SOMMAIRE

Contexte législatif et mise en œuvre du P.A.D.D. 2

Synthèse du diagnostic et définition des enjeux  3

Les orientations générales du PADD   6

A. Maîtriser la croissance par un développement urbain cohérent et modéré   8

1- Maîtriser la croissance démographique  8

> Modérer la croissance démographique  8

> Créer les conditions d’un parcours résidentiel 10

> Diversifier les formes urbaines  12

2- Développer des centralités à l’échelle de la commune et des quartiers  12

3- Rapprocher lieux de vie et activités : renforcer l’attractivité économique du territoire  14

B- Relier les quartiers entre eux et miser sur les modes de déplacement alternatifs   16

1. Compléter le maillage des voies et mieux relier les quartiers entre eux  17

2. Encourager les modes de déplacements doux  18

> Limiter la place de la voiture dans le centre-ville  18

> Conforter l’offre en transports en commun  19

> Développer les modes de déplacements doux  20

C. Préserver, mettre en valeur et améliorer le cadre de vie des Germinois   23

1. Préserver et mettre en valeur le patrimoine naturel, paysager et bâti 23

> Préserver les espaces naturels et agricoles  23

> Mettre en valeur l’identité verte de la commune  24

> Intégrer les préoccupations environnementales  24

> Mettre en valeur le patrimoine bâti 25

2. Conforter l’offre en équipements, en commerces et en services de proximité  25

> Développer et renouveler l’offre d’équipements  25

> Conforter et encourager l’implantation du commerce de proximité  26


Contexte législatif et mise en œuvre du P.A.D.D.

 

Le Projet d’Aménagement et de Développement Durable (P.A.D.D) de la commune constitue une innovation de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain.

 

Désormais, le P.A.D.D. définit, conformément à l’article R.123-3 et au nouvel article L.123-1 du Code de l’urbanisme (loi n°2003-590 du 2 juillet 2003), les orientations générales d’aménagement et d’urbanisme qui concernent l’organisation générale du territoire de Saint-Germain-lès-Arpajon, aussi bien pour les espaces urbanisés ou à urbaniser, que pour l’environnement naturel, agricole et pour les paysages

 

Le Plan d’Aménagement et de Développement Durable de la commune constitue le cadre politique des choix qui sont ensuite opérés dans les documents opposables du Plan Local d’Urbanisme (zonage et règlement).

 

Les orientations du Plan d’Aménagement et de Développement Durable répondent aux enjeux établis à l’issue du diagnostic.

 


Synthèse du diagnostic et définition des enjeux

 

L’élaboration du diagnostic général de la commune a permis de cerner l’ensemble des enjeux qui se jouent sur le territoire.

 

 

Atouts ou potentialités

Contraintes ou déficits

Enjeux

Situation

§   Une bonne accessibilité à l’échelle régionale

§   Une commune intégrée dans une dynamique intercommunale

§   Proximité de pôles qui font concurrence

§   Un profil résidentiel

>     Profiter de la situation stratégique du territoire afin de renforcer l’attractivité

Transports et déplacements

§   Une commune bien desservie au niveau routier régional

§   Une desserte par les transports en commun (RER)

§   Une population très mobile

§   Une commune bien reliée aux communes limitrophes

§   Des effets de barrière et peu de franchissements offerts ce qui contraint fortement la cohérence du maillage viaire communal

§   Beaucoup de voies en impasse

§   Pas de maillage de circulation douce

§   Un usage important de la voiture

§   3 infrastructures classées « voies bruyantes » (RN20, RD 152, RER)

>     Intégrer les recommandations du PDU-PLD

>     Favoriser la proximité entre lieux de résidences et pôles d’activités pour réduire les déplacements automobiles

>     Développer les circulations douces

>     Intégrer les contraintes liées aux infrastructures et tenir compte de l’évolution de leur usage

Organisation du territoire et paysage

§   Une commune fortement urbanisée

§   Un site de qualité (vallée, bois) et des outils de protection des espaces naturels (ZNIEFF, site inscrit)

§   Un paysage urbain marqué par l’importance de l’habitat pavillonnaire

§   Un étalement de la zone urbanisée et une urbanisation diffuse (« Folies » et coteau Est)

§   3 coupures : la vallée de l’Orge, la voie ferrée et la RN20 qui isolent certains quartiers (les Folies)

§   Des contraintes liées aux risques d’inondation qui limitent la possibilité d’urbanisation dans la vallée de l’Orge

