également susceptibles de nuire à la qualité des nappes souterraines.

La végétation

L’implantation des constructions des opérations urbaines sur des terrains déjà bâtis ne devrait pas engendrer de suppression d’une végétation. Sur les sites non bâtis, la végétation est en friche. Les opérations à réaliser vont entraîner une amélioration de l’aspect paysager et du traitement végétal de ces espaces grâce à la création de nouveaux espaces verts sous la forme de coulées vertes traversant les opérations.


La faune

Les terrains aménagés pourront entraîner une éventuelle modification ponctuelle de la faune ou son déplacement. La présence d’espaces naturels d’intérêt (vallée de l’Orge, Bois des Fosses, parc des Joncs Marins) permettra à la faune de trouver des espaces de substitution proches.

Par contre, la requalification d’espaces déjà urbanisés ou occupés ne devraient pas avoir d’impacts sur la faune locale.

 

æ  } MESURES DE COMPENSATION 

D’une manière générale, les grands espaces naturels et agricoles ont été protégés par un classement ou N ou A strict. Les espaces boisés ont été maintenus ou renforcés en espaces boisés classés et les des espaces paysagers à protéger ont été définis pour compléter et réaffirmer l’importance du patrimoine naturel sur la commune.

Le relief 

Les projets de ZAC pourront nécessiter des déblaiements/remblais afin de réaliser les fondations et les accès aux personnes à mobilité réduite. Ces mesures ne sont prises que pour mieux servir un parti pris paysager et environnemental du projet : réaliser un aménagement qualitatif, respectueux de l’environnement (tel est le cas par exemple avec l’aménagement de noues paysagères dans la ZAC des Gournais).

Les légères modifications ponctuelles du relief ne se feront que pour mieux servir à la préservation de l’aspect naturel des sites.

L’hydrographie et l’hydrologie

Les impacts des zones dont l’ouverture à l’urbanisation est programmée (ZAC, zones 1AU, 1AUi), sont notables mais seront compensés par des traitements appropriés, garantis notamment par la réalisation de dossiers de déclaration au titre de la loi sur l’Eau.

La réglementation de l’article 4 de chaque zone (desserte par les réseaux), permet de respecter la loi sur l’eau et fait explicitement référence aux prescriptions locales (Schéma Directeur d’Assainissement, zonage d’assainissement en vigueur, et règlement d’assainissement du SIVOA).

Plus généralement, l’article 4 prévoit un traitement des eaux pluviales à la parcelle, principe affirmé dès le PADD.

Parallèlement, l’identification des secteurs sensibles en lien avec la proximité des entités naturelles ou agricoles (Nh, Ng, Ne), mais aussi en lien avec les risques d’inondation (UIci, UIcj) permet une maîtrise plus poussée de l’urbanisation. Ainsi, cette limitation des extensions de l’urbanisation en dehors du tissu urbain existant permet de limiter les impacts sur le milieu naturel.

Le PLU tend également à réduire les surfaces imperméabilisées des terrains. Il impose notamment à l’article 13 des aménagements paysagers et des plantations qui favoriseront la pénétration de l’eau dans le sol. La notion de pleine terre est d’ailleurs introduite en lieu et place de la référence aux espaces libres de toute construction, afin de garantir le non contournement de la règle par des aménagements sur dalle par exemple.

La végétation

Les projets sur le territoire communal, compensent la suppression de la végétation couvrant ces terrains qui ne comportent que peu ou pas d’arbres par des obligations imposées aux constructeurs en matière de réalisation d’espaces libres et de plantations régies par l’article 13 du règlement. Ainsi, au minimum, les projets de constructions sont à étudier dans le sens d’une conservation des plantations existantes.

De même, l’article 13 du règlement impose la préservation des éléments paysagers à protéger selon l’article L.123.1.7° du Code de l’urbanisme. De même, des ensembles boisés ont été répertoriés au plan de zonage (EBC). Leur abattage est interdit sauf pour des raisons phytosanitaires. Enfin des plantations d’alignements repérées au plan de zonage sont à préserver. Ainsi, la préservation des éléments de végétation intéressants ou remarquables sur la commune est forte.