§   Un paysage médiocre autour de la RN20

§   Friches et mitage des gens du voyage dans la partie Nord (« Folies », « Grandes Folies », secteur des Joncs Marins)

>     Mieux relier les quartiers entre eux (raccorder le quartier des « Folies » au reste de la commune)

>     Organiser l’urbanisation (quartier des « Folies » et coteau Est)

>     Préserver les qualités paysagères

>     Intégrer les contraintes naturelles

>     Améliorer la qualité paysagère autour de la RN20

Démographie

§   Une population croissante, principalement due au solde naturel

§   Une tendance à la diminution de la taille des ménages mais un nombre de grands ménages qui se maintient

§   Une tendance au vieillissement de la population

§   Un solde migratoire négatif qui ne participe plus à la croissance

>     Favoriser la mixité générationnelle en équilibrant la pyramide des âges

>     Intégrer les recommandations du PLH

>     Modérer la croissance de la population

Habitat

§   Une augmentation du nombre de logements

§   Un parc de logements assez récent principalement constitué de résidences principales

§   Une part de logements locatifs fortement corrélée au parc social

§   Une baisse du taux d’occupation qui reste encore relativement élevé

§   Une forte pression immobilière sur le parc de logements

§   Habitat précaire des gens du voyage sédentarisés

>     Développer une offre de logements diversifiée et les conditions d’un parcours résidentiel complet

>     Favoriser la densité en diversifiant les formes urbaines et en urbanisant les dents creuses

>     Répondre à la sédentarisation des gens du voyage

Equipements

§   Un bon niveau d’équipements complété par l’offre intercommunale

§   Présence d’équipements scolaires et sportifs répartis au sein des différents quartiers

§   Des effectifs scolaires dispersés

>     Maintenir ou réorganiser les équipements publics en place

>     Anticiper les besoins liés à la tendance au vieillissement de la population

Economie

§   Taux d’emploi faible et un taux de chômage en baisse.

§   Un profil de population de classe moyenne et ouvrière

§   Trois zones d’activités implantées sur la commune (gestion intercommunale et communale)

§    Un tissu commercial qui n’est pas très important

>     Accompagner la croissance de la population par une croissance de l’emploi sur la commune

>     Encourager l’implantation du commerce de proximité

 



Les orientations générales du PADD

 

 

A partir des enjeux issus du diagnostic, les orientations du P.A.D.D. peuvent se décliner en trois orientations générales  :

 

A.  Maîtriser la croissance par un développement urbain cohérent et modéré

B.  Relier les quartiers entre eux et miser sur les modes de déplacement alternatifs

C.  Préserver, valoriser et améliorer le cadre de vie des Germinois

 

Conformément à l’article L. 121-1 du Code de l’urbanisme, les orientations du P.A.D.D. répondent :

 

-          au souci d’équilibre entre développement et préservation des espaces naturels et agricoles par une ouverture restreinte et mesurée des nouvelles zones à urbaniser ;

-          à l’objectif de mixité sociale et des fonctions, en visant au maintien de la population et au renforcement de la structure urbaine et économique ;

-          au souci d’une utilisation économe et durable des espaces et d’une maîtrise des besoins en déplacements.


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A. Maîtriser la croissance par un développement urbain cohérent et modéré

 

 

La commune fait le choix d’une croissance modérée de sa population. Cette croissance doit être profitable à la commune et doit s’effectuer dans le cadre d’un développement cohérent du territoire. Cette cohérence du développement s’exprime tant en terme d’offre de logements qu’en termes d’urbanisation, de mixité des fonctions et de déplacements.

 

 

 

1- Maîtriser la croissance démographique

 

> Modérer la croissance démographique

 

Depuis 25 ans, la population germinoise n’a cessé d’augmenter. A l’instar du canton, du département et de la région, la commune de Saint-Germain-lès-Arpajon connaît une forte baisse de sa croissance démographique entre 1990 et 1999. Cependant, la commune se distingue au dernier recensement annuel avec une forte hausse de sa croissance tandis que le département et la région poursuivent leur baisse de croissance. L’augmentation de population entre 1990 et 1999 est due en partie à un solde naturel positif. Le solde migratoire négatif sur deux périodes inter-censitaires (75-82 et 90-99) ne participe plus depuis 1990 à la croissance. Cette baisse correspond au ralentissement du rythme de constructions de nouveaux logements.

 

La commune est fortement urbanisée : l’espace urbanisé est très étalé et diffus. Les extensions pavillonnaires se sont adjointes au centre ancien et aux hameaux. Subsistent entre les parcelles bâties de nombreuses dents creuses et parcelles en friches qui constituent pour partie du potentiel foncier.

 

 

ENJEUX - Les mécanismes de consommation (renouvellement, desserrement, vacance…) constatés au cours des périodes précédentes à Saint-Germain-lès-Arpajon, ainsi que les mouvements enregistrés sur l’ensemble de la France, démontrent qu’il est nécessaire de réaliser de nouveaux logements pour assurer le maintien de la population. Le projet communal fait le choix d’une croissance modérée pour atteindre 10 000 habitants d’ici 15 ans (2021).

 

Afin d’assurer la croissance de la population envisagée par la commune, soit environ 900 habitants supplémentaires, environ 800 nouveaux logements devront être construits d’ici 2023 (pour un taux de desserrement des ménages de 2,5).

 

Cet objectif doit  aller de pair avec une gestion économe de l’espace : la création de logements dans les quartiers est une des priorités du PADD. Pour cela, il est nécessaire de dégager de l’espace constructible en habitat afin d’éviter l’étalement urbain d’un espace urbanisé déjà très étalé.

 

 

ACTIONS –

Le projet communal permet de densifier le territoire urbanisé existant afin de préserver les grandes entités naturelles présentes sur le territoire. Ces objectifs quantitatifs seront atteints par une gestion économe de l’espace :

 

- en partie grâce à l’ouverture à l’urbanisation des espaces le permettant :

 

3 secteurs d’extension sont définis au Nord du territoire, de part et d’autre de la RN20, en compatibilité avec les documents de référence (Schéma directeur, projet de territoire de la CCA) et dans la continuité ou les interstices des espaces déjà urbanisés :

 

-          la ZAC des Gournais : 9,5 hectares, environ 135 nouveaux logements

-          la ZAC des Folies : 10,3 hectares, environ 130 nouveaux logements

-          le lotissement du chemin des Vallées : 2,6 hectares, 30 logements

 

Ces trois secteurs permettront donc la réalisation d‘environ 285 nouveaux logements. Le choix d’une urbanisation d’une partie de ces secteurs sous forme de Zone d’Aménagement Concerté permet à la commune de maîtriser la création de ces nouveaux quartiers et de veiller à leur insertion cohérente dans le tissu urbain germinois.

 

Un dernier secteur situé le long du chemin des Petites Fontaines, mitoyen des jardins familiaux, aujourd’hui occupé par des terrains vagues et en partie mité mérite une attention particulière, et pourra faire l’objet d’une urbanisation à long terme. Ce secteur fait l’objet d’une orientation spécifique d’aménagement.

 

- à cela s’ajoutent l’urbanisation spontanée des dents creuses ainsi que le renouvellement urbain ponctuel du bâti.

 

Le potentiel foncier des dents creuses disséminées sur le territoire, notamment dans les zones pavillonnaires, pourra faire l’objet d’opérations individuelles. Cependant, les coupures d’urbanisation seront conservées, notamment entre le coteau oriental et le plateau agricole au sud-est.

 

Le centre ancien et ses marges pourront faire l’objet de renouvellement urbain afin de renforcer le rôle de centralité de ce dernier et de rapprocher la population des équipements administratifs.

 

> Créer les conditions d’un parcours résidentiel

 

Le parc de logements est en croissance constante à l’image de la population. Il est constitué presque entièrement de résidences principales, plutôt récentes, avec un taux de logements vacants faible révélant la forte pression du marché immobilier. Une majorité de propriétaires occupent des logements de grandes tailles. La tendance au desserrement des ménages reste sur la commune moins prononcée (2,8) qu’aux échelles de référence et en adéquation avec la structure des ménages observée auparavant.

 

Mais de nouvelles demandes émergent :

-          avec la tendance amorcée au vieillissement de la population : les personnes âgées concluent leur parcours résidentiel par de petits logements en résidences collectives, à proximité des services du centre-ville.

-          parallèlement, l’augmentation des petits ménages dans la commune, quoique encore limitée, montre l’émergence d’une nouvelle demande qui ne trouve pas de réponse localement compte tenu de l’homogénéité du parc de logements et de la forte pression sur le marché immobilier.

 

Enfin, Saint-Germain-lès-Arpajon est, comme bon nombre de communes, confrontée aux attentes de publics spécifiques. La présence sur le territoire de gens du voyage sédentarisés constitue un enjeu. Les personnes à mobilité réduite doivent aussi trouver une offre qui corresponde à leurs besoins.