De plus, les orientations d’aménagement définies dans le PADD ont pour ligne directrice la volonté d’un traitement de qualité environnementale des aménagements (annexes du règlement).

Enfin, un aménagement paysager sera réalisé sur les aires de stationnement.

De manière générale, la zone naturelle N a été étendue à la vallée de l’Orge, auparavant classée en NC afin d’affirmer davantage encore sa vocation naturelle stricte et la continuité écologique qu’elle crée sur la commune.

La faune

L’impact sur la faune est surtout important dans le cadre des aménagements sur les sites les moins urbanisés, comme les ZAC. Quoiqu’il en soit, les sites de ces opérations sont actuellement à l’état de friches ou en délaissés. Si aucune intervention n’est faite sur le site, une recolonisation végétale et faunistique se fera de façon spontanée. De sorte qu’il faudra de toute façon une intervention humaine pour ne pas laisser le site se dégrader à l’abandon.

Ainsi les projets d’aménagement apporteront une solution, par une occupation humaine certes, mais non dense (puisque l’emprise au sol n’est pas trop importante s’agissant de secteurs éloignés du centre urbain) avec de larges emprises affectées aux espaces verts. Ces projets parallèlement envisagent des aménagements et traitements paysagers qui permettront de maintenir une fréquentation faunistique du site et de perpétuer une continuité biologique.

Les traitements paysagers, les zones vertes tampons, la protection des espaces de proximité sont autant de levier qui devraient réaliser la mise en place d’un « corridor vert » dans des quartiers très urbanisés, avec la présence d’une faune particulière.

 

 

3.2 Impacts et mesures de compensation sur le milieu humain

 

æ  IMPACTS

 

Dans les zones urbaines, le PLU prend en compte l’état existant du bâti et tend à le préserver, de ce fait, l’impact dans le paysage des bâtiments sera limité puisqu’il respecte les formes urbaines.

De plus, la majorité des constructions attendues pour viser cette croissance modérée de population jusqu’à 10 000 habitants en 2024, se feront dans le cadre d’opérations de renouvellement urbain. Ainsi, l’implantation s’inscrit dans la ville elle-même et non dans des zones d’extension éloignées. Les programmes de logements prennent place dans le prolongement de zones déjà construites. L’urbanisation nouvelle des franges et cœurs d’îlots ainsi que la possibilité d’assurer le renouvellement urbain doivent permettre une augmentation raisonnable de la population et pouvoir compenser les phénomènes de renouvellement, décohabitation entre autres. Ainsi les programmes de logements et les constructions d’initiatives privées plus ponctuelles devraient aboutir à la création, d’ici 2024, de près de 800 logements ce qui permettra un dynamisme démographique.

 

æ  MESURES DE COMPENSATION

 

Le découpage entre les différentes zones et secteurs dans le PLU permet de préserver les caractéristiques architecturales et urbanistiques de chaque entité.

Des règles d’implantation, d’aspect extérieur des constructions et de limitation des hauteurs ont été définies à partir de l’analyse du tissu urbain existant et visent à créer une harmonie entre futures constructions et le bâti existant.

La préservation du milieu humain passe également par la promotion d’une qualité architecturale des constructions et l’aménagement des espaces extérieurs. De plus, le règlement des zones urbaines mixtes et des zones urbaines spécifiques a cherché à réglementer via l’article 11 l’aspect extérieur.

Une attention particulière a été portée sur les secteurs situés le long de la RN20. En effet, le projet communal en,tend promouvoir une image de qualité des activités implantées le long de cette voie, passant notamment par une large végétalisation. L’homogénéité du traitement le long de la RN20 participera à l’amélioration de l’image générale de la traversée de Saint-Germain-lès-Arpajon. La création d’un front d’activités permettra de préserver le tissu résidentiel implanté au-delà.

En terme de qualité des constructions, le règlement vise à permettre l’architecture innovante et bioclimatique ou favorisant les économies d’énergie par des dérogations ponctuelles.

 

 

3.3 Impacts et mesures de compensation sur l’habitat

 

} IMPACTS

La commune ne dispose pas d’un foncier libre très important. Les nouvelles constructions d’habitat n’affecteront, en dehors des projets ci dessus mentionnés, que quelques parcelles disséminées dans les zones urbaines existantes et présentant des opportunités foncières.

 

Le maintien, dans la majorité des zones urbaines mixtes, de règles de densité et de morphologie urbaine conformes ou proches de l’existant, ne devrait pas créer de surdensité et ainsi limiter l’impact sur l’environnement. L’intensification urbaine a été organisée autour de quartiers stratégiques : centre-ville et quartier de la gare en lien avec l’offre en services, équipements et accessibilité. Le règlement en conformité avec les orientations du PADD veille toutefois à limiter les hauteurs et les emprises au sol des constructions pour conserver une capacité d’accueil compatible avec les aspirations résidentielles des habitants.

 

Le tissu pavillonnaire (zone UD, UE) est ainsi préservé. Un COS est maintenu en UD (0,45) et UE (0,3). Les règles d’implantation imposées aux constructions ont veillé à édicter des règles favorisant l’implantation des constructions principales dans une bande définie afin de préserver les cœurs d’îlots et de conserver un tissu aéré.

 

Cependant, il s’agissait également de prendre en compte l'objectif d’augmentation de la population, et d'amélioration et d’extension des constructions existantes, pour répondre aux normes de confort et aux besoins des familles, ceci en compatibilité avec le PLH. C’est pourquoi :

- le règlement des zones urbaines mixtes a envisagé des possibilités d’extensions des constructions existantes dans la limite de la SHON autorisée par le règlement.

- le nouveau PLU offre la capacité de réaliser de nouveaux programmes de logements. Ces programmes de logements cherchent à renforcer la mixité sociale sur la commune et à conforter la diversité de l’offre de logements, comme l’impose l’article 2 des zones urbaines mixtes.

 

Comme démontré auparavant, à ce jour, on peut évaluer à 295 le nombre de logements programmés, plus 35 programmables (correspondant à la capacité théorique de la zone 2AU). La zone UEr concernée par le périmètre d’attente pourrait voir une réorganisation du secteur permettant de répondre à de nouveaux besoins d’hébergement. Les autres opérations, diffuses dans le tissu, s’ajouteront à ces programmes pour permettre une croissance modérée de la population avec un objectif maximum de 10 000 habitants d’ici 2024.

 

} MESURES DE COMPENSATION

 

Les programmes d’habitat doivent respecter les caractéristiques architecturales et urbanistiques de chaque zone. Afin de permettre une intégration architecturale harmonieuse des projets de Folies et des Gournais, leur conception s’inspire de formes bâties et d’échelles de construction que l’on retrouve dans l’habitat existant déjà sur la commune. Leur épannelage général constitué de bâtiments relativement bas s’insèrent dans la volumétrie générale du site environnant.

 

Par ailleurs, il n’y aura pas de discontinuité entre les zones d’aménagement concerté et les quartiers, le plus souvent pavillonnaires, existants aux abords. Les programmes d’aménagement prévoient d’associer différents types d’habitat ce qui favorisera le brassage sociologique et l’intégration des nouveaux habitants au reste de la commune.

 

 

3.4 Impacts et mesures de compensation sur l’espace agricole

 

} IMPACTS

Tant pour ses fonctions écologiques que sociales et économiques, la volonté affichée dans le PADD est le maintien de l’activité agricole. Le SDRIF (1994) classe quant à lui ces terrains en espace partiellement urbanisable.

 

Ainsi si le plan de zonage a en partie classé en N des terrains anciennement classés en A (dans la vallée de l’Orge), leur vocation n’en est pas pour autant remise en cause.