 

ENJEUX – La croissance modérée de population doit en effet se faire en accompagnement du maintien d’un profil de population diversifiée. Or le parc de logements n’est pas toujours adapté aux nouvelles demandes. L’objectif de la commune est donc de répondre aux besoins en logements, en permettant l’installation de nouveaux ménages, et en contribuant au maintien de la mixité sociale et générationnelle au sein de la commune.

 

ACTIONS –

La diversité de l’habitat est un levier pour permettre le maintien de la mixité sociale et générationnelle. La réponse apportée est donc qualitative : le projet doit permettre de décliner l’offre foncière de manière à répondre aux étapes des divers parcours résidentiels et donc de diversifier l’offre de logements au niveau :

-          du respect de l’équilibre location/accession,

-          de logements adéquats pour les personnes à mobilité réduite,

-          de la mixité sociale des populations accueillies,

-          de petits logements notamment pour les jeunes et les personnes âgées,

-          de l’intégration des gens du voyage déjà sédentarisés à Saint-Germain-lès-Arpajon par l’intermédiaire de la Maîtrise d’œuvre Urbaine et Sociale,

-          de la préservation du tissu pavillonnaire.

 

Les ZAC des Folies et des Gournais intègrent ces principes de mixité avec l’obligation de réaliser 25 % de logements à caractère social minimum du nombre global de logements. Ils permettront ainsi de construire notamment :

-          40 logements collectifs en accession

-          60 maisons jumelées ou isolées en accession ;

-          35 logements collectifs à caractère social (PLS)

-          15 maisons groupées jumelées ou isolées à caractère social (PLS)

-          105 lots libres.

 

Par ailleurs, au sein du tissu urbain constitué, 20% de logements sociaux devront être créés dans les opérations de plus de 15 logements.

 

Parallèlement, une Maîtrise d’œuvre Sociale et Urbaine (MOUS) sera mise en place pour répondre à la sédentarisation des gens du voyage et à leurs demandes en matière de relogement. Des terrains familiaux seront réalisés le long du Chemin latéral, à l’est de la commune.

> Diversifier les formes urbaines

 

Le parc de logements de Saint-Germain-lès-Arpajon est caractérisé par un taux élevé de logements collectifs dont une forte proportion de logements sociaux. Ces logements collectifs sont répartis entre les différents quartiers.

 

ENJEUX – Le projet communal doit offrir la possibilité de diversifier les formes urbaines, dans un contexte aujourd’hui très homogène. Compte tenu du profil résidentiel de la commune, la question des formes urbaines, notamment liée à l’habitat, constitue un enjeu fort pour le développement communal. L’émergence de besoins nouveaux autorise à encourager des programmes de logements mixtes.

 

ACTIONS –

Les programmes de logements des ZAC des Gournais et des Folies intègrent bien une diversité au niveau des formes urbaines (collectif/individuel). Le logement intermédiaire peut lui aussi être encouragé.

 

De plus, le projet doit permettre à tout projet d’architecture innovante d’être réalisé dès lors que cette architecture préserve l’équilibre de la composition d’ensemble par une maîtrise de l’implantation et de la qualité architecturale des constructions, et qu’elle ne porte pas atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains. Ce type de projet peut être lié à une démarche de Haute Qualité Environnementale.

 

 

2- Développer des centralités à l’échelle de la commune et des quartiers

 

Les effets de coupure au sein du territoire germinois sont forts entre les différents quartiers. Par ailleurs, le centre-ville existant, véritable héritage historique, n’est plus à l’échelle de la commune et son enserrement par un tissu déjà constitué ne permet pas en l’état de renforcer ses fonctions, compte-tenu des contraintes liées aux déplacements, stationnement, et aux caractéristiques plus générales du tissu bâti.

 

ENJEUX – Le projet communal doit anticiper sur les besoins des générations futures et permettre au tissu urbain, déjà en grande partie constitué, d’évoluer et de se renouveler.

 

ACTIONS –

Le projet vise à renforcer le centre-ville existant en déplaçant son centre de gravité, aujourd’hui situé en limite communale avec Arpajon, vers le nord, l’implantation du pôle commercial autour du carrefour entre la rue de Chanteloup et la route de Leuville ayant déjà contribué à amorcer ce changement. Il s’agit ainsi de définir un centre-ville davantage à l’échelle du territoire germinois qui puisse accueillir dans des conditions satisfaisantes un tissu mixte et des formes urbaines plus denses autour du pôle de services.