 

Quelques terrains ont été soustraits à l’espace agricole afin de permettre l’aménagement de terrains familiaux d’accueil des gens du voyage. Il s’agit d’aménagements légers réalisés en en limite d’espace urbanisé qui ne devraient pas nuire par leur occupation du sol à l’exercice agricole.

 

Enfin, a été soustrait de l’espace agricole, une zone pour l’extension de la zone d’activités des Cochets, qui ne dispose plus à ce jour de terrains permettant d’entretenir l’attractivité économique de la commune. Cette extension répond aux demandes d’entreprises ayant sollicité la commune.

 

} MESURES DE COMPENSATION

Afin de préserver le plateau agricole du mitage, des zones Nh ont été délimitées au plan de zonage ; l’article 2 relatif à ces zones spécifie que seuls sont admis l’aménagement et l’extension des constructions existantes à usage d’habitation, et ce dans la limite de 30% supplémentaires d’emprise au sol comptée par rapport à la date d’approbation du PLU.

 

Le reste du règlement garantit une zone A pleinement dédiée aux activités agricoles.

 

 

3.5 Impacts et mesures de compensation des accès et dessertes

 

} IMPACTS

 

L’urbanisation future des secteurs à vocation d’habitat se fera dans des espaces relativement restreints et déjà desservis par une voie routière suffisamment dimensionnée. Le trafic ne devrait que relativement peu évoluer. L’accès se fera par la création de nouvelles voiries internes reliées aux voies communales existantes. Dans le cadre des projets de Folies et des Gournais, aucun impact permanent n’est prévu sur les accès et dessertes. En effet, de nouvelles  voies de desserte locale seront créées. Aucun flux de véhicules lourds ni de véhicules légers en transit ne devrait être induit par ces projets et le trafic supplémentaire s’étalera dans le temps y compris sur les périodes du matin et du soir. La requalification de la RN20 en boulevard urbain permettra d’améliorer l’accessibilité au quartier des Folies et de recréer une liaison est-ouest entre ce quartier et le centre-ville ainsi qu’à l’échelle communale.

 

Parallèlement, concernant les quartiers Folies et Gournais, les principes de desserte sur la ZAC ont été mentionnés au plan de zonage afin d’en garantir la réalisation. Les voies se raccorderont ainsi à des voies existantes et participeront à l’amélioration globale du maillage existant sur la commune.

 

En ce qui concerne les activités économiques, elles bénéficieront également des structures existantes et des bretelles qui viendront se greffer sur la trame viaire existante. La RN20 constituera le support de l’implantation d’activités notamment commerciales, limitant la pénétration du trafic à l’intérieur des autres zones urbanisées de la commune.

 

Pour les autres secteurs, la volonté communale a porté sur l’intensification de quartiers stratégiques en matière de déplacements : le centre-ville, qui concentrent les services de la commune et dont cette concentration doit être renforcée, et le quartier de la gare. Cette intensification urbaine, doublée du phénomène déjà récurrent sur la commune de division parcellaire pourrait générer des dysfonctionnements en matière de desserte et accès.

 

} MESURES DE COMPENSATION

L’article 3 du règlement de chaque zone a été renforcé afin de mieux encadrer la création de nouvelles constructions, notamment dans le tissu existant. Les habitants pourront continuer de bénéficier des structures existantes. Il est cependant relevé que l’article 3 de toutes les zones conditionne la constructibilité à la réalisation le cas échéant d’une voie de desserte en rapport avec l’importance du projet. De plus, la redéfinition des principes d’accès devrait limiter certains projets de construction et éviter une surdensité qui nuirait aux conditions de sécurité des usagers, par exemple dans le cas de constructions en second rideau. Le principe de largeur d’accès minimal doublé de dimensions imposées dans le cas de voies de desserte ou de servitude de passage vise ainsi à limiter la multiplication de piquages particuliers, notamment sur la RD152 (route de Corbeil) ou la route d’Aulnay qui irriguent la commune à l’est.

 

En parallèle, le PADD reprend bien les principes d’une requalification de la RN20 qui devrait améliorer en général de manière qualitative les conditions de desserte de la commune. En effet, sa requalification en boulevard urbain va permettre la réalisation d’un TCSP avec un arrêt de tramway mais aussi de cheminements piétons mieux sécurisés au niveau des traversées et la création de points de passage est-ouest essentiels au bon fonctionnement de la commune.

 

Enfin, dans le souci de multiplier les modes  d’accès et de desserte sur la commune, l’intensification urbaine autour de la gare et du centre-ville s’accompagne par la préservation ou volonté de renforcer les possibilités de cheminements piétons. Ainsi, plusieurs cheminements ont été repérés au plan de zonage. Un emplacement réservé a été inscrit afin de permettre le raccordement de deux tronçons piétonniers vers la gare.

 

 

3.6 Impacts et mesures de compensation sur le paysage

 

} IMPACTS

Le développement de la commune, et notamment l’extension de la zone urbanisée (ZAC) ou le renforcement des secteurs urbanisés peuvent modifier le paysage. Les zones d’extension peuvent modifier la perception de l’espace urbain dans le grand paysage, en transformant les abords de la vallée de l’Orge ou les lisières de l’espace urbain sur le plateau agricole.

 

} MESURES DE COMPENSATION

La protection des espaces naturels ainsi que l’absence de projets d’infrastructure assurent une conservation du paysage. Le classement en zone naturelle des boisements, la limitation de la constructibilité dans les entités isolées (Nh) assurent de la protection de ces sites.

 

Les hauteurs autorisées dans l’ensemble des zones correspondent à celles des constructions existantes ou à certains exemples déjà présents sur la commune. Le relief, particulièrement uniforme, ne renforce pas l’impact lié à la hauteur du bâti, à l’exception des secteurs situés sur les coteaux. Ainsi, le dénivelé présent sur le profil de la ZAC des Gournais a été pris en compte dans le parti d’aménagement afin de limiter les impacts visuels.

 

L’implantation des constructions dans les zones urbaines est réglementée de telle sorte qu’elle permette l’aération du tissu et la préservation des fonds de jardin (bande constructible en UD et UE et règles de retrait par rapport aux limites séparatives).

 

En termes d’architecture, les règles fixées à l’article 10 et à l’article 11 des zones urbaines et à urbaniser visent à une conservation des formes habituelles du bâti de la commune (volumétrie, toiture). Les annexes du règlement visent à rappeler les principes de base favorisant l’insertion paysagère des constructions dans le tissu existant.

 

Les abords des bâtiments à vocation agricole, particulièrement visibles dans le paysage agricole ouvert, doivent faire l’objet d’un traitement paysager qui vise à atténuer l’impact des constructions (écran végétal).

 

Le PLU veille au maintien des espaces verts, en limitant notamment l’emprise des constructions, dans le souci de préserver le caractère verdoyant de la commune qui participe beaucoup à la qualité du paysage urbain et naturel et améliore ainsi le cadre de vie.

 

La limitation de la constructibilité dans les sous-secteurs de la zone naturelle, et le classement en zone naturelle stricte (N) de la vallée de l’Orge et des boisements contribueront à assurer la préservation de la qualité paysagère de la commune.

 

Les limites de zones naturelles par rapport à l’ancien POS n’ont pas diminué et au contraire ont été complétées par : l’intégration de la vallée de l’Orge, la création d’espaces paysager à protéger (EPP), reconduction et l’ajout d’espaces boisés classés (EBC), l’intégration des principes d’alignements d’arbres le long de la RN20… et vont dans le sens d’une amélioration de la qualité du paysage et de l’environnement sur le territoire de Saint-Germain-lès-Arpajon.