 

Par ailleurs, le projet communal entend poursuivre cette intensification urbaine autour de pôles de quartiers définis autour de la gare La Norville-Saint-Germain-lès-Arpajon, et au sein du quartier des Folies qui pourraient, de la même façon, accueillir grâce au renouvellement urbain un tissu plus dense qu’en l’état actuel et de petits commerces et services.


 

3- Rapprocher lieux de vie et activités : renforcer l’attractivité économique du territoire

 

 

 

La population active de Saint-Germain-lès-Arpajon représente la moitié de la population de la commune. En 1999, la commune comptait 1347 emplois sur son territoire pour 4176 actifs soit un emploi pour 3,12 habitants. Ce taux est en baisse depuis 1990 et reste plus faible que ceux des échelles de référence. La faiblesse du nombre d’emplois sur le territoire communal impose une forte mobilité de la population active qui se déplace principalement en voiture particulière vers les pôles d’emplois voisins et le reste de l’agglomération parisienne.

La commune dispose pourtant de trois zones d’activités gérées par la Communauté de Communes. Situées à proximité d’axes stratégiques (notamment RN20), elles profitent de l’effet de vitrine.

 

ENJEUX – En offrant des emplois à proximité des lieux de vie, il s’agit de réduire les déplacements quotidiens des actifs. Le projet doit accroître en quantité et en qualité l’offre d’espaces d’activités sur ce secteur.

 

ACTIONS – Le projet communal permet de soutenir les zones d’activités économiques présentes sur le territoire :

 

-          en partie grâce à l’ouverture à l’urbanisation des espaces le permettant : une nouvelle zone d’activités sera créée le long de la RN20, à l’entrée Nord de la commune (ZAC du Lièvre d’Or, 7 hectares disponibles ). A long terme, la zone d’activités intercommunale des Folies, situés de l’autre côté de la RN20 pourra être urbanisée : ce secteur est défini comme un secteur à fort potentiel, destiné à l’implantation d’établissements valorisants pour le territoire.

 

-          en confortant le développement des zones d’activités existantes, notamment la zone d’activités des Grands Bois et des Loges, à l’Est de la commune dans la continuité du pôle d’activités avec Marolles et la Norville ou celle de la Butte aux Grés en limite communale à l’ouest du territoire.

 

Le long de la RN20, seront privilégiées les implantations économiques afin de renouveler le tissu existant et de créer un front bâti homogène de qualité le long de cette voie à grande circulation.

 

 

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B- Relier les quartiers entre eux et miser sur les modes de déplacement alternatifs

 

 

 

1. Compléter le maillage des voies et mieux relier les quartiers entre eux

 

 

Le territoire de Saint-Germain-lès-Arpajon dispose d’une bonne accessibilité régionale. Cependant, les déplacements urbains à l’intérieur de la commune posent problème.

 

La RN20 constitue aujourd’hui une coupure majeure. Le nombre de franchissements est limité, et il n’existe pas de connexions au réseau viaire communal. Source de nuisances, elle ne s’accroche pas non plus véritablement au territoire communal qu’elle traverse. Il n’existe aujourd’hui aussi que peu de franchissements de la vallée de l’Orge et des autres infrastructures (RER).

Ces coupures contraignent fortement le maillage viaire, limitant le nombre de liaisons transversales, et isolent les quartiers entre eux. Le maillage viaire communal compte peu de grandes voies structurantes pour desservir les différents quartiers.

 

ENJEUX – L’enjeu pour la commune est de faciliter les déplacements dans la ville et de participer à mieux relier les quartiers entre eux.

 

 

ACTIONS – Le maillage de voies existantes sera complété et amélioré, notamment pour rendre plus aisées les circulations Est-Ouest entre les deux coteaux de la vallée de l’Orge en évitant un passage obligé par le centre-ville.

 

A l’échelle communale et intercommunale (PLD)

L’objectif est de favoriser la connexion entre la RN20 et le réseau viaire communal au niveau de Saint-Germain-lès-Arpajon et de faciliter le franchissement de l’axe. Un ensemble d’actions sera réalisé avec notamment la création d’un passage dénivelé sur la RN20, de deux carrefours sécurisés et d’arrêts de bus identifiés.

 

A l’échelle locale

Les traversées interquartiers est-ouest seront favorisées pour les cheminements doux (rue du Mesnil-Bois de Chanteloup et rue du Mesnil/ZAC des Folies/chemin des Vallées).

 

A l’échelle des quartiers

Dans les nouveaux quartiers (ZAC des Folies et des Gournais), des carrefours d’accès seront aménagés et reliés au maillage des voies de desserte interne.

 

 

2. Encourager les modes de déplacements doux

 

 

> Limiter la place de la voiture dans le centre-ville

 

 

Le centre-ville est aujourd’hui un point de passage obligé pour rejoindre les différents quartiers de la commune. De plus, il supporte difficilement un trafic de transit intercommunal qui s’inscrit sur les trajets vers Arpajon. Contrairement au trafic qu’elles supportent, la configuration des rues du Docteur Louis Babin et Louise Roger sont celles d’une rue de bourg. Ce trafic, inadapté à la voirie et au contexte local, génère des nuisances pour les habitants et ne laisse pas de place aux piétons et autres modes doux.

 

Parallèlement, le centre-ville connaît des problèmes de stationnement dus en partie au stationnement minute lié aux entrées et sorties de l’école ainsi qu’à la clinique installée sur Arpajon.

 

 

ENJEUX – Le projet vise à désengorger le centre-ville en limitant la place donnée à la voiture. Cet enjeu s’inscrit conformément aux orientations du Plan de Déplacement urbain.

 

 

 

 

ACTIONS –

Afin d’apporter une réponse aux problèmes de transit :

-          un plan de circulation sera réalisé afin de dissuader les communes limitrophes d’emprunter cette direction pour se rendre à Arpajon ;

-          une nouvelle liaison sera réalisée, contournant le centre-ville au Nord, traversant la vallée de l’Orge, et rejoignant la route de Leuville ;

 

Afin de répondre aux problèmes de stationnement, la commune réalisera un parking public chemin des Prés du Roy, mais d’autres solutions alternatives doivent être trouvées. Afin de résorber ce problème, un système de pédibus sera ainsi mis en place.

 

 

> Conforter l’offre en transports en commun

 

Le territoire de Saint-Germain-lès-Arpajon est accessible via la ligne C du RER, la gare se situant à La Norville, en limite communale avec Saint-Germain-lès-Arpajon. Plusieurs lignes de bus desservent la commune ainsi que les communes limitrophes, voire le reste du département.

 

ENJEUX – L’enjeu pour la commune est de permettre le développement du réseau et une diversification du mode de transports en commun, afin de répondre aux diverses attentes des usagers.

 

ACTIONS –

Le projet prévoit de conforter et d’accompagner les démarches visant à renforcer l’offre en transports en commun pour les modes fer et bus :

-          un transport en commun en site propre (TCSP) sera aménagé sur la RN20 afin d’améliorer les liaisons en transports en commun avec le Nord de l’Essonne et Paris (PLD) ; il offrira une alternative aux liaisons par RER.

-          la RD 152 sera réaménagée afin de favoriser la circulation des transports en commun, entre Arpajon et Evry (PLD+PDUIF) ;

-          un réseau de transports en commun à l’échelle de la Communauté de communes pourra être mis en place (PLD).

Le long de la RN20, en lien avec le TCSP, un parking relais sera créé en face de la ZAC du Lièvre d’Or. Il s’articulera avec une gare du TCSP, implantée sur la RN20.

Le système du Taxi-tub, qui correspond à une certaine demande, sera reconduit.

Le projet communal s’appuie sur le réseau existant : ainsi les zones d’urbanisation futures seront desservies par les lignes de bus existantes.

 

> Développer les modes de déplacements doux

                                                   

Aujourd’hui, la voiture individuelle reste le mode de déplacement le plus utilisé. Seuls quelques aménagements pour les circulations douces ont été réalisés mais il n’existe pas de maillage permettant de desservir différents points du territoire communal. Les franchissements des infrastructures traversant le territoire sont peu aménagés et aucune bande cyclable n’est matérialisée sur la commune.

 

ENJEUX – L’aménagement de traversées piétonnes et cyclistes sécurisées est primordial afin d’encourager des modes de déplacements alternatifs à la voiture individuelle. De plus, ce maillage doit s’inscrire dans le même principe de renforcement des liaisons inter-quartiers et travailler au partage de la voirie.

 

 

ACTIONS– Plusieurs actions permettront de répondre à ces objectifs :

 

A l’échelle communale et intercommunale :

-          un circuit vert reliant les espaces naturels à l’échelle des communes de la Communauté de Communes (PLD) et desservant des équipements comme le collège sera aménagé pour les cycles et piétons. Il reliera sur le territoire communal la rue du Mesnil, à l’Orge et au bois de Chanteloup. Un parc de stationnement deux roues devrait être implanté.