 

 

3.7 Impacts et mesures de compensation sur le stationnement

 

} IMPACTS

La réalisation de nouveaux programmes de constructions ou la densification du tissu existant sont susceptibles d’impacter le bon fonctionnement urbain par la création de nouveaux besoins en stationnement que le réseau de voies existantes ou les espaces libres  ne peuvent permettre de satisfaire sans nuire à la sécurité de l’ensemble de la commune.

 

Ainsi, la prise en compte des besoins en stationnement au sein de chaque programme de constructions doit permettre de ne pas générer de surcharge sur le domaine public susceptible de mettre à mal la vocation première des aménagements existants et de nuire à la sécurité des usagers.

 

Les projets que sont ceux des Folies, des Gournais, du Lièvre d’Or, et plus généralement l’intensification urbaine attendue autour du centre-ville et de la gare, vont générer par la création de SHON des besoins en stationnement pour les habitants et les actifs. Les contraintes sur les secteurs denses tels que le centre-ville ou le quartier gare induisent une contrainte particulière pour l’implantation de stationnement.

 

} MESURES DE COMPENSATION

Les normes de stationnement édictées par le règlement (article 12) sont exigeantes pour ne pas voir l’espace public encombré d’un stationnement qui est gérable sur la parcelle. Cette problématique est pensée en terme de fréquentation et d’utilisation des espaces. En cas d’impossibilité technique de réaliser des places de stationnement sur la parcelle, une mesure de compensation est réglementée.

 

Dans l’ensemble des zones, il fait référence aux textes en vigueur en matière de détermination des dimensions des places de stationnement. Cette rédaction permettre ainsi une adaptation aux évolutions législatives en la matière s’il y a lieu.

 

Afin de garantir la qualité paysagère des aires de stationnement, il est exigé aux articles 13 de chaque zone urbaine ou à urbaniser des plantations minimales sous conditions.

 

 

3.8 L’assainissement et les réseaux divers

 

} IMPACTS

Chaque nouveau projet nécessite des aménagements de réseaux. Par ailleurs, ces nouveaux projets ne doivent pas impacter le bon fonctionnement et la qualité de la desserte des réseaux existants.

 

} MESURES DE COMPENSATION

A l’article 4, la desserte en eau potable, en assainissement et en électricité dans les zones urbaines mixtes et spécifiques a été réglementée afin de respecter notamment la loi sur l’eau et de minimiser l’impact sur l’environnement.

 

Quoique Saint-Germain-lès-Arpajon dispose d’un réseau séparatif (eaux pluviales /eaux usées), la commune souhaite avoir une gestion alternative des eaux pluviales limitant les rejets dans l’Orge et la Rémarde. Ainsi, le règlement vise à encadrer particulièrement ces questions de gestion des eaux pluviales par des leviers d’actions complémentaires : à l’article 4, il est précisé que les eaux pluviales doivent être gérées à la parcelle, même pour les bâtiments implantés en limite séparative ; à l’article 13, la notion de pleine terre est introduite afin de limiter l’imperméabilisation des sols et de favoriser l’infiltration sur la parcelle.

 

De plus, il est explicitement fait référence à l’article 4 au schéma directeur et zonage d’assainissement, ainsi qu’au règlement d’assainissement du SIVOA afin de garantir la prise en compte de ces documents.

Enfin, la présence de réseaux à proximité immédiate des terrains voués à être urbanisés facilitera leur raccordement. Un dossier de déclaration au titre de la loi sur l’eau a été réalisé sur chacune des zones (Folies, Lièvre d’Or et Gournais) : ils ont permis d’évaluer les incidences de ces projets et de proposer des mesures limitant les impacts des projets sur l’environnement.


lexique

 

PADD

Projet d’aménagement et de Développement Durable (pièce du PLU)

PDU

Plan de Déplacements Urbains

PLH

Programme Local de l’Habitat

PLU

Plan Local d’Urbanisme

POS

Plan d’Occupation des Sols

SAGE

Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux

SDAGE

Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux

SDRIF

Schéma Directeur de la Région Ile de France