 

-          Une liaison inter-quartier sera créée au Nord du centre-ville en reliant le chemin des Vallées, la ZAC des Folies et la route du Mesnil, cette liaison traversera la RN20.

 

-          la requalification de la RN20 et le réaménagement de la RD 152 favoriseront entre autres les circulations douces.

 


A l’échelle des quartiers :

-          dans les nouveaux quartiers d’habitat (ZAC des Folies et des Gournais), les voiries créées seront en majorité piétonnes ou conçues pour limiter la vitesse des automobiles. Les projets intègrent la question de la sécurité des modes doux par la création de places de stationnement disséminés dans le projet d’aménagement pour disperser les flux de circulation, et l’aménagement de carrefours sécurisés. Ce travail d’amélioration et de diversification de la desserte des nouveaux quartiers doit permettre d’éviter les conflits de circulation entre les différents usagers.

                                                                                            

-          Le réaménagement des espaces publics du centre-ville (Rues Docteur Louis Babin et Louise Roger) permettra un partage entre usagers (véhicules motorisés, piétons, cyclistes etc.) plus favorable aux circulations douces, notamment piétonnes.

 

-           La préservation des cheminements existants voire la création de cheminements, pour irriguer au mieux les quartiers vers la gare ou le centre-ville en accompagnement de l’intensification urbaine portée par le projet.

 

 

 




C. Préserver, mettre en valeur et améliorer le cadre de vie des Germinois

 

1. Préserver et mettre en valeur le patrimoine naturel, paysager et bâti

 

 

> Préserver les espaces naturels et agricoles

 

La commune de Saint-Germain-lès-Arpajon dispose d’un cadre paysager remarquable, notamment commandé par la traversée de la vallée de l’Orge. Ainsi, la commune offre une véritable qualité de vie autour de la présence de l’eau (l’Orge) et de nombreux espaces verts. Ce patrimoine naturel de qualité lui vaut d’être soumis à des périmètres de protection (ZNIEFF, site inscrit…). La commune compte également dans l’angle sud-est du territoire des surfaces cultivées, constituant un paysage ouvert sur le plateau.

 

Le choix des zones d’extension de l’urbanisation s’inscrit dans les interstices du tissu urbain existant, sur des espaces le plus souvent en friche, ou accueillant déjà de l’habitat précaire. Le développement de l’urbanisation se fait donc dans le souci de préserver les grandes entités agricoles et naturelles, et de conserver les coupures d’urbanisation.

 

ENJEUX – Le projet vise donc, parallèlement à la gestion économe de l’espace, à préserver les qualités paysagères de la commune.

 

ACTIONS –

 

La Vallée de l’Orge, le secteur des Joncs Marins (ENS) ainsi que le plateau agricole au sud-est représentent un intérêt environnemental et patrimonial et seront à ce titre préservés, notamment pour leur richesse écologique et/ou paysagère constituant la ceinture verte régionale et une continuité avec les espaces de la couronne rurale.


Les espaces boisés, situés dans la contiguïté du tissu urbain, offrent un cadre de vie particulièrement profitable aux habitants. Ils seront conservés et protégés. Les coupes et abattages d’arbres ainsi que les défrichements doivent faire l’objet d’une autorisation préalable dans ces espaces.

 

> Mettre en valeur l’identité verte de la commune

 

Les espaces verts publics existants seront conservés. L’aménagement et l’ouverture au public de certains de ces espaces offriront aux habitants de nouveaux lieux de loisirs et de promenade :

 

-          une partie du bois des Fosses sera accessible au public et viendra compléter notamment avec le parc de Chanteloup le système de parcs à l’échelle communale.

 

-          de plus, les nouveaux quartiers (ZAC des Folies et des Gournais) visent à mettre en valeur le cadre environnemental du site par l’aménagement d’espaces paysagers (espaces verts avec la plantation d’arbres de haute tige et de haies) et la volonté de rendre ces espaces plus accessibles au public. Ainsi, seront créés 3,5 nouveaux hectares d’espaces verts sous la forme de parcs publics répartis comme suit :

·         environ 8 300 m² dans le secteur des Gournais,

·         20 000 m² dans le secteur des Folies,

·         6 700 m² dans le secteur du Lièvre d’Or.

> Intégrer les préoccupations environnementales

 

La forte imperméabilisation des sols sur la commune suscite des dysfonctionnements et des risques liés à la gestion des eaux pluviales.

 

Le projet respectera les préconisations du SAGE Orge-Yvette. De plus, les secteurs des Folies et des Gournais intègreront des équipements liés à la gestion des eaux pluviales (bassins de rétention et noues paysagères).

 

D’une manière plus générale, le projet doit permettre de faciliter l’implantation de constructions bioclimatiques ou répondant aux critères de Haute Qualité Environnementale, ou l’installation de systèmes individuels d’économie d’énergie. Il doit permettre de poursuivre la démarche de tri sélectif des ordures ménagères en créant des conditions optimales de ramassage et de passage des véhicules ainsi que de stockage chez les habitants.

 

A l’échelle de la commune et afin de mettre en œuvre le développement durable énoncé précédemment, les eaux pluviales seront gérées sur la parcelle tant que possible. Les eaux pluviales et de ruissellement devront subir avant tout rejet un traitement préalable.

 

> Mettre en valeur le patrimoine bâti

 

Le paysage urbain est avant tout marqué par l’empreinte de l’habitat pavillonnaire qui s’est diffusé sur une grande partie du territoire. Dans les interstices subsistent des parcelles en friches, notamment occupées, dans le Nord de la commune, par les gens du voyage en cours de sédentarisation. Il existe néanmoins un centre ancien jusqu’ici peu mis en valeur. Le paysage urbain pâtit notamment du passage de la RN20, dont l’environnement immédiat est médiocre.

 

La mise en valeur du centre-ville historique sera assurée notamment par un plan de ravalement des façades. Un travail de requalification de l’espace public (rues Docteur Louis Babin et Louise Roger) viendra conforter cette action.

 

L’implantation des constructions nouvelles, qu’elles soient d’usage collectif ou individuel, doit s’effectuer dans le souci d’une préservation et d’une valorisation de l’espace urbain au sein duquel elle s’inscrit.

 

La requalification de la RN20 en boulevard urbain permettra de revaloriser ses abords et d’améliorer la perception du territoire communal.

 

2. Conforter l’offre en équipements, en commerces et en services de proximité

 

> Développer et renouveler l’offre d’équipements

La commune de Saint-Germain-lès-Arpajon supporte un bon niveau d’équipements publics, répartis entre le centre-ville où sont présents la majorité des équipements administratifs et de services, et les quartiers qui accueillent des équipements sportifs, de loisirs, ou encore  scolaires. Les groupes scolaires sont bien répartis dans les quartiers mais l’éclatement des effectifs entre les diverses écoles pose le problème de la stabilisation du nombre de classes.

 

La croissance urbaine d’Arpajon impacte sur la commune en terme d’équipements publics, en suscitant une demande plus forte qui dépasse ainsi la demande communale.

 

ENJEUX - Afin de veiller à équilibrer les services aux habitants et prendre en compte l’évolution des besoins, il pourra être nécessaire d’améliorer ou de réaliser de nouveaux équipements publics dans les quartiers moins équipés et dans ceux accueillant les nouveaux programmes de logement. L’objectif communal en matière scolaire est l’équilibrage de la carte scolaire afin de permettre une plus grande mixité de fréquentation entre les différentes écoles.

 

ACTIONS –

Le projet prévoit de redéployer certains équipements ou de compléter l’offre avec : 

-          un projet de nouveau groupe scolaire à l’Ouest de la RN20 et la reconstruction de la cuisine centrale,

-          l’ancienne cuisine sera restructurée afin d’accueillir les associations et notamment les personnes âgées,

-          la construction d’un gymnase devrait permettre de mieux répondre à la forte demande,

-          la création d’un équipement intercommunal pour la petite enfance, au sein de la ZAC des Gournais

-          la création d’un équipement culturel à l’interface entre le centre-ville et la ZAC des Gournais.

 

Le programme des équipements publics des nouveaux quartiers (Folies et Gournais) intègre des terrains d’assiette destinés à la réalisation prévisionnelle d’équipements publics.

 

> Conforter et encourager l’implantation du commerce de proximité

 

Le tissu commercial de la commune n’est pas très important : l’offre commerciale présente dans le centre-ville n’est pas à l’échelle de la commune, mais est complétée par des commerces de quartier ou encore ceux présents sur la RN20. Le faible nombre de commerces est essentiellement du à la proximité d’Arpajon qui centralise l’essentiel de ces derniers.

 

Le projet vise à favoriser l’implantation de commerces de quartier et à maintenir celui en place. L’effort sera porté sur le centre-ville et les centralités de quartiers définies autour de la gare et aux Folies